HAIE
Hachette, s. /. — 1° Marteau de
Fig. iO'io.
maçon dont le fer est carré d'un bout et tranchant de lautre (fig. 1945).
La hachette sert à faire des entailles dans les murs, à éboiisiner les pierres, à enlever les vieux enduits, etc.
2° Hachette du paveur (voy. Couperet).
Hachures, s. f. pi. — 1° Lignes parallèles et très rapprochées que Ton trace sur un champ quelconque pour le distinguer des parties adjacentes. C'est ainsi que dans les coupes représentées sur les dessins d'architecture on place des hachures, lorsqu'on n'y met pas les teintes conventionnelles. Ces hachures sont dirigées obliquement et, en général, forment un angle de 45° avec la verticale.
Dans le blason (voy. ce mot), les hachures sont encore employées pour remplacer les couleurs; elles représentent des couleurs différentes, suivant le sens qu'elles affectent: Horizontales, elles indiquent le bleu ; verticales, le rouge ; diagonales ou obliques de gauche à droite, le pourpre violet ; obliques de droite à gauche, le sinople (vert) ; horizontales et verticales croisées, le noir; diagonales croisées, la sanguine ; diagonales croisées de verticales, la couleur orange; (le jaune est indiqué par un pointillé).
2° Terme de dorure qui désigne des lignes de formes quelconques faites avec durnordant et un petit pinceau sur la partie d'un ornement à laquelle on veut donner des clairs au moven de l'or.
Ha ha, 5. m. — Synonyme de Ahah
(voy. ce mot).
Haie, s. f. — Clôture faite d'épines, de ronces ou d'autres arbrisseaux, ou seulement de branchages entrelacés.
On distingue les haies vives et les haies mortes ou sèches.
Les premières sont composées d'arbustes en pleine végétation, et les secondes de bois coupés, de branches d'arbres, ou d'épines sèches, c'est-à-dire de bois morts.
Législatiox. Les haies sèches peuvent être plantées sur la limite même d'un héritage et sont considérées comme simples murs de clôture.
La plantation des haies vives, est, au contraire, soumise à certains usages et règlements que nous allons résumer.
Il n'est permis de planter des arbres de haute tige qu'à la distance prescrite par les règlements particuhers actuellement existants ou par les usages constants et reconnus, et, à défaut de règlements et usages, qu'à la distance de 2 mètres de la ligne séparative de deux héritages pour les arbres à haute tige, et à la distance d'un demi-mètre pour les autres arbres et haies vives (1).
Le voisin peut exiger que les arbres et haies plantés à une moindre distance soient arrachés.
Celui sur la propriété duquel avancent les branches des arbres du voisin peut contraindre celui-ci à couper ces branches. Si ce sont les racines qui avancent sur son héritage, il a le droit de les y couper lui-même (2).
On voit, d'après ces articles, que le propriétaire d'une haie vive ne peut y laisser croître des arbres à haute tige que si la haie se trouve éloignée de 2 mètres au moins de rhéritage limitrophe.
Une haie est mitoyenne : 1° s'il est constant qu'elle a été plantée par les deux propriétaires limitrophes, ceux-ci ayant fourni, dans ce but, chacun la moitié du terrain; 2° lorsque, cette haie ayant été plantée par un seul et sur son propre terrain, l'autre en a acquis la mitoyenneté (3). L'acquisition et la cession de mitoyenneté ne peuvent être faites par contrainte.
(1) Code civil, art. 671.
(2) Code civil, art. 672.
(3) Code Perrin, art. 2345.
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De plus, toute haie qui sépare des héritages est réputée mitoyenne, à moins qu'il n'y ait qu'un seul des héritages en état de clôture, ou s'il n^ a titre ou possession suffisante du contraire (1).
Les arbres qui se trouvent dans la haie mitoyenne sont mitoyens comme la haie, et chacun des deux propriétaires a droit de requérir qu'ils soient abattus (2).
L'entretien et la jouissance de la haie milovenne ont lieu en commun; l'un des copropriétaires ne peut toucher à la clôture sans le consentement de l'autre.
