PAMPRE
PAN
Celte pierre porte de 0'°,60 ù 1 mètre de hauteur d'assise; elle pèse de l,7o0 à 1,775 kilogr. le mètre cube et s'écrase sous une charge de 130 à 130 kilogr. par centimètre carré.
Palplanche, s. f. — On donne ce nom à des madriers atïûlés en biseau par une de leurs extrémités et quelquefois même ferrés, qu'on enfonce dans le sol, comme des pieux, pour former, soit des bâtardeaux (voy. ce mot), soit des cloisons destinées à prévenir les atïouillemenls dus à Taction de l'eau, ou à contenir des terrains peu consistants.
Autrefois, on disposait les joints verticaux des palplanches de manière que ces madriers se joignissent à grain d'orge ou à rainure et languette, ainsi que le montre la figure 2464. Aujourd'hui, on se contente de dresser bien exactement les quatre faces des palplanches ; si le sol dans lequel on les enfonce est très dur, on les uarnil d'un
FiK- 2464.
sabot en fer. Des pieux entremêlés, de distance en distance, dans ces sortes de cloisons, servent à les fortifier et à fixer les moises horizontales entre lesquelles les palplanches sont battues ; celle disposition oblige à dresser ces madriers juste à la largeur nécessaire pour le remplissage entre les pieux qui sont battus les premiers.
Pampre, s. ni. — Oinement ayant la forme d'un feston de feuilles de vigne et de grappes de raisin. On s'en sert particulièrement pour la décoi'alion des colonnes torses.
Pan, s. ni. - - 1° Face d'un ouvra ae de maçonnerie.
On dit : pilier à six ou huit pans.
On appelle pan coupé la surface du mur qui remplace l'angle abattu de deux murs qui devaient se rencontrer. On ménage souvent des pans coupés à l'encoignure d'une route pour faciliter le tournant des voitures.
2° Un côté quelconque de la couverture d'un comble. Les plus longs côtés se nomment longs pans.
3° Pan de bois : assemblage de pièces de charpente dont on fait des murs extérieurs ou intérieurs pour les habitations.
Les pans de bois sont souvent préférables aux murs en maçonnerie, parce qu'ils sont moins dispendieux, plus légers, et qu'ils prennent moins de terrain ; mais ils ont l'inconvénient très grave d'offrir un aliment aux incendies ; c'est pour cette raison, qu'aujourd'hui, en Fi-ance, il est interdit de construire en pan de bois sur la voie publique.
Cet usage fut très fréquent, particulièrement dans les villes du Nord, jusqu'au siècle dernier. Les pièces de charpente qui composaient ces murailles de bois restaient apparentes, et leurs intervalles étaient occupés par des remplissages ; de nos jours, on utilise ordinairement les pans de bois pour les murs formant les façades sur les cours ; mais on les recouvre d'enduits.
On dislingue les pans de bois proprement dits, dans lesquels les bois utilisés sont équarris, et les colombages où les bois employés sont ronds et qui s'établissent du reste de la même façon.
Un pan de bois est essentiellement composé de pièces de bois verticales posées en claire-voie et reliées entre elles par des pièces horizontales et par des pièces inclinées. Les vides que ces bois laissent entre eux sont remplis de maçonnerie de petits moellons, de briques ou de plâtre, hourdés avec soin, pour donnei' à l'ouvrage la solidité irnn mur foi'nié de poteaux jointifs. Quehjue-
PAN
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fois on fait les remplissages avec de la terre glaise ou d'autres matières, suivant l'usage du pays où l'on construit.
Quand un pan de bois doit reposer sur le sol du rez-de-chaussée, on le préserve de l'action de riiumidité en l'établissant sur un petit mur appelé parpaing, en pierres de taille, en moellons ou en briques. Sur ce soubassement repose une pièce horizontale A (fig. 246o), la sablière basse, dans laquelle sont assemblés à tenons et mortaises les
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Fig. 2465.
poteaux B, C, D qui s'assemblent également dans une autre pièce horizontale £, dite sablière haute. Le pan de bois, ainsi formé, peut être seul ou servir de base à d'autres pans de bois, dont chacun forme un étage. On consolide ces assemblages de charpente au moyen de pièces obliques F, appelées décharges, ccharpes ou guettes, sur lesquelles on
assemble de petits poteaux H nommés tournisses. Ce mode de construction permet l'utilisation de pièces plus courtes pour les bois de remplissage. Souvent on ajoute aux décharges d'autres pièces qui forment avec les premières des croix (le Saint-André et qui s'assemblent avec elles à mi-bois au point de croisement.
Les po^eaîio; prennent différents noms, suivant la place qu'ils occupent :
Les poteaux corniers B sont placés au\ dilTérents angles ou montent de fond dans l'élévation de plusieurs étages, aux points où les pans de refend ou de distribution rencontrent ceux de la façade; ces pièces sont les plus fortes du pan de bois; si ce dernier est élevé de trois à quatre étages, on lui donne ordinairement une épaisseur de 0°',20 à O^'.So, les poteaux corniers ayant de 0°',25 à 0°',27 d'équarrissage.
Les poteaux d'huisserie sont ceux qui forment les jambages des baies, portes ou fenêtres ; on leur donne de 0°',19 à O'^.Sâ de grosseur. Les poteaux formant les pieds-droits d'une grande ouverture reçoivent le même équarrissage que les poteaux corniers.
On donne de 0'°,216 à 0-^,20 aux sablières, de O^'.ieiî à 0°',19 aux pièces de remplissage. Parmi ces dernières, on appelle potelets les poteaux très courts, tels que ceux qui s'assemblent dans les linteaux ou pièces horizontales limitant les ouvertures à leur partie supérieure.
Le poitrail ou linteau qui surmonte une devanture de boutique, s'il supporte un pan de bois, doit avoir, comme dimension verticale, le 1 12 environ de la largeur de l'ouverture qu'il couronne.
Les pans de bois intérieurs, ou cloisons, ne diffèrent des pans de bois en façade que par leur épaisseur, qui est moindre ; les poteaux d'huisserie ont 0°',lo ; ceux de remplissage de 0°',10 à 0°*,12. Dans les deux cas, les matières qui composent le hourdis sont maintenues par des lattes clouées sur les bois et le tout est recouvert d'un enduit.
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Lorsquiin pan de bois porte un plancher, les solives sont établies sur la sablière haute et la sablière basse du pan supérieur est placée immédiatement audessus, comme on le voit sur la figure 2466 ; mais cette disposition ne peut être appliquée que pour les pans de bois
Fig. 2466.
extérieurs, où les baies ne descendent pas jusquauniveau du plancher; dans les pans de refend, on serait obligé découper la sablière basse au droit des portes ; on assemble alors le pied des poteaux dans la sablière haute du pan inférieur. Si les cloisons intérieures portent plancher, on donne aux poteaux d'aplomb une épaisseur égale au i/12 de leur hauteur. Les décharges et les sablières ont une épaisseur plus forte de 0",027 environ. Aux simples cloisons de séparation, qui n'ont pas besoin de monter de fond, on donne des dimensions qui sont moitié des précédentes. Souvent même on les laisse creuses et Ton pose seulement un enduit sur des laites clouées l'une à côté
de l'autre sur les poteaux. Ces poteaux, quand ils ont une certaine hauteur, sont garantis contre la flexion par des Uernes horizontales.
Émy, dans son Traité de l'art de la charpente, indique les grosseurs que, dans la pratique, on donne, au rez-dechaussée, aux pièces employées dans la composition des paiis de bois de 3°',2o à 3", 90 sous plancher, pour les bâtisses de trois étages :