OUTREMER
pour empocher l'eau de glisser le long des bords.
On fait souvent aussi un ourlet pour engager l'un dans l'autre les rebords de deux tables de plomb.
Oiistalets (Pierre des]. — Calcaire compact, un peu noduleux, qui provient de la carrière des Oitstalets, près de Lavaur, département du Tarn.
C'est une pierre assez dure, de couleur rouge-brique clair. Elle présente une hauteur d'assise indéfinie et pèse 2,0^0 kilogr. le mètre cube; elle s'écrase sous une charge de 630 kilogr. par centimètre carré.
Outil, s. m. — Tout instrument de fer, de bois ou de toute autre matière, qui sert à l'exécution des ouvrages.
On appelle outils à fût des outils composés d'un fer tranchant et d'une monture en bois avant la forme d'un lonpj billot. Tels sont les outils de menuisier et de charpentier qui servent à corroyer le bois ou à traîner des moulures.
Chaque corps d'état a ses outils spéciaux (voy. Charpentier, Menuisier, Serrurier, etc.).
Outillage, s. m. — Ensemble des outils et engins nécessaires pour l'exécution d'un ouvrage important, tel que la maçonnerie, la charpente, la couverture d'un bâtiment, etc.
Outremer, s. m. — Couleur bleue que l'on extrait de la pierre appelée lapis-lazuli ou lazulite bleu d'azur, que l'on trouve, en assez grande quantité, en Perse et en Chine.
On chauffe les pierres de lapis-lazuli, puis on les projette dans du vinaigre fort ; ensuite on les réduit, par le broyage , en une poudre qu'on laisse plusieurs jours soumise à l'action du vinaigre, qui dissout la chaux. On mélange cette poudre avec un mastic de résine et d'huile de lin qui enlève les matières étrangères et enfin, au moven
de lavages et de pétrissages, on retire la couleur bleue dite outremer. La seconde eau est celle qui donne le meilleur bleu; la quatrième fournit la cendre d'outremer.
On fabrique aussi de Youtremer artificiel, et cette fabrication offre d'autant plus d'intérêt que la couleur naturelle extraite de la pierre précieuse appelée lazulite, revenait à un prix qui en rendait l'usage impossible dans beaucoup de circonstances.
Les matières employées pour cette fabi'ication sont le soufre, le charbon de bois, le sulfate de soude anhydre, le sel de soude du commerce à 80 degrés alcalimétriques et le kaolin de Cornouailles ou l'argile blanche d'Allemagne. Un certain nombre d'opérations sont nécessaires : 1° la calcination du kaolin, qui a pour but d'éliminer l'eau chimiquement combinée avec le kaolin, cette eau devant nuire aux réactions à produire ; 2° la pulvérisation des matières, qui se fait au moyen de meules verticales généralement en fonte ; 3° le mélange des matières par trituration dans une auge en bois et dans les proportions suivantes :
Kaolin oO kil.
Sulfate de soude 19 —
Soufre 25 —
Charbon de bois 12 —
Sel de soude 28 —
4° rempotage des matières dans des creusets en terre réfractaire; 5" l'enfournement des creusets dans un four, qui a quelque analogie avec un four à réverbère: 6° la cuisson, le four et les creusets étant chauffés jusqu'au rouge très clair, presque blanc; 7° le défournement et dépotage, qui commence environ trente-huit heures après qu'on a cessé de chauffer ; 8° le lavage du vert (on nomme ainsi le produit qui reste dans les creusets après la cuisson et qui forme une matière verte dans la composition de laquelle on trouve des sulfate, sulfite, hyposulfite, chlorure, monosulfure et polysulfate de sodium), qui se fait