Halage, s. m. — Chemin de halage (voy. Chemin).
Halemeiit, s. m. — Voy. Haler.
Haler, r. a. — Attacher un fardeau et l'enlever avec un câble ; le nœud d'attache se nomme halement.
Halle, s. f. — Mot d'origine germanique, signifiant salle et que l'on emploie pour désigner un édifice où sont vendus, en gros et en détail, à certains jours, des vivres, comestibles et objets de consommation usuelle, qui s'y trouvent réunis et exposés.
Les halles, au moyen âge, étaient de plusieurs sortes. Les unes étaient de vastes bâtiments rectangulaires, semblables aux grandes des abbaves et dont la charpente fort élevée couvrait tout l'édifice. Celui-ci était quelquefois divisé en trois nefs par des poteaux en bois ou des colonnes en pierre. Chaque espèce de marchandise (grains, viandes, étofi'es, objets divers) y trouvait une place assignée à l'avance. Ces bâtiments étaient, en général, isolés sur une place et percés d'ouvertures pour la circulation.
D'autres halles étaient formées de galeries en appentis appuyées à une en-
(1) Code civil, ai-t. 670.
(2) Gode civil, art. 673.
ceinte de murailles et laissant une place au milieu. Quelquefois, les deux systèmes étaient réunis, c'est-à-dire qu'on voyait sur le pourtour des hangars adossés à des murs et au centre des bâtiments couverts.
Souvent aussi, la vente des denrées alimentaires se faisant, movennant redevance, sur un espace appartenant au seigneur féodal ou à la ville, les places, les porches d'églises, les portiques des maisons, les terrains environnant les befl"rois, les hôtels de ville étaient utilisés comme halles.
Les halles couvertes se terminaient à leurs extrémités par de vastes pignons en maçonnerie, comme le pignon représenté par la figure 1946 (1) et qui appartient à la halle de Saint-Pierre-sur- Dives. Cet édifice est partagé en trois nefs, dans lesquelles on pénètre par
Fig. 1946.
trois portes ogivales, celle du milieu pouvant livrer passage aux charrettes chargées de denrées. La largeur des nefs est indiquée par les contreforts. La partie qui est ici représentée est la seule remontant au xui** siècle, à cause des nombreuses réparations que le bâtiment a dû subir.
Les plus grandes halles du moyen âge furent construites aux xiv'' et xv'' siècles. On peut citer, comme appartenant à cette époque: les halles de Bruges, édifice de 84 mètres de longueur sur
(1) De Caumoiit, Abécédaire d'archéologie.
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43 de largeur, qui aujourd'hui sert, en même temps, d'hôtel de ville et qui est surmonté du beffroi communal ; les halles de Couhé (Vienne), dont les charpentes sont portées sur des piliers de pierre ; les halles d'Évron, divisées en nefs par des rangées de poteaux et qui l'emontent au xiv' siècle ; les halles de Dives, dans lesquelles dix travées qui composaient la halle primitive datant du moyen âge ont une longueur de 32 mètres sur il mètres de largeur, la nef centrale ayant 7 mètres, et les bascôtés 4^,32.
Au xvn^ siècle, les halles ont quelquefois affecté la forme de marchés couverts avec trois entrées principales dans la façade et deux autres dans les murs latéraux. Dans certaines régions, dans le midi de la France, par exemple, on voit
Fig. 1947.
des halles qui présentent cet intérêt que le mesurage des grains usité autrefois y est encore en vigueur : des vases en pierre (fig. 1947) (1) scellés dans la maçonnerie étaient remplis et vidés cn-
Fiff. 1948.
suite, au moyen d'une petite trappe éta-
(Ij De Çauniont, Abécédaire d'archéologie.
blie à la partie inférieure ; la plupart de ces vases sont ronds, avec un rebord ; quelques-uns sont pourvus d'anses latérales ; l'intérieur est taillé en pente , comme on le voit sur la coupe représentée par la figure 1948.
