MOULE
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revêtement; on a découvert alors la figure moulée.
Carton de moulage (voy. Carton).
On appelle fonte de moulage celle qui a été fondue sur ou dans des moules.
Moule, s. m. — 1° Forme de bois ou de métal qui sert de modèle ou de patron pour la confection d'un ouvrage.
Les tailleurs de pierre emploient ainsi des calibres au moyen desquels ils tracent sur les pierres les profils des moulures qu'ils ont à y tailler.
Les treillageurs se servent, pour tourner une latte en rond, suivant un diamètre déterminé, d'un morceau de bois cylindrique portant sur le côté une encoche destinée à recevoir l'extrémité de la baguette ou de la latte qu'on veut courber.
2° Masse ou appareil disposé de manière à présenter un vide ou creux, que Ton remplit d'une substance liquéfiée ou plaslique, telle que de la cire, de Targile, du plâtre ou du métal, susceptible de se solidifier et de conserver exactement la forme donnée par le moule.
Divers corps d'état font usage de moules :
Les reproductions d'objets d'art se font aux moules (voy. Moulage) ; les briques et les tuiles sont fabriquées au moyen de châssis de bois que l'on appelle aussi moules (voy. Brique, Tuile).
Les plombiers emploient, pour couler leurs tables de plomb, un appareil auquel ils donnent le nom de madrier (voy. ce mot). Ils nomment encore moule à tuyaux un cylindre creux, A
C est le mandrin ou noyau cylindrique ; un évent ou ventouse, pratiqué dans l'épaisseur du cylindre, laisse échapper l'air remplacé par le plomb. La figure
(fig. 2348), ouvert par les deux bouts et (\w\ porte, près de l'une de ses extrémités , un entonnoir B, par lequel on verse le plomb fondu dans le moule ;
Fig. 2349.
2349 montre en D une partie de tuyau coulé; F est une bride à charnière retenue dans ses tenons avec une clavette.
Moulé, part, passé. — Se dit d'un ouvrage fabriqué au moule (voy. Moulage).
On appelle marches moulées, celles qui sont ornées d'une moulure avec filet au bord de leur giron.
Moulet, s. m. — Calibre de bois que les menuisiers emploient pour régler les épaisseurs.
Mouleur, 5. m. — 1° Ouvrier qui moule des ouvrages de sculpture.
2° Ouvrier qui moule les briques ou les objets en terre argileuse dans une fabrique de produits céramiques.
Moulin, 5. m. — Nom que l'on donne à la fois aux machines qui servent à moudre les céréales, à fouler ou à façonner des métaux et aux bâtiments qui contiennent ces appareils.
L'emploi de machines pour broyer le blé remonte à la plus haute antiquité.
Les livres de Moïse et d'Homère nous apprennent que, de leur temps, on se servait de meules cylindriques que l'on faisait tourner l'une au-dessus de l'autre.
Les Romains pilaient encore leur blé quand les moulins à bras étaient connus depuis longtemps en Grèce et en Asie.
Ce ne fut qu'après la conquête de ces régions qu'ils empruntèrent aux peuples
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vaincus l'usage de moudre. La figure 23o0 représente en A l'extérieur, et en B l'intérieur de l'un des moulins trouvés à Pompéi. Cet appareil se compose :
1° d'une meule gisante, meta, conique et se terminant, à la partie supérieure, par un pivot de fer ; 2° d'une meule volante, catillus, représentée en place et ayant, à peu près, la forme d'un sablier; une pièce de fer posée au point de contact
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Fig. 2350.
des deux cônes et pourvue, au centre, d'une cavité, reçoit le pivot de fer de la meta. Les barres qui doivent faire tourner la meule sont introduites dans des trous carrés ménagés sur un cercle de fer horizontal. Le blé, versé par le haut, tombait dans Tétranglement, glissait entre les parois des deux cônes en contact et était écrasé, puis tombait en farine sur les côtés de la base du cône.
Les moulins à eau semblent avoir pris naissance dans l'Asie 3Iineure : ils furent introduits en Italie du temps de César ; une description de Vitruve, dans son X^ livre, prouve que ces machines étaient connues au temps d'Auguste ; mais ce n'est seulement que vers le IV* siècle de notre ère que l'usage s'en répandit dans les environs de Rome.
La figure 23ol représente le moulin à eau décrit par Vitruve, qui est assez semblable à nos moulins à eau actuels.
Une grande roue à ailerons A fait mouvoir une roue dentée B, que Ton nomme hérisson et qui est posée dans le même sens et sur le même axe que la première ; une autre roue plus petite C également dentée, mais horizontale et vulgairement appelée lanterne, porte, à
l'extrémité supérieure de son essieu, un fer en forme de hache à deux tranchants qui l'affermit dans la meule ; le mouvement de rotation est communiqué à la lanterne parla petite roue verticale
Fig. 2351.
et transmis à la meule, sur laquelle est suspendue la trémie D qui fournit le grain ; celui-ci est broyé par le tournoiement des meules et changé en farine.
L'introduction en France des moulins à eau ne paraît pas remonter au-delà de la fin du vni" siècle.
Ces machines, pendant le moyen âge, dépendaient de châteaux ou d'abbayes isolés et les habitants étaient, dans une certaine étendue de territoire, tenus d'y venir moudre leur blé ; les moulins étaient souvent fortifiés et les roues motrices soigneusement abritées sous la maçonnerie, pour que l'on ne pût les détruire au moyen d'engins de guerre.
Dans les villes, un grand nombre de
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