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PERSANE

représente la partie inférieure trun talus sujette à être baignée par l'eau, protégée par un revêtement ainsi formé et reposant sur un lit de pierrailles.

Perron, s. m. — Emmarchement Je plusieurs degrés donnant accès à un palier couvert ou découvert, placé à Textérieur, devant l'entrée d'un étage un peu élevé au-dessus du sol.

Fig. 2371.

Les marches d'un perron peuvent être

droites f\g. 2571), k pans (fig. 2572), ou cintrées (fig. 2573).

Fig. 2573.

Le perron est dit simple, lorsqu'il n'a qu'une rampe; il est double, s'il en a deux ;fig. 2574).

Tantôt les marches et le palier sont posés sur un massif ou terre-plein, tantôt sur deux murs d'échiiïre ou sur une voûte rampante.

Le perron est souvent abrité soit par

une marquise en fer supportée par des colonnettes ou des consoles, soit par un petit porche en charpente ou en maçonnerie. '

Au moyen âge, les perrons avaient une grande importance : les palais, les hôtels privés, les maisons communes en étaient pourvus; on les ornait de riches balustrades et on les recouvrait quelquefois d'une voûte supportant une terrasse.

Législation. En vertu de l'ordonnance du 23 janvier 1824, portant règlement sur les saillies , il est défendu de construire des perrons en saillie sur la voie publique.

Persane {Architecture). — Architecture moderne de la Perse, caractérisée par l'emploi de l'arc ogive et de l'arc angulaire, puis par un dôme de forme particulière que Cosle dit avoir été empruntée à la tente des Ihates, tribu turcomane.

PERSÉPOLITAINE.

PERSIENNE

Outre ces traits principaux, il faut signaler aussi dans V architecture persane la décoration aux brillantes couleurs, composée d'ornements peints dans une sorte de stuc ou de carreaux émaillés.

Sous ce rapport, il est difficile d'imaginer un monument plus riche que le palais de Tchar-Bach, les mosquées de Djumab, de Mesdjid-i-Schah, etc., à Ispalian.

Persépolitaine {Architecture). — Des monuments de Tarchitecture des anciens Perses il ne reste que très peu de vestiges, parmi lesquels les plus remarquables sont ceux qui couvrent l'emplacement de la ville dePersépolis, dans la plaine de Merdab, à 50 ou 60 kilomètres de Schiras.

Ces ruines, auxquelles les habitants donnent le nom de Tschil-Minar ou les quarante colonnes, sont les restes d'un ancien édifice, composé de terrasses étagées les unes au-dessus des autres et communiquant entre elles par de larges escaliers. Les colonnes ont 15 mètres de hauteur, sont cannelées et si grosses que trois hommes peuvent à peine les embrasser.

Toutes ces constructions sont en marbre tiré de montagnes voisines et les blocs énormes qu'on y a employés sont réunis, sans chaux ni mortier, d'une manière tellement précise qu'on a peine à en découvrir les joints.

On ne reconnaît, dans les débris de ces édifices, aucun ordre d'architecture connu. Les chapiteaux ont un caractère particulier, mais qui n'a rien d'égyptien, quoi qu'en pensent certains auteurs, qui regardent l'Egypte comme le berceau de l'ancien art persan. Les cannelures des colonnes ne se touchent pas , comme dans Tordre dorique, où elles forment des arêtes vives; elles sont, au contraire, séparées les unes des autres par des côtes ou listels verticaux. Comme la colonne ionique, la colonne persépolitaine possède un congé à sa partie inférieure. La base, séparée du fût par un

tore, a parfois la forme d'une cloche, d'un lotus ou d'un calice renversé, orné de feuilles tombantes et reposant sur une plinthe circulaire comme certaines colonnes égyptiennes. Les chapiteaux présentent aussi un caractère complètement original (voy. Chapiteau). Un immense espace est ainsi couvert de colonnes, de portails, de fragments de murs revêtus de bas-reliefs.