Aujourd'hui, la plupart des villes importantes ont une halle aux grains et une halle aux comestibles de toutes sortes. Certaines cités ont, en outre, des bâtiments analogues ou marchés qui sont en quelque sorte des succursales de la halle centrale.
Ces édifices ont besoin d'une architecture simple, et exigent, comme conditions principales, une ventilation facile et permanente, des couvertures qui préservent les denrées des trop grandes chaleurs et des froids excessifs, des abords et des dégagements très vastes et une alimentation d'eau facile et abondante.
On peut citer, comme le plus vaste et en même temps le plus beau des établissements de ce genre, les halles centrales de Paris. Ce marché a été reconstruit en fer et considérablement agrandi, sur remplacement des anciennes halles, par MM. Victor Baltord et Callet.
Le projet de cet édilice, qui n'a pas été exécuté dans sa to tablé (fig. 1949), se compose de douze compartiments tracés, dans le sens longitudinal, par une rue couverte, et dans le sens transversal, par quatre rues, couvertes aussi, qui ont 15 mètres de largeur et 15 mètres de hauteur. Un boulevard, également transversal, de 32 mètres de largeur, sépare, en deux sections égales, ces compartiments, qui sont réservés chacun à la vente d'une espèce spéciale de denrées alimentaires : 1, charcuterie, triperie ; 2, volaille, gibier; 3, viande au détail ; 4, viande en gros; 5, fruits, légumes en gros et détail ; 6, fruits, légumes; 7, fruits et fleurs; 8, légumes et verdure ; 9, marée, poisson d'eau douce, saline ; 10 , œufs , fromages en gros ; 11, huîtres; 12, beurre, œufs, fromage
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en détail, viandes cuites et pommes de
Fig. 1949.
terre. Ciiacune des 1:2 divisions est oc-
cupée par un pavillon à jour porté sur des colonnes en fonte et dont les quatre faces présentent une série d'arcades surbaissées de 6 mètres d'ouverture, d'axe en axe, et de 8 mètres de hauteur. Le comble de ces pavillons est à 4 rampants, surmonté d'une lanterne en fonte à arcades dont le faite atteint la hauteur de 23 mètres au-dessus du sol. La couverture est en zinc. Au-dessous est disposé un plafond en bois isolé du zinc par un espace dans lequel circule un courant d'air, qui s'oppose à lïnfluence trop grande du froid ou de la chaleur sur la température du pavillon. Les arcades ouvertes sur chacun des côtés des halles sont munies de persiennes fixes, en fer, à lames de cristal dépoli qui laissent entrer la lumière sans le soleil. Ces ouvertures descendent jusque sur un soubassement en briques de 2°',60 de hauteur. Les arcades des lanternes sont fermées par des persiennes semblables.
L'eau est fournie avec abondance par 40 fontaines coulant à volonté ; l'éclairage se fait, pour chaque pavillon, par 100 becs de gaz. Le sol est recouvert d'une aire en asphalte. Au-dessous, sont disposées des caves hautes de S'^jSO et servant de magasins ; elles sont surmontées de voûtes à arêtes croisées en briques, avec nervures, retombées et piliers de fonte. Des rues larges de 20 mètres, qui entourent ces vastes constructions, en rendent les abords faciles. Les pavillons 1 et 2, voisins de la halle au blé, dont le plan circulaire se voit sur la même figure, ne sont pas construits, non plus que les pavillons A et B destinés à l'administration.
Nous donnerons aussi une courte description de la halle au blé. Gel édifice (fig. 1950) est construit en pierre de taille et percé, dans son pourtour, d'arcades fermées par des grilles de fer. Six de ces arcades servent de portes. Une galerie voûtée, en brique et pierre, contourne l'intérieur du monument et laisse, au centre, une enceinte surmontée d'une coupole en fer, couverte
HALLE
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en métaL L'éclairage a lieu par un œil delO'^JO et par huit grandes fenêtres
Fig. 1950.
placées dans les courbes du dôme, le tout vitré.
