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GROTTE

0°,28 à 0°',4o de hauteur. Le plâtre que ce banc fournit est de très bonne qualité.

Gros fers, s. m. pi — Fers qui n'ont été travaillés qu'à la forge ; ils se pèsent et se payent au kilogramme.

Ce sont les fers à plâtre et à charpente, en général tous ceux qui servent à la consolidation du gros œuvre dans un bâtiment.

On comprend, parmi les gros fers :

les linteaux, tirants, ancres, chevêtres, bandes de trémie, chaînes, harpons, queues de carpe, plates-bandes, manteaux, ceintures, étriers , chapeaux, semelles, cales, coins (voy. ces mots).

Gros glandeux, s. m. — Dans les carrières à plâtre, banc de gypse qui donne, avec la brioche et le banc rouge, la meilleure qualité de plâtre.

Gros gris, s. m. — Nom de l'un des bancs de gypse dans les carrières de pierre à plâtre. Le gros gris, qui est placé au-dessous des bancs appelés souchet, bousineux, toisé, petit dur, et gros dur (voy. ces mots), a de 0°^,28 à 0'",43 de hauteur et ne fournit qu'un plâtre de qualité très médiocre.

Gros marteau, 5. m. — Voy. Marteau.

Gros mortier, s. m.

tier.

Vov. Mor-

Gros œuvre, s. m. — Vov. Œuvre.

Gros pavé, s. m. — Échantillon de pavés (voy. ce mot).

Gros pêne, s. m. — Pêne dormant dune serrure de sûreté.

Grosse, s. f. — Terme que les serruriers et que les quincailliers emploient pour désigner douze douzaines d'objets : on dit une grosse de clous, de vis, de pitons, etc.

Grosse éeale. s. f. — Pavé dont les dimensions ne sont pas celles du commerce et qu'on appelle encore pavé bâtard.

Grotesques, s. m. pi. — Ornements de composition capricieuse qui étaient en usage chez les Romains, dans la peinture décorative, et que, plus tard, on a désignés sous le nom d'arabesques (voy. ce mot).

Les sculpteurs du moyen âge ont appliqué à profusion le genre grotesque à la décoration.

Les artistes de la Renaissance ont exagéré remploi de ces ornements en s'attachant à faire ressortir, dans les scènes comiques et imaginaires qu'ils représentaient, les côtés défectueux de la nature humaine.

Grotte, S', f. — 1° Caverne naturelle ou creusée de main d'homme.

Il est vraisemblable que les grottes naturelles , puis les grottes artificielles ont été les premières habitations des hommes; en effet, l'art de construire des murs avec des pierres exige des connaissances assez nombreuses ; il faut savoir briser les rochers, tailler les pierres et savoir les relier d'une manière solide, tandis qu'en creusant le roc on n'a qu'à enlever le superflu, et les murs, les plafonds, les pihers et les colonnes se trouvent faits sans qu'on les construise.

Il y a tout lieu de croire que les premières grottes furent de petites dimensions : lorsque l'on fut plus exercé à ce travail et que l'on put employer un plus grand nombre d'hommes, on les fit plus spacieuses et l'on s'appliqua à les orner davantage et à donner aux piliers et aux colonnes une forme plus agréable. Les excavations de l'Inde, dont l'origine se perd dans la nuit des temps, sont un témoignage de la civilisation avancée des peuples qui les ont exécutées.

Les montagnes de l'Egypte sont creusées d'une multitude de grottes que cer-

GRUE

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tains auteurs attribuent, non sans quoique raison, à la quantité de matériaux qu'il a fallu extraire pour les prodigieuses constructions que les Égyptiens élevèrent en riionneur de leurs dieux et de leurs princes. Les grottes les plus célèbres sont celles de la Tliébaïde, en

Egypte, d'Éléplianta dans l'Inde (voy.

Hypogée).

2° Dans les temps modernes, on a surtout employé ce terme pour désigner, en arcliitecture, un bâtiment décoré extérieurement d'arcbitecture rustique, et orné intérieurement de statues,

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Fig. 1911.

coquillages et jets d'eau. Telle est la grotte de Meudon (fig. 1911), exécutée d'après les dessins de Philibert de l'Orme.

3° Les Italiens donnent le nom de grottes à tous les lieux souterrains, cryptes, caveaux funéraires, etc.

C'est de là qu'est venu le nom de grotesques (voy. ce mot) donné aux ornements dont les grottes étaient enrichies.

Groupe, 5. m. — On désigne ainsi, en peinture et en sculpture, l'assemblage de deux ou plusieurs figures composant un sujet.

De même, en architecture, on emploie ce terme pour désigner plusieurs colonnes accouplées, disposées par trois, par quatre, etc.

(iruau, .V. m. — Vcldagriie (voy.. ce mot).

Grue, s. f. — Appareil de levage qui sert à soulever et à déplacer des fardeaux.

C'est à l'aide des grues, par exemple, que l'on décharge les bateaux de pierre et que l'on pose les blocs sur les véhicules qui servent à les transporter à pied d'œuvre ; on se sert également de ces appareils, dans les gares de chemins de fer, pour charger et décharger les wagons.

En général, les grues, dont les dispositions particulières sont très variées, se composent d'une potence horizontale ou inclinée, que Ton nomme flèche, adaptée à une pièce de fonte, de fer ou de bois, verticale et pouvant tourner sur un pivot ou mobile sur des roues.

