LUCARNE
Les jouées de la bicorne supportent )e toit de la baie, terminée sur le devant par un châssis dormant qui forme, du côté de la façade, une fenêtre pouvant être fermée par des châssis vitrés ou par des volets.
Les pannes sont coupées au droit des jouées, pour le passage de ta lucarne et, si les fermes sont trop écartées pour qu'on puisse laisser sans soutien les bouts de la pièce qui restent en bascule, on assemble ces extrémités de la panne dans deux linçoirs établis sous 1rs chevrons portant sous
î — LUCARNE
sur la sablière même. La lucarne que nous présentons ici est dite d la capucine : elle est pourvue d'une croupe sur le devant; mais ordinairement elle n'en a point (fig. 1724) et, dans ce cas, on dit aussi qu'élit est à chevalet.
On distingue encore :
La lucarne flamande ou à fronton triangulaire (fig. 1725) ;
La lucarne avec fronton cintré appelée lucarne bombée (fig. 1726;, lorsque le toit suit
les jouées de la lucart sur la coupe donnée (
Ces linçoirs s'assem el portent sur des bl
Fig. ma.
la courbure du fronton. Ces lucarnes sont souvent soutenues latéralement par des contre-forts en consoles renversées tels que les représente la fig. 1727;
Lee bicornes à toit saillant, comme l'exemple que nous donnons (lig. 1738) avec cbapeau et consoles en bois découpe ;
La lucarne retroussée ou à demoiselle (lig. 1729) dont le comble se relève et que l'on emploie sur les toits de peu d'importance ;
La lucarne rampants (flg. 1730), dont le comble est plat et suit une inclinaison de même sens que celle du grand comble.
Outre ces baies, on en établie dans un grenier qui sont destinées à permettre
Fig. I7!9.
l'Introduction et la sortie des objets qui doivent y être mis en dépôt ou qu'il faut en
Fi g. 1730.
retirer. La flg. 1731 ' représente l'élévation d'une lucarne de ce genre formant saillie sur la façade d'un bâtiment, avec palier soutenu par des consoles en fer. La coupe en donne le profil. La croupe de cette lucarne est conique ; la frise qui la soutient est arrondie comme la pièce qui forme le bord du palier. Souvent une poulie est ajoutée à la charpente de la lucarne pour monter les fardeaux.
Certaines lucarnes ont encore les formes dites en œil-de-bœuf ou en guitare |voy. ces mots).
< Emj, Traité de charpente.
LEGISLATION. En vertu du décret impérial du 27 juillet 1859, la façade extérieure
Fig. I7JI.
des lucarnes que l'on veut établir dans un comble doit être placée eu arriére du pare* ment extérieur du mur de face donnant sur la voie publique et à une distance d'au moins 30 ceniimètreB.
Ces baies ne peuvent s'élever, y compris leur toiture, à plus de 3 métrés au-dessus de la base des combles. Leur largeur ne peut excéder 1",50 bore-œuvre.
Les Jouées de ces lucarnes doivent être parallèles entre elles-
Les intervalles compris entre deux lucarne* auront au moins 1B,5Û, quelle que soit la largeur de ces ouvertures.
La saillie de leurs corniches ne doit pas excéder 15 centimètres.
Il peut être établi un second rang de lucarne* en se renfermant dans le périmètre déterminé : 1° pour les maisons construites sur des voies de moins de 15 mètres de largeur, dans la ligne inclinée à 45* qui part de l'extrémité de la corniche ou de l'entablement ; 1" pour les maisons construites sur les quais, boulevard», places publiques et sur 1er. voies publiques de 15 mètres au moins de largeur, ainsi que dans les cours et espaces intérieurs en dehors de la voie publique, dans un quart de cercle dont le rayon ne peut excéder une hauteur
i — LUNETTE,
égale à la moitié de la profondeur du bâtiment, y compris les saillies et corniches.
Lncnllns. — Variété de marbre noir, antique qui provenait de l'Ile de Gbio.
Lumachelle, s. f, — On désigne aine' certains marbres qui sont formés d'un grand nombre de coquillages et de madrépores agglutinés ensemble par un ciment calcaire.
Le département de l'Ain fournit deux marbres lumachelles : l'un d'un bleu gris et rase, l'autre d'un blanc cristallin, coquillier, dur, prenant un beau poli.
Dans l'Aisne on trouve :
ln Le marbre lumachelle dit des Bossus, gris bleu et a coquilles blanches et apathiques ;
2° La lumachelle bleue, qui présente le même fond, mais avec coquilles noirâtres spatbiques.
Lumière, t. f. — 1° Cavité pratiquée dans le fûl d'un outil à corroyer le bois pour recevoir le fer et faciliter la sortie des copeaux.
(Voy. Bouvet, Rabot, Varlope, etc.)
2° Mortaise traversant de part en part une pièce de bois.
Limette, s. f. — Construction. Ouverture que forme une voûte en berceau, lorsqu'elle pénètre dans une autre voûte plus élevée.
On donne aussi très-souvent le nom de lunette au berceau même qui forme la pénétration. La courbe qui limite cette ouverture prend le nom d'arêtier.
On distingue trois cas principaux :
1° Un berceau pénètre dans un autre berceau ; 2* il pénètre dans une voûte annulaire ou berceau tournant ; 3» il pénètre dans une voûte spbérique. On dit qu'une lunette est droite lorsque, dans le premier cas, son axe est perpendiculaire à celui de la voûte cylindrique, ou lorsque, dans les deux autres cas, son axe rencontre l'axe vertical de la surface de révolution. Elle est biaise, quand ces conditions nu sont pas remplies. Elle peut aussi être rampante, c'est-à-dire que son axe peut être incliné a l'horizon.
Les voûtes d'arête sont, à proprement