La halle au blé, commencée en 1762, a été construite par Tarchitecte Camus, de Mézières. Son érection commença en 1762. Après son achèvement, la place réservée aux blés et aux farines fut reconnue insuffisante et Ton voulut utiliser la cour au moyen d'échoppes fort incommodes. On conçut depuis la pensée de couvrir cette cour qui a 39 mètres de diamètre par une coupole en bois, selon le système de Philibert de l'Orme; ce comble fut exécuté, mais brûlé quelques années après. Rondelet proposa une voûte sphérique en maçonnerie. Des craintes inspirées par des mouvements qui s'étaient manifestés dans quelques parties de cette salle firent adopter une couverture en fer fondu, projetée et exécutée par Farchitecte Bollanger.
Halles à marchandises : bâtiments qui, dans les gares de chemin de fer, sont destinés à recevoir les marchandises déchargées des trains, jusqu'à ce que les destinataires auxquels elles sont adressées les fassent enlever par des voitures.
La forme ordinaire d'une halle à marchandises est celle d'un bâtiment rectangulaire donnant, par un de ses longs
côtés, sur la voie de service , et par l'autre, sur la cour a marchandises.
Une disposition souvent adoptée est celle qui est représentée par la figure 1951. La voie de service est comprise dans fenceinte fermée du bâtiment et
Fig. 1951.
les camions sont abrités, sur le côté op posé, par le prolongement du toit en une forte saillie.
Le sol de la halle ou quai tantôt s'arrête aux murs d'enceinte qui sont alors percés de baies fermées au moyen de portes roulantes , tantôt se prolonge à l'extérieur, en trottoirs saillants, terminés à leurs extrémités par des esca- Uers en pierre ou en bois. Le quai est disposé à une hauteur telle que l'arête supérieure de sa bordure accostée par les wagons soit à 1 mètre au-dessus du rail, et que le niveau du côté abordé par les voitures de chargement ou de déchargement soit à une hauteur verticale de 0°',90 à 1 mètre au-dessus de la chaussée.
Le pavage en briques ou en pavés ordinaires, le dallage en pierre ou en asphalte sont les meilleurs modes de revêtement pour la plate-forme du quai.
Les parois sont en galandages, en pans de bois, ou même simplement en planches. H est bon de les faire en briques ou en maçonnerie de moellons, mais
sans enduit à fintérieur. Les combles s'exécutent en bois ou en fer et les couvertures avec les matériaux des localités avoisinantes.
Un bureau est adjoint à la halle. On le place, soit à l'intérieur où on le construit en cloisons vitrées, soit adossé
HAMMAM
HAMMAM
extérieurement, à Tune des extrémités, au niveau du sol de la plate-forme; dans ce dernier cas, on le fait en galandages ou en maçonnerie.
Les dimensions des halles à marchandises varient suivant les localités ; en général, on ne leur donne pas moins de 13 mètres de longueur et leur largeur est comprise entre 12 mètres et 25 mètres.
On donne encore , d'une manière générale, le nom de halle à toute espèce de hangar ouvert (voy. Hangar).
Hameçon, s. m. — On a quelquefois donné ce nom à l'outil de serrurier appelé archet (voy. ce mot).
Hameret [Roche franche (T). — Pierre calcaire demi- dure, désignée aussi sous les noms de roche douce et demi-roche, qu'on extrait de la carrière iVHameret, dans la commune d'Aizy, arrondissement de Soissons.
Cette roche porte de 0°^,80 à 0"^,95 de hauteur d'assise et pèse de 1,900 à 1,950 kilogr. le mètre cube. La charge nécessaire pour produire l'écrasement est de 150 à 200 kilogr. par centimètre carré.
Hammam, s. m. — On désigne ainsi un établissement de bains turcoromains qui a été construit à Paris dans ces dernières années et dont l'installation réaUse un progrès sensible sur l'aménagement ordinaire des bains modernes.