Au sommet de la llèche, est lixée une poulie de renvoi, sur laquelle passe la chaîne ou la corde qui sert à suspendre les fardeaux, et qui s'enroule sur un treuil placé à la partie inféi'ieure. Ce treuil est mis en mouvement par des manivelles ou des barres.

On distingue : les grues à pivot, les grues roulantes, les grues ou treuils à chariot, les grues à vapeur.

Les grues pivotantes se divisent en

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grues à révolution partielle et grues à révolution complète.

Dans les grues à révolution partielle, on classe les grues adossées, comprenant un pivot en fer, en fonte ou en bois, retenu haut et bas par des colliers et une crapaudine ; une flèche en bois, en fonte ou en fer, lîxée au pivot par des tirants ou des étais, avec un treuil plus ou moins compliqué.

Dans les grues à révolution complète, se groupent :

1° Les appareils de levage dont le pivot est maintenu à ses deux extrémités inférieure et supérieure par des attaches à la construction dont dépendent

Fig. 1912.

ces appareils ; nous donnons (fig. 1912) un exemple de ces grues qui sont fréquemment employées dans les halles à marchandises et dans les ateliers de chemins de fer (1) ;

2° Les appareils de levage qui prennent leur résistance au-dessous du sol, c'est-à-dire dont le pivot est enfoncé dans le sol jusqu'au milieu de sa hauteur. On distingue, parmi les grues de cette classe, celles qui ont un pivot fixe enveloppé à sa partie supérieure d'un manchon mobile, en fonte, faisant corps avec l'appareil et portant sur le sommet du pivot au moyen d'un tourillon, et celles

(1) Goscliler, Traité des chemins de fer.

qui sont à pivot tournant (fig. 1913) en fonte, fer ou bois, logé dans un puits enveloppé de maçonnerie ; la flèche est

Fig. 1913.

en tôle ou en bois ; les tirants sont en fer ; toutes les parties de Tappareil sont soUdaires entre elles.

Les grues roulantes ordinaires sont formées d'un bâti qui porte la flèche, le treuil et les accessoires (fig. 1914) ; ce bâti est posé sur des roues qui se meuvent, en général, sur des rails disposés à cet effet.

On a imaginé aussi des grues roulantes et pivotantes qui sont très avantageuses, dans une construction, pour le bardage des petits matériaux. Nous présentons sur la figure 191o, empruntée aux Annales industrielles (année 1870-71), un appareil de ce genre dû à M. Rernier, constructeur.

Les grues ou treuils-chariots sont composés d'un chariot qui se meut sur une poutre horizontale et qui est formé de quatre galets réunis entre eux par un étrier double (fig. 1916) ; à cette dernière pièce est suspendue la grue proprement dite, au sommet de laquelle

GRUE

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est un levier horizontal avec contre-

Fig. 1914.

poids ; une roulette, placée à la partie

Fig. 191;';.

inférieure de la flèche, facilite la circulation de l'appareil.

Dans les grues à vapeur, la levée du fardeau, Torientation, le mouvement de rotation ou la translation sur rails s'ef-

fectue par la vapeur. Ces appareils peu-

Fig. 1916.

vent être, comme les précédents, désignés sous les noms de grues roulantes et treuils-chariots.

Dans les premières, la vapeur fait mouvoir la tige d'un piston contenu dans un

Fig. 1917.

cylindre en tôle; cette tige s'articule avec un arbre coudé qui, par linlermédiaire

GRUE

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d'un engrenage, donne le mouvement à la chaîne à laquelle le fardeau est suspendu. La figure 1917 représente une grue locomobile du système Neustadt, ingénieur à Paris. Le chariot est en fonte, avec compartiments pour recevoir du lest ; le générateur est cylindrique et vertical, à foyer intérieur. Une machine de ce genre est installée sur le port Saint-Mcolas, à Paris, et exécute tous ses mouvements avec une facilité, une régularité et une rapidité très grandes. Nous donnerons également un appareil qui tient à la fois de la chèvre, de la grue roulante et du treuil-chariot. Cette machine, vue sur ses deux faces (fig.

1918), a été inventée par 31. Cousté, entrepreneur à Paris. C'est une sorte de chèvre qui porte, à sa partie supérieure, un chemin sur lequel peut se déplacer un chariot que Ton fait reculer ou avancer en agissant sur les chaînes ; une machine à vapeur donne le mouvement au treuil de translation du chariot, à celui de levage et à la transmission qui per-

met d'obtenir le déplacement de l'appa-

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Fig. 1918.

reil sur deux rails disposés parallèlement à la façade que l'on construit.

Les treuils-chariots, dont nous donnons un exemple (fig. 1919), sont formés d'une charpente composée de quatre poteaux verticaux portant deux longues poutres horizontales parallèles, qui sont munies de rails sur lesquels circule un chariot avec treuil ; celui-ci est pourvu d'une chaîne qui permet d'accrocher les

Fig. 1919.

fardeaux amenés à Tune des extrémités des poutres et de les élever; puis, le treuil est mis en mouvement et la charge est déposée sur une voiture destinée à l'emporter. Ces engins sont employés dans les gares à marchandises pour décharger les wagons ; la voie passe sous la grue, comme le montre la figure 1919, On se sert encore d appareils semblables pour l'enlèvement des pierres

amenées par les bateaux. On en voit un sur le quai de la Seine, près du pont de Solférino, à Paris ; les voitures qui doivent transporter les blocs viennent se placer entre les quatre poteaux ; le mouvement est produit par la vapeur.

On emploie encore les treuils-chariots ou grues roulantes pour la pose des conduites d'eau en fonte. Ce sont des charpentes composées (fig. 1920) de

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