‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 4)Chapitre 8 sur 349 · GERBIER · texte numérisé non relu

GERBIER

tives exactes et sans égard à la perspective (voy. Elévation).

Géométrie, s. f. — Science qui enseigne la mesure de retendue dans toutes ses dimensions et qui est la base de tous les arts de construction.

On donne souvent le nom de géomètre à celui qui fait le levé de plans et l'arpentage (voy. ces mots).

Gérardnier (Granit de). — Granit porphyroïde, susceptible de poli, dont la hauteur d'assise est indéfinie et que Ton extrait des carrières de Gérardnier et du Culcoinin, dans Tarrondissement de Saint-Dié.

Gerbe, s. f. — On désigne ainsi, en raison de la forme qu'il affecte, le faisceau formé par plusieurs jets d'eau qui partent d'ajutages placés et serrés à côté les uns des autres.

La gerbe est très fréquemment employée dans la décoration des pièces d'eau.

On dit aussi girande et girandole.

Gerbier, s. m. — Dans une exploitation rurale, on supplée à l'insuffisance de la grange, pendant les années abondantes, au moyen de meules ou de gerbiers ; mais il faut alors obvier à plusieurs inconvénients. On a h redouter l'humidité du sol, les pluies fouettantes, les grands vents, la vermine, les oiseaux. Il ne faut pas, non plus, être obhgéde rentrer de suite une meule pu un gerbier, lorsque, le moment de battre étant arrivé, on peut craindre qu'un mauvais temps, survenant subitement, ne vienne à en gâter une partie.

En Angleterre, on fait usage de formes de gerbier se montant et se démontant comme un meuble. La ligure 1834 représente ce système, composé d'un plateau circulaire à six ou huit pans, construit en bois et reposant sur des pieds en fonte d'une seule pièce et vernissés, pour que les rats ne puissent grimper après. Ces pieds s'appuient sur un massif

en maçonnerie et sont assez élevés audessus du sol pour que l'humidité ne puisse atteindre les gerbes rangées en meule sur l'appareil.

Fig. 1834.

En Hollande, on fait des gerbiers dont le plancher et le toit, mobiles, peuvent être fixés à la hauteur que Ton veut, à l'aide d'anneaux en fer et de chevilles implantées dans des poteaux dressés autour.

D'autres gerbiers à toits saillants sont encore en usage; ces couvertures se font en planches, en chaume ou en roseaux et sont supportées par des poteaux en bois. Une ouverture ménagée au sommet du toit permet d'aérer le gerbier; on la ferme par une toile métallique ou une claie pour empêcher l'introduction des oiseaux. Des rideaux ou des paillassons fixés sur les traverses qui lient les poteaux montants fun à l'autre remplissent la même fonction.

M. Roux, dans son ouvrage sur les fermes modèles, propose un gerbier qui semble réunir les divers avantages que l'on a cherchés dans ceux que nous venons de citer. Ce gerbier, représenté, en élévation, à l'échelle de 0'",0065 pour mètre, par la figure 183o, est ji toit mobile montant ou descendant à volonté, au moyen d'une longue vis en bois et de deux écrous, distants l'un de l'autre et boulonnés ensemble, qui sont au centre inférieur et supérieur de ce toit. Un

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