La disposition intérieure du hammam présente un grand intérêt pour le constructeur et nous en donnons le plan (fig. 1952), cà l'échelle de 0^,004 pour mètre. Notons, en passant, que les architectes, MM. Klein et Duclos, se sont trouvés aux prises avec cette difficulté qu'il s'agissait de construire sur un même terrain un établissement public exigeant des services multiples et une maison de rapport occupée par des locataires. Le sous-sol presque entier de
la construction avec le rez-de-chaussée et le premier étage ont été consacrés aux bains.
Le plan que nous donnons ici est celui du rez-de-chaussée. On pénètre par l'entrée unique dans le vestibule 1, on prend les billets au bureau 2, puis ayant poussé une porte qui se referme automatiquement, on accède par un petit escalier au vestiaire 4, longue salle dans laquelle les cabines sont rangées symétriquement au rez-de-chaussée et sur une galerie supérieure. Par le vestibule 5, on pénètre dans la salle d'hydrothérapie 6 , derrière laquelle se trouvent placés les urinoirs et waterclosets 7. Au fond du vestiaire s'ouvre une porte qui donne accès dans une installation spécialement disposée pour un bain particulier; on y voit la salle de repos 8 avec baignoire, une salle de douche 9 et un tepidaritim 10. Le vestiaire communique également par la porte 11 avec la salle de repos commune 12, qui renferme une piscine 13.
De là on pénètre dans le tepidarium 16, vaste salle circulaire surmontée d'une coupole, éclairée du haut par une ouverture garnie de vitraux de couleur. Le sol est recouvert d'une mosaïque en marbre et les murs, construits en briques, sont revêtus de faïences peintes et émaillées. Les bouches de chaleur sont dissimulées sous des divans de marbre blanc, s'élendant tout autour de la salle, à 0°',50 du sol. Ce tepidarium est une étuve maintenue à la température de 50°. Avec cette salle communiquent deux autres étuves, l'une, le caldarium 19, chauffé à 70°, et le laconicum 17, où la température peut atteindre jusqu'à 100°. Entre ces deux pièces est située la salle de massage, 18 ; en 14 et 15 sont la salle des douches et le lavatorium.
Le sous-sol contient deux calorifères, l'un qui est établi sous le laconicum et l'autre sous lecaldarium, qu'ils chauffent en même temps que le tepidarium et les pièces attenantes. Un conduit qui les
HAMMAM. — 98
réunit sert ta cbaufïer la salle de massage ; sous cette dernière pièce est installée la machine à vapeur, qui sert,
HANGAR
à la fois, à faire monter Teau d\m puits et à mettre en mouvement les appareils de la buanderie. Celle-ci renferme un ré-
Fig. 1952.
servoir d'eau chaude, une roue, deux cuves, une essoreuse à vapeur et deux bassins k laver. On trouve encore dans le sous-sol un séchoir, chauffé par le conduit de jonction des deux calorifères.
Enfin, la machine, le séchoir, les calorifères et les étuves du rez-de-chaussée sont entourés de deux épaisses cloisons parallèles en briques, entre lesquelles circule une couclie d'air qui empèclie les perles de calori(iue et diminue lintensité du son.
Hampe, s. f. — Manche d'un pinceau.
Hangar, s. m. — Construction légère destinée à abriter des objets de natures diverses.
Les hangars sont formés de couvertures à deux pentes supportées par des piliers en maçonnerie ou par des poteaux en bois ; ils affectent aussi la forme iVappoilis, adossés contre des murs.
Ces abris prennent, suivant leurs destinations, les noms de halles, marchés,
HANGAR
HANGAR
douanes, usines, fabriques, etc. Mais on peut les ramener à deux types principaux : le hangar ouvert ou halle et le hangar fermé ou remise.
Au nombre des dispositions générales applicables à toute sorte de hangars, nous citerons le mode de revêtement du sol qui consiste en un cailloutage, un pavage ou une couche de béton ou d'asphalte.
Nous entrerons dans quelques détails au sujet des dispositions particulières à chaque espèce de hangar.