Le principe de l'architecture persépolitaine semble avoir été conçu dans un esprit d'indépendance complète. La légèreté et l'élégance qui caractérisent les monuments médo-perses sont dues aux mœurs, à la situation géographique, au climat et aux matériaux de la Perse et de la Médie. Il faut toutefois ne pas oublier de signaler l'introduction de certaines dispositions architecturales de l'Assyrie, influence due aux relations commerciales que facilitaient les itinéraires suivis par les caravanes entre les villes principales de ces diverses contrées.

Persienne, s. f. — Contrevent extérieur, disposé de manière à laisser pénétrer un peu d'air et de lumière dans l'intérieur.

Les Persiennes sont presque toujours composées de deux vantaux qui s'ouvrent en dehors en tournant sur des gonds scellés dans la pierre de taille de la baie et venant s'emboîter, quand on les ferme, soit dans une feuillure creusée au pourtour de l'arête extérieure de cette baie, soit contre un arrêt en fer.

Chacune des deux parties mobiles est un châssis entre les montants duquel sont assemblées parallèlement entre elles des lames ou feuilles de bois minces éloignées les unes des autres de l'épaisseur du châssis et disposées diagonalement en abat-jour, ou sous un angle de 45°.

La figure 2575 représente, en élévation, en coupe et en plan, une persienne à deux vantaux, à l'échelle de 0°',025 pour mètre.

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Les deux montants et les deux ira-

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Fig. 2o7o.

verses qui forment les châssis des p^rsiennes s'assemblent à tenons et mortaises et leur largeur varie de O'^.OB à O^'.il sur 0'^,034 d'épaisseur. Quand la persiemie est un peu élevée, comme dans l'exemple que nous donnons, on fortifie ces quatre pièces par une troisième traverse qui s'assemble au milieu de la hauteur des montants.

Les lames qui remplissent le vide des châssis sont des bois de 9 cà il millimètres d'épaisseur et dont les deux tranches sont de niveau avec les surfaces intérieure et extérieure des vantaux. Ces pièces peuvent s'assembler avec les montants de diverses manières :

1° On les fait entrer dans des entailles obliques creusées sur l'épaisseur du bâti et on les fixe avec une cheville

placée horizontalement ou au moyen dune petite pointe mise au bas de chaque côté ;

2° On les fait entrer en entailles, comme les premières, en ménageant un goujon saillant qui s'introduit dans un trou pratiqué au milieu de l'entaille ;

3° On peut enfin supprimer les entailles et les goujons et faire à chaque lame un tenon oblique de 0°',01 1 à 0'°,013 de largeur ; cette dernière manière est la meilleure, parce qu'elle permet de ne pas placer de traverse large dans la hauteur du châssis : il suffit de laisser aux tenons de deux ou trois lames réparties à distances égales une longueur suffisante pour être chevillés.

La tranche inférieure de la traverse du haut est taillée obliquement, de façon qu'elle soit parallèle à la lame la plus élevée. On en fait autant, si l'on veut, pour la tranche supérieure de la traverse du bas et pour les deux tranches de la traverse intermédiaire ; celte traverse peut, en raison de l'élévation de la baie, avoir l'épaisseur de plusieurs lames.

Il y a même des volets dont une partie seulement est munie de lames de persienne (fig. 2576). Quelquefois, cette

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Fig. 2576.

portion est mobile autour d'un axe horizontal (fig. 2577), de manière à permettre de voir au dehors sans ouvrir les vantaux et sans donner passage aux rayons du soleil.

Parfois aussi, et ce système permet de voir ce qui se passe à la hauteur de l'œil sans ouvrir les persiennes, les lames sont disposées de telle sorte

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qu'elles peuvent tourner autour des tou-

^?.;i,':.,;::,;Mi:l!ili;iindliilte Fig. 2577.

rillons qui les maintiennent dans les bâtis ; elles sont réunies par une tringle de fer, au moyen de laquelle on les Qxe dans la position voulue.

