‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 4)Chapitre 243 sur 349 · MOIE · texte numérisé non relu

MOIE

moïse.

aucun parement, les moellons ébousinés el bloqués le long des terres. . 4^^ 00

Les mêmes, au-dessous de O'^jSO d'épaisseur 5^ 00

Voûtes en berceau et murs de caves ou de clôtures au-dessus de O'^/iO d'épaisseur, à deux parements, ]es moellons étant smillés proprement avant leur emploi SJ^OO

Idem, au-dessous de 0°',40 d'épaisseur 6^00

Parements de voûtes d'arête ou en arc de cloître 14^00

Murs en élévation, de 0°',40 au moins d'épaisseur, construits entre^deux lignes jusqu'à 3 mètres de bauteur, les moellons étant ébousinés et les parements devant être recouverts d'un crépi ou d'un enduit 6^00

Idem, de 3 à 8 mètres de bauteur 8^05

Idem, sur plan circulaire, élevés au plomb , jusqu'à 3 mètres de hauteur 9^00

Idem, sur plan circulaire, élevés au plomb, de 3 à 8 mètres de hauteur 12'^ 00

Maçonnerie de moellons piqués, exécutée avec soin, pour parements de murs de caves, de clôture ou de terrasses, les moellons étant servis tout piqués au maçon 41^ 00

Maçonnerie de moellons posés à sec pour perrés 4^ 00

Moellonaille, s. f. — Menus moellons. On dit aussi blocailles.

Moellonnière, s. f. — 1° Carrière exclusivement destinée à l'extraction du moellon.

2° La même désignation s'applique à des charrettes que l'on emploie pour le transport du moellon, de la carrière au chantier de construction.

Moie, s. f. — Partie tendre que l'on rencontre dans une pierre dure et qui forme une couche tendre dirigée dans le sens du lit de carrière.

On écrit aussi moye.

Moins-value, s. f. — Terme employé dans la vérification pour désigner la diminution que l'on fait, en réglant un mémoire, sur le prix d'une fourniture ou d'un ouvrage, en raison de certaines circonstances, par exemple, pour travail mal fait ou non achevé.

Moiré, s. m. — Apparence de la moire que l'on donne à certaines surfaces.

Ainsi, le fer-blanc prend cet aspect lorsqu'on dissout, au moyen d'un acide, la couche superficielle qui recouvre la tôle ; la texture cristalline intérieure que possède l'étain est mise en évidence et la surface des feuilles devient moirée; on la vernit pour l'empêcher de se ternir promptement (1).

On obtient le même résultat sur les palastres de serrure, par exemple, au moyen d'un bois d'émeri et d'huile.

M Oise, s. f. — Charpente. Assemblage de pièces de bois, que l'on nomme elles-mêmes des moises, réunies deux à deux par des boulons et qui servent à relier entre elles plusieurs autres pièces et à les maintenir à une distance fixe les unes des autres.

Les moises sont entaillées généralement à mi-bois ; elles peuvent se croiser

Fig. 2315.

ou être de même direction, comme le montre la figure 2315.

(1) Th. Château, Technologie du Bâtiment.

moïse.

moïse.

Cet assemblage trouve une application fréquente dans la construction des fermes, des pilotis, des bâtardeaux, etc.

La figure 2316 représente, à l'écbelle de O^'^Oâ pour mètre, une jambe de force composée de deux moises et reliant

Fig. 2316.

entre eux, dans une ferme, un arbalétrier, un blochet, une solive formant le plancher et un poteau de soutien adossé à la maçonnerie.

Nous donnerons également (fig. 2317) à 0°',ûo pour mètre, un moisement de

Fig. 2317.

pieux et palplanches dans un bâtardeau.

Les deux moises, vues en coupe, ont

0",io d'équarrissage et sont reliées entre elles par des boulons à écrou. Ces pièces enserrent et relient latéralement des pieux à section carrée de O'°,2o de côté, ainsi que des palplanches de O'^.IO d'épaisseur.

On appelle moises de tête ou briseglace des moises qui sont posées obliquement sur la tête des pieux d'une digue.

Serrurerie. M. de Baudot propose, dans le Journal de serrurerie, un emploi de fers plats, sous forme de moises, qui présente un certain intérêt, surtout pour des grilles qui n'ont pas besoin d'offrir une grande résistance ; telles sont les grilles de fenêtres, dont les traverses sont scellées, à leurs extrémités, dans la pierre des tableaux et n'ont jamais une grande portée.

Dans le système proposé, et qui d'ailleurs est fréquemment appliqué en Autriche et en Suisse, les traverses d'une seule pièce sont remplacées par des

Fig. 2318.

bandes de fer plat (fig. 2318), qui forment moises et qui sont maintenues par des rivets. Les montants peuvent être de largeur égale dans toute leur hauteur ou entaillés, comme le montre la figure 2319. Ces dispositions rendent plus facile l'exécution des renflements, permettent d'employer moins de matière et de travailler à part les barreaux, qu'on réunit alors sans la moindre difficulté. Quant à l'espace qui reste entre

MOLASSE.

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