Les appentis sont adossés, soit à une construction, comme le montre la figure '19o3 (1), soit à un mur de clôture. La toiture est supportée par des pièces de
Fig. 1953.
bois horizontales, scellées, d'un bout, dans le mur d'appui et, de l'autre, soutenues par des poteaux. Les pieds de ceux-ci reposent sur des dés en pierre. Les hangars à deux pentes sur piliers en bois, sont formés par deux rangs de poteaux que reçoivent également des dés en pierre, soit au moyen d'un tenon ou goujon en bois ménagé à l'extrémité de la pièce, soit à l'aide d'un goujon en fer pénétrant, à la fois, dans la pierre et dans le bois. La base des dés repose,
(1) Narjoux, Architecture communale .
soit sur des massifs de maçonnerie isolés lorsque le sol est suffisamment résistant , soit sur une assise continue qui les relie entre eux. La figure 1954 représente la coupe d'un hangar ainsi
Fig. 1954.
disposé. Le haut des poteaux est réuni. à rentrait par des liens qui s'opposent à fécartement dans le sens de la largeur. On obvie aussi à cet inconvénient,
Fig. 1955.
dans le sens de la longueur, par des liens qui vont des piliers en bois à la sablière, ainsi que le montre Télévation (fig. 1955).
La couverture peut être légère, par exemple en chaume, en paille, en ardoise, en zinc ou en carton bitumé; mais il faut que les dimensions des points d'appui soient assez fortes pour supporter la tuile au besoin.
Lorsque la largeur de l'abri doit être considérable, il faut employer, pour soutenir la toiture, des charpentes à grande portée. Plusieurs exemples de fermes.
HANGAR
applicables aux hangars, sont donnés à Tarticle ferme (voy. ce mol). Nous présenterons seulement ici quelques dispositions particulières.
Le système Petit-Jean et C% représenté par la figure 1956, offre une char-
— 100 — HANGAR
bois , dont les extrémités sont réu-
Fig. 1956.
pente très légère en bois et en fer, qui est en même temps très économique.
Le système Pombla (fig. 19o7) est également très simple et peut s'appliquer à toutes sortes d'abris. Les fermes sont composées de pièces cintrées en
Fig. 1957.
nies par des tirants en fer que soulagent des tringles également en métal.
La couverture doit être très légère, en carton bitumé ou en zinc de peu d'épaisseur .
La figure 19o8 représente, en perspective, un hangar dont la largeur est de 40 mètres et qui appartient au cbantier de M. Renard , entrepreneur de charpente. Les fermes reposent sur des
Fig. 1958.
piliers en bois composés de deux poteaux réunis entre eux par des liens obliques et des traverses horizontales.
Les intervalles de ces points d'appui sont occupés par deux murs en maçonnerie légère.
Les hangars qui servent, dans les exploitations rurales, à abriter des voitures chargées de gerbes ou de fourrage doivent avoir une grande élévation et, pour ne pas affaiblir la construction, en
augmentant félévation des poteaux, on donne au comble une grande inchnaison et l'on dispose la charpente de façon à laisser intérieurement une grande hauteur disponible. La figure 1959 offre un exemple de hangar satisfaisant à ces données.
Dans les hangars reposant sur piliers en maçonnerie, les supports peuvent être en pierres de taille, en moellons ou en l)riques. Ces abris peuvent alors
HANGAR
HARAS
être pourvus de greniers destinés à la con-
Fjg. 1959.
servation des fourrages, des grains, etc. n est bon de soulager la portée des tirants en les soutenant en leur milieu par des piliers ou par des colonnes en fonte.
Le hangar dont la figure 1960 représente la coupe transversale comprend un rez-de-chaussée dans lequel on peut
Pig. 1960.
établir un atelier, et un grenier. Deux rangées de poteaux armés de liens (fig.
TiiTf fi N rt iil II r il f\ r i'"i;"r'li'r ri'T/fiT~
QTOijmncDiTCLTn^^^^
mEiHiiLîTaBga:
Fiç. 1961.
