LAMBOURDE
dans les murs, et y sont Usées par des boulons à scellement qui sont doubles et forment étrier ou sont isolés et alors traversent la pièce (tig. 1628).
Fîg. !6!8.
Les solives sont simplement posées dessus ou B'yassemblentàqueued'hironde. L'épaisseur verticale des lambourdes peut être égale à une fois et demie celle des solives ordinaires et leur épaisseur horizontale à une fois.
Ce système, très- fréquemment appliqué autrefois, ne l'est plus guère aujourd'hui, parce que la saillie des lambourdes oblige à donner trop d'épaisseur aux corniches. Les lincoirs (voy. ce mot) remplacent actuellement les lambourdes.
3° Pièce de bois de 0»,054 à 0»,08 d'épaisseur que l'on scelle et arrête sur un plan-
Fig. iBï».
cher (fig. 1629) pour porter Xeparqwt (voy. ce mot). Il faut avoirsoin que les lambourdes soient parfaitement de niveau avant de clouer les frises dessus.
On a cherché à supprimer les scellements en plâtre, a rendre les planchers plus légers
eu employant des lambourdes en fer. La fig. 1630 représente un système inventé par M. Merlin pour un plaocher en fer. Sur les
Fig. 1830.
solives à T, on pose perpendiculairement, de 0",2a en 0",2*, deux petits fers B méplats placés de cbamp, au moyen de liens en fer doux, et par l'intermédiaire de petites tiges en fer rond qui reportent l'action du lien sur ces petits fers. Normalement à ces fers et de 0m.16 en 0", 16 on en pose d'autres qui ont la forme d'nn double T et sont fixés aux premiers par des liens semblables, mais inversement placés. Les feuilles de parquet sont rainées de façon à pouvoir s'assembler avec ces fers, dont l'une des ailes forme languette et l'autre repos.
Lambrequin, s. m. — Ornement en bois ou en tôle découpés que l'on place à l'extrémité inférieure d'un toit pour former
Fig. 1631.
le couronnement d'un pavillon, d'une marquise ou de toute autre construction (fig. 1631).
Lambris, s. m. — 1» Plafond rampant que l'on fait sous un comble.
2° Enduit de plâtre au sas sur lattes joinlives.
3° Ouvrage de menuiserie dont on revêt les parois intérieures des murs.
t - LAMBRIS.
La disposition générale des lambris est la suivante : ce sont des planches ou des réunions de planches formant panneaux assemblés à embrévement dans des châssis en bois plus épais qui se fixent contre les mura.
On établit, parmi ces revêtements, deux divisions principales : les lambris d'appui, deBlioés aux lieux que l'on veut tapisser ou peindre et auxquels on donne ordinairement de 0m.80 a ia,30 de hauteur ; les lambris de hauteur qui garnissent toute la muraille entre deux planchers.
Les lambris peuvent être atsemblés ou non assemblés. La fig. 1632 représente deux revêtements de ce genre ; l'un e
Fig. 1632.
de planches de 0",22, formant panneaux embrevés dans des traverses et des montants plus épais, mais plus étroits qu'elles et chanfreinés sur les rives. Les panneaux soot à tables saillantes. La traverse du haut est surmontée d'une moulure appelée cymaise ; celle du bas est la plinthe. Ces revêtements sont nommés lambris d'assemblage. Le lambris non assemblé représenté sur la même figure est composé de planches ou frites de t-\\\ qui sont jointes entre
elles a rainure et languette, mais qui sont simplement clouées sur traverses.
La cymaise et la plinthe sont rapportées.
Ces deux lambris se voient en coupe (lig. 1633), le premier en A et le second en fi ; le détail G montre, à l'échelle do 0» 03 pour mètre, l'assemblage des frises et le détail D, a la même échelle, les embrèvemenls des panneaux dans les montants du
B-ig. 1633.
lambris d'assemblage. Les lambris de hauteur se divisent très-souvent en deux parties, dont l'une forme le soubassement, cl qui sont séparées par un bandeau également appelé cymaise. La fig. 1634 donne un exemple de lambris de ce genre avec panneaux â tables saillantes.
