LAQUE
chaînes assez longues pour leur permettre d'atteindre à un râtelier disposé au centre et leur laisser une certaine liberté de mouvements.
Les garennes libres sont des espaces de plusieurs hectares, clos de haies ou de palis, plantés d'arbres et d'arbustes, où les lapins sont abandonnés à eux-mêmes ; on leur fournit de la nourriture pendant l'hiver seulement.
Lapis-lazuli, *. m. — Pierre opaque pesante, bleue, parsemée de paillettes d'or» que Ton a employée pour la mosaïque, mais qui sert principalement à la fabrication de Voutremer, (voy. ce mot).
Le lapis-lazuli était connu des Grecs et des Romains qui lui donnaient le nom de saphir.
Laque, s. f. — Nom générique que Ton donne aux couleurs formées par la combinaison d'une matière colorante organique avec une base terreuse ou métallique qui est ordinairement l'alumine ou l'oxyde d'élain ».
On prépare les laques, soit en mélangeant la décoction de la matière colorante avec une dissolution d'alun et ajoutant du carbonate de soude qui décompose l'alun et donne lieu à un précipité d'alumine entraînant avec lui la matière colorante, soit en agitant une décoction de cette matière avec de l'alumine en gelée qui détermine sa précipitation.
Les laques les plus employées sont les laques rouges^ qui ont pour base le bois du Brésil, la garance et la cochenille.
On prépare la laque de garance en faisant macérer cette substance dans l'eau froide, exprimant fortement le résidu et le délayant dans l'eau ; on fait ensuite bouillir ce résidu avec une dissolution d'alun et l'on précipite la couleur filtrée par le carbonate de soude.
Les liqueurs qui ont déjà servi à la préparation du carmin sont utilisées pour préparer la laque carminée. A cet effet, on y mêle deux parties d'alun pour une de cochenille, puis on ajoute quelques gouttes de
* Laboulaye, Dict. des arts et manufactures.