1961) partagent ce hangar en trois nefs. Nous ferons observer que la charpente
qui soutient la couverture ne porte pas sur les murs du hangar, mais sur de longs poteaux adossés à ces murs et réunis aux arbalétriers par des contrefiches.
Le hangar peut être clos sur les pignons ou clos seulement sur un de ses deux côtés tourné au mauvais vent.
Les charpentes en fer, aujourd'hui en usage pour supporter des couvertures b, portées considérables, peuvent être utilisées pour les hangars.
Happer, v. a. — Terme de dorure qui signifie appliquer, en les humectant progressivement avec de feau , des feuilles d'or sur des ornements, en suivant exactement les formes et les contours.
Haras, s. m. — Nom que Ton donne, d'une manière générale, à tout ce qui a trait à la production des chevaux et des mulets, mais que l'on doit appliquer particulièrement aux établissements destinés à la production et à l'élève des chevaux.
C'est dans les haras que l'on s'efforce de réunir toutes les conditions les plus favorables à l'amélioration de l'espèce chevaline. Malheureusement, le nombre de ces établissements paraît devoir rester bien au-dessous des besoins et cela tient surtout à la division toujours croissante de la propriété, qui amène la division des fortunes et rend, néanmoins, l'usage du cheval plus répandu.
Il s'ensuit que si, d'un côté, le nombre des éleveurs tend à grandir, de l'autre, la valeur des races tend à s'abaisser.
Autrefois, on trouvait en France des haras considérables dans toute retendue du territoire, alors que les gentilshommes du royaume , habitant leurs domaines et toujours occupés de guerre ou de chasse, avaient tout intérêt à produire et à perfectionner les types de la race chevaline les mieux appropriés à leurs besoins. Il est pourtant d'un grand intérêt pour les nations modernes dé
HARAS
HARAS
produire des chevaux ; il en est de cette industrie comme de celle du fer, matière de première utilité et pour laquelle chaque peuple ne doit pas être tributaire du voisin.
On distingue trois espèces de haras :
les haras sauvages, les haras parqués et les haras domestiques.
Les premiers méritent à peine ce nom ; ce sont des espaces immenses où les chevaux errent, vivent et se reproduisent en pleine liberté. Il ne s'en trouve de ce genre que dans les steppes de la Russie et les pampas de TAmérique du Sud.
Dans les haras parqués, on laisse aussi les chevaux vivre et se reproduire à leur guise, mais ils restent toujours sous la main de l'homme.
Les haras domestiques sont véritablement les seuls auxquels on puisse donner ce nom, parce que les animaux y sont logés et nourris par l'homme, qui y préside à leur reproduction.
Parmi les haras domestiques, les uns sont privés, c'est-à-dire appartiennent à des particuliers, les autres sont pubhcs, c'est-à-dire que leur dépense et leur direction sont à la charge de l'État, qui a créé, pour leur service, une administration spéciale.
Sans entrer dans le détail de l'organisation d'un haras, qui comprend particulièrement des écuries et des boxes (voy. ces mots), nous exposerons quelques générantes sur les dispositions d'ensemble.
On appelle, dans le langage courant, jumenterie une collection de poulinières exclusivement livrées à la reproduction, et poulinerie l'ensemble des bâtiments, cours et pacages destinés au second élevage des poulains.
Les formes octogonale et circulaire sont les meilleures à adopter comme disposition générale pour une jumenterie. La figure 1962 représente un plan de construction de ce genre proposé, comme type, par M. Gayot, dans VEncijçlopédie pratique de V agriculteur , Deux
écuries 1 contenant chacune seize boxes sont placées sur les côtés d'une vaste cour, au milieu de laquelle est un bassin circulaire ou abreuvoir. A chacun des angles des écuries se trouve une pièce pour les porte-manteaux, les ustensiles d'écurie, les gardiens ou palefreniers de garde, les rares objets de sellerie à l'usage des poulinières, et, enfin, les escaliers du grenier qui règne au-dessus des boxes. Ces greniers sont divisés en fenils et en chambres à grains, communiquant par des trappes avec un cou-
Fig. 1962.
loir de service par lequel a lieu la distribution des repas. A l'extérieur, un paddock ou cour d'hiver correspond à deux boxes, et, au-delà, le terrain, cultivé en prairie, est partagé en compartiments. La maison d'habitation 2 renferme le logement du palefrenier chef et du personnel. Sur les côtés de l'entrée sont placés deux pavillons 3, dont l'un contient le logement d'un garde, servant de concierge, l'autre le bureau du directeur du haras. Derrière l'habitation sont les fosses à fumier.