On emploie encore les dénominations suivantes :
Lambris à bouvement simple, dont les bâtis portent sur l'arête une seule moulure;
Lambris à petit cadre, dont les bâtis portent sur l'arête plusieurs moulures ;
Lambris à cadre êlégi, dont les battants et traverses, diminués d'épaisseursur une de leurs rives, parlent sur l'autre un cadre plus ou moins mouluré Taisant saillie but le champ ;
Lambris à grand cadre ou acadre embrtvé, dont le cadre, faisant saillie sur le bâti, est pris dans des pièces de bois qui s'y embrèvent par une simple ou une double languette ; on donne le même nom aux lambris dans lesquels le cadre est rapporté à plat Joint;
Fig. 1S31.
Lambris d un parement, qui ont leur face de derrière brute;
Lambris à double parement, qui ont le même cadre sur les deux faces ; on voit de ces lambris dans les clôtures en bois {fig. 1635) qui sép irent les Balles d'attente dans les près de chemins de fer.
Sous le rapport de la construction, les panneaux doivent être faits avec des planches de 0-.013 à 0»,040 d'épaisseur ; leur largeur est de 0a,16 à 0",21 au maximum ; plus larges elles pourraient se retirer et même se fendre. Les montants et les traverses qui forment les châssis ou bâtis s'assemblent entre eux à tenons et mortaises avec chevilles en bois; ces pièces sont généralement prises dans des bois de 0-,027à 0B,05t d'épaisseur.
Les montants et les traverses des cadres
embrevés s'assemblent entre eux d'onglet et a tenons et mortaises. Pour éviter sur les bois les effets de l'humidité contenue dans les murs, il est essentiel d'isoler Ips
Fig. 1035.
lambris en laissant entre eux et la maçonnerie un espace vide de 0m,025 à 0m,050 ; de plus, on couvre la face laissée brute ou blanchie de deux ou trois couches de grosse peinture à l'huile.
On fixe les lambris au moyeu de vis ou de broches. Le premier procédé est le plus coûteux, mais aussi le plus propre. Les vis traversent les pièces de bâtis et ne doivent pas rester apparentes ; on les encastre dans le bois et l'on rapporte par dessus, à la colle forte, de petites pièces de bois de même nature, dont les fibres sont dirigées dans le sens de celles des bâtis. Si le mur est en maçonnerie, il faut d'abord y sceller des morceaux de bois ou
i — LAMBRIS.
et dans lesquels viennent s'enfoncer les vis (fig. 1636).
Au point de vue de la décoration, la plus grande variété peut être appliquée à ce mode de revêtement. Nous donnons (fig.
1637) un lambris provenant de Lisieux,
tampons taillés en queue d'aronde sur leur ê| aisseur, pour qu'on ne puisse leB arracher,
Fig. 16ST.
ville du Calvados, et appartenant à la fia du xv" siècle. Cet ouvrage de menuiserie est composé de petits panneaux reliés entre eux par des traverses et des montants ; les panneaux supérieurs sont sculptés ; ceux du soubassement sont lisses, sans décoration, si ce n'est la moulure et les chanfreins qui les encadrent. La fig. 1638 montre une partie de lambris où leB [ormes circulaires sont alliées aux formes reclilignes. L'ensemble se compose d'une suile de travées formant deux motifs placés alternativement et reliés par la plinthe, l'architrave et la corniche supérieure. L'un de ces motifs, que nous donnons ici, présente en son milieu une niche peu profonde, entourée d'un cadre saillant et contenant une statuette portée par une console. Ce lambris est en chêne, peint et doré, et appartient à
l'époque de Henri IV dans l'église de
Bougival (8eine-et-0ise).