MAIRIE
salle des pas-perdus, qui sert au public de lieu de stationnement et de réunion, avant de pénétrer, soit dans la salle de la justice depaix2, soit dans celle des adjudications 3. Du même vestibule on peut pénétrer dans l'entrée 4, qui mène à l'escalier principal, dans la salle des témoins 5 précédant le greffe 6, dans la salle d'attente du télégraphe 7, suivie de la pièce qui renferme les appareils 8. Le cabinet du juge d'instruction 9 a deux portes donnant sur la salle d'audience et sur le greffe. 10 est un escalier de service, à l'usage exclusif du secrétaire logé au premier. Les classes, distinctes pour les deux sexes, sont placées
Fig. 1741.
derrière le bâtiment de la mairie dans l'axe de la cour, qui contient des privés, un hangar, un magasin des pompes et un atelier.
Au premier étage (lig. 1742), le palier
donne accès en face à la salle du conseil municipal 1, communiquant avec le cabinet 2 du maire et la bibliothèque 3; à gauche au secrétariat 4; a droite an logement du secrétaire, composé de deux chambres à coucher 5, d'une cuisine 6, de privés 7 et de l'escalier de service 8.
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Cette description montre quels sont les différents services qui entrent dans une mairie de chef-lieu de canton.
Maison, s. f. — Il est complètement
impossible de fixer l'époque à laquelle furent élevées, au moyen de matériaux divers, ce que Ton peut appeler la maison proprement dite. Les hommes primitifs durent, pendant une longue suite de siècles, chercher dans les grottes et les cavernes un abri contre les intempéries des saisons et les attaques des animaux ; mus dans la suite, par des intérêts divers, ils se réunirent en groupes distincts et vécurent en nomades ou se fixèrent sur quelque point du sol, fondant ainsi les premières bourgades.
Dans le premier cas, la tente constitua l'habitation provisoire ; dans le. second cas, la cabane ou la hutte, l'habitation à demeure, et encore nous ne pouvons affirmer que ces abris eux-mêmes n'étaient pas temporaires. Quoi qu'il en soit, ce n'est que longtemps après l'apparition de l'homme sur le globe que furent découverts les premiers procédés de l'emploi des matériaux, tels que la taille des pierres et leur liaison au moyen de mortiers diversement composés.
Les palais et les maisons particulières de l'Inde étaient formés de bâtiments solidement construits, avec toits plats ou terrasses, escaliers étroits et raides pris dans l'épaisseur des murs. Quelques habitations avaient des murs revêtus à l'extérieur en stuc blanc ; d'autres étaient peintes en rouge; à l'intérieur elles étaient couvertes de peintures représentant des sujets pris dans la flore ou dans la mythologie.
Les demeures assyriennes avaient leurs murs construits en pisé et revêtus d'un enduit gypseux pour les maisons particulières, de dalles de marbre pour les habitations luxueuses (voy. Assyrienne, architecture). Les Babyloniens remplaçaient le pisé par les briques séchées au soleil et cimentées avec du bitume. La brique vernissée était employée comme ornement dans les demeures somptueuses et les palais.
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Les Hébreux réservaient le marbre et la pierre de taille pour les maisons des grands ; celles des particuliers étaient construites en argile ou en briques. L'asphalte servait également de