On peut encore pour rendre ces lames mobiles, les monter sur une crémaillère en bois, à l'aide de tourillons placés en liaut et en bas de la partie mobile ; on les fait alors mouvoir de manière à les fermer entièrement, puisqu'elles sont disposées à recouvrement les unes sur les autres et à les ouvrir tout h fait, c'està-dire horizontalement ou obliquement de l'intérieur à l'extérieur, en les tournant en sens inverse. Nous avons donné un exemple d'un système analogue à l'article abat-vent.

Les Persiennes s'ouvrant en dehors et se logeant dans des feuillures pratiquées à l'extérieur de la baie présentent, lorsqu'elles sont ouvertes, l'inconvénient de cacher les chambranles des fenêtres et d'exposer les menuiseries aux intempéries de l'atmosphère. On a voulu y remédier en brisant les persiennes comme on brise les volets intérieurs et en les logeant dans les tableaux des baies, que l'on fait plus profonds; mais alors la fenêtre donne moins de jour dans l'intérieur des pièces, à cause de la suppression des embrasures, et la vue est gênée par la trop grande saillie des tableaux.

Des volets intérieurs brisés, des jalousies ou des stores semblent devoir être adoptés de préférence aux systèmes précédents.

Les lames de persiennes en bois servent à la fermeture des baies dans les locaux que Ton veut à la fois aérer et abriter de la pluie et du vent, par exemple, dans les séchoirs. Les unes sont fixées par des clous ou des tenons, les autres sont mobiles {\o\. Abat-vent).

On entaille quelquefois les volets pleins, de façon à simuler des persiennes ; les parties qui représentent les lames se

Fig. 2378.

nomment fausses-lames. Le profil de ces entailles est indiqué par l'outil qui sert à les pratiquer et que représente la figure 2578.

Pour araser les lames ordinaires, on emploie un châssis (fig. 2579), dans

Fig. iio79.

lequel on en place une certaine quantité, que l'on maintient au moyen d'une vis de pression.

Depuis quelques années, on fabrique des persiennes en fer, brisées, à plusieurs vantaux, de manière à pouvoir être logées dans les tableaux de la croisée. On les fait à lames fixes ou mobiles. Nous donnons ici , comme exemple de persiennes à lames mobiles, un des modèles de la maison Leturc et Baudet, à Paris, qui fabriquent ces ouvrages, d'après le système Robardet.

Les vantaux peuvent être h plusieurs feuilles se repliant les unes sur les autres.

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Les lames mobiles sont. mises en mouvement par une crémaillère, dont la figure 2580 représente le mouvement, ainsi que deux positions dilYérentes des

Fig. 2580.

lames mobiles. Les feuilles repliées s'appuient contre le tableau: quelquefois, on refouille ce dernier pour y loger les vantaux, sans que la largeur de la baie

Enfm, on en fait aussi à encadrement, on fer évidé et à noix avec lames en bois.

La fermeture despersiennes ordinaires en bois se fait au moyen d'un loqueteau qui les rattache à la partie supérieure de la baie, et d'un crochet qui les fixe par le bas à la traverse d'appui de la croisée; les deux vantaux se joignent à recouvrement ; une poignée sert à tirer les vantaux et des arrêts les maintiennent ouverts, appliqués contre le mur.

Divers systèmes ont été inventés qui permettent de fermer les persiennes sans ouvrir la croisée. Nous signalerons particulièrement l'appareil Cairol.

Si les persiennes sont à deux vantaux, la fermeture se compose, pour chaque vantail, d'une boîte en fer B (fig. 2582) renfermant une vis sans fin qui engrène avec un secteur denté E, portant un gond

Fig. 2581

en soit diminuée. Les fermetures sont ferrées tantôt sur le dormant des croisées (fig. 2581), tantôt sur une cornière affleurant l'extérieur du mur.

On fabrique encore un système de persiennes avec bâtis en bois et en fer. à lames fixes en fer.

Fig. 2582.

fixé, d'une part, au vantail, scellé, d'autre part , dans l'ébrasement et sur lequel pivote une paumelle spéciale. Le mouvement est donné à la vis sans fin au moyen de deux pignons à 45°. calés, l'un 1 sur l'arbre de la vis et l'autre sur une

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