Dans une poulinière, projetée, comme l'établissement que nous venons de citer, pour les haras de Porapadour, le bâtiment était en rotonde avec cour intérieure vitrée , formant un manège
HAREM. — 103
circulaire pour les jours d'hiver et pour les premières leçons de dressage. Le plan ci-joint (fig. 1963) montre la disposition générale : 1, bâtiment circulaire contenant les boxes; 2, manège couvert ; 3, paddocks fermés circulairement et sur lesquels ouvrent les portes extérieures des boxes; 4, hippodrome circulaire; 5, prairie dans laquelle on laisse s'ébattre les jeunes poulains pen-
HARPE
Fig. 19G3.
dant la première année de leur séjour.
A ces divisions principales s'ajoutent deux pièces pour l'homme de garde, pour les ustensiles d'écurie, pour la sellerie, pour l'escalier conduisant au grenier et pour l'entrée et la sortie des allants et venants. L'habitation des palefreniers, les meules à paille et les fosses à fumier sont placées non loin de là, sur le côté.
Parmi les dispositions particulières que l'on trouve dans ce genre d'établissements, nous citerons les suivantes :
Les portes sont garnies de rouleaux à leurs ébrasements, ainsi que les angles des bâtiments, pour empêcher les chevaux de se blesser. Les parcours destinés à la promenade des poulains sont séparés entre eux par des cloisons en planches ou par des murs. Un grand tonneau, coupé en deux par le milieu, sert d'abreuvoir.
Harem, s. m, — Mot qui vient de
l'arabe harama et qui signifie chose sacrée, inviolable. Aussi, les musulmans ont-ils donné ce nom à l'appartement exclusivement réservé aux femmes , comme le gynécée (voy. ce mot) dans l'ancienne maison grecque (voy. if aison).
Harmonie, s. f. — Le mot grec apîxovta, d'où provient ce terme, signifie liaison, assemblage, emboîtement. C'est ainsi que Pausanias, parlant des murs de Tyrinthe, qui étaient formés de grandes pierres entremêlées de plus petites, dit que chacune de ces petites pierres servait d'harmonie aux grandes.
Aujourd'hui, on appelle harmonie, en architecture, la loi de la variété dans l'unité, c'est-à-dire la loi en vertu de laquelle tous les membres d'une œuvre architecturale sont tellement liés entre eux qu'on n'en peut retrancher ou transporter un seul sans rompre l'unité de l'édifice.
La première cause de Vharfno^iie, c'est l'unité de plan, d'où résulte naturellement l'unité d'élévation et l'unité de style. De la variété qui règne dans les différentes parties d'un édifice doit se dégager clairement l'unité d'impression.
Si l'architecte a voulu que cette impression fût grave, tout, jusqu'à la couleur et le caractère des matériaux, doit concourir à donner à l'ensemble le sérieux cherché ; le plan doit être simple, la décoration sobre ; les parties lisses doivent l'emporter de beaucoup sur les parties ornées. Cet exemple suffit pour que l'on puisse comprendre quelles sont les conditions de Vharmonie.
Harnais, s. m. — Voy. Chariot.
Porte-harnais (voy. ce mot).
Harpe, s. f. — Maçonnerie. 1*^ Pierres dites aussi pierres d'attente ou naissances, qu'on laisse, en saillies inégales, à l'extrémité d'un mur, pour faire liaison avec un autre mur qui peut ou doit être construit plus tard à la suite du premier.
HATURE.