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LAVOIR

débitées en pierres de taille et ne peuvent être utilisées que comme moellons. Les meilleures pierres de cette nature sont donc les laves semi-poreuses, qui sont solides, peuvent se tailler au ciseau ordinaire et adhèrent bien au mortier. Leur couleur varie du gris au brun rougeâtre et au noir. On les exploite à ciel ouvert, au moyen de poudre, de coins, de masses et de leviers. Nous citerons, comme pierres employées dans la construction : la lave grise d'Agde (Hérault), qui est très-solide et se taille assez proprement pour les édifices qui n'exigent point de décoration. Le pont de Pézcnas, sur l'Hérault, a été entièrement construit avec cette pierre.

La lave grise de Volvic (Puy-de-Dôme), qui a servi à l'édification de la ville de Clermont-Ferrand.

Les laves sont employées aussi, dans quelques régions, comme matériaux de couverture.

On donne encore le nom de lave à un calcaire schistoïde qui s'extrait dans les environs de Vesoul et que l'on utilise également pour les toitures.

Lave fusible. Mastic bitumineux que l'on prépare en mélangeant du brai épuré avec trois fois son poids de matière terreuse et particulièrement de la craie de Meudon très-sèche. Le mastic ainsi obtenu résiste très-bien à l'action des agents atmosphériques.

On en fait des dallages de trottoirs, de terrasses, de vestibules ; on en revêt, comme enduit, les parois des réservoirs, des citernes, des bassins, etc.

Laver, v. a. — Dessin. Étendre sur un dessin une ou plusieurs teintes d'encre de Chine ou de couleurs délayées dans de l'eau.

Maçonnerie. Pierre à laver (voy. Évier).

Charpente. Enlever avec la besaiguë, sur un bois de sciage, les marques de trait de scie ou de cognée pour le dresser et l'aviver. Le bois est alors appelé bois lavé ou bois refait.

Peinture. Frotter avec une éponge mouillée d'eau pure ou d'eau à laquelle on a ajouté uue faible quantité d'eau seconde,

des couleurs à l'huile quïl faut nettoyer ou recouvrir d'autres couches de peinture.

Laverie, s. f. — Local annexé à la cuisine dans une habitation d'une certaine importance et qui sert au lavage des ustensiles.

Le sol doit être dallé avec pente d'écoulement pour les liquides.

Les accessoires indispensables à toute laverie sont un évier et des planches à claire-voie pour le séchage des vases.

Lavis, s. m. — Dessin que l'on a teinté avec des couleurs à l'eau (voy. Laver).

Lavoir. » Emplacement ménagé sur le bord d'une rivière ou d'une pièce d'eau pour que l'on puisse y laver le linge.

Un lavoir complet contient des stalles où l'on presse le linge, des buanderies, des séchoirs, des salles à repasser, etc.

Nous examinerons ici les conditions d'établissement du local appelé lavoir et destiné spécialement dans une blanchisserie (voy. ce mot) au rinçage du linge.

Un lavoir est ordinairement une aire couverte garnie d'une bordure appelée carreau , plateau, selle ou planche à laver et qui est garnie d'une bordure se terminant à l'extérieur par une surface inclinée, laquelle est recouverte par une nappe d'eau à un niveau inférieur de quelques centimètres.

La bordure est en dalles de pierre dure polie ou en bois très-bien raboté. Le toit qui sert d'abri est à une ou deux pentes, porté, soit sur un seul rang de poteaux placés au milieu ou sur deux rangs, soit par un mur en arrière et par des poteaux en avant.

Le linge est déposé soit immédiatement derrière la laveuse, soit sur un tréteau le long duquel on doit circuler.

Dans le premier cas, la profondeur du local peut n'être que d'un mètre; dans le second de 2 mètres. La longueur est comptée en raison de 0m,75 pour chaque laveuse *.

i Bouchard, Constructions rurale*.

Parmi les diverses dispositions que l'on peul adopter pour un lavoir, nous citerons les suivantes :

Un bassin de forint! quelconque, iraçonné en matériaux hydrauliques, pavé et pourvu d'une vanne qui permet de le meltrc à sec. Au bord du bassin on place le carreau à laver, recouvert d'un toit. Celte disposition est applicable lorsque le niveau de l'eau est conslant. Dans le cas contraire, sur un cours d'eau, un étang, un vivier, on établit soit une série de marches en maçonnerie, ou prennent place les lavandières avec boite sur laquelle elles mettent les genoux, et un carreau à laver portatif; soit un plancher mobile suspendu à un système de chaînes et qui peut être main* teuu au niveau de l'eau.

Souvent aussi le plancher du lavoir est une caisse ou baleau rectangulaire en bois flottant à la surface de l'eau et sur le bord de laquelle on a installé une planche a laver.

Les lavoirs publics sont d'une grande importance dans les villes pour les classes peu aisées de la population. Autrefois, ces constructions étaient établies en plein vent, sans abri pour les laveuses. La fig. 1664 représente un lavoir construit à Rome rue du Lavatore, et qui date du rvr siècle.

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Fig. 1664.

C'est une auge dans laquelle l'eau est versée par une fontaine et qui est entourée d'un trottoir élevé de quelques marches au-dessus du sol environnant et muni d'un parapet. C'est là que s'agenouillent les laveuses. Les parois de l'auge sont inclinées à leur sommet vers l'intérieur du bassin pour faciliter le rinçage.

6 — LAYER.

Aujourd'hui on se préoccupe d'établir, dans presque toutes les villes des départements, des lavoirs publics.

Nous donnerons (fig. 1665), à l'échelle de ûm,(J05 pour mètre, le plan d'un de ces établissements, construit à Troyes par M. Millet.

fig. 1665.

En face de la porte d'entrée est un escalier conduisant au bateau des laveuses qui est, comme il est dit plus haut, une caisse rectangulaire. On eu voit le profil sur la coupe représentée par la fig. 1666.

Fig. (666.

Un séchoir occupe le pgmicr étage, auquel on arcède par un escalier compris dans une petite tourelle carrée.

Laye (voy. Laie),-

Layor, v. a. — Dresser le parement d'une pierre avec la laie dent les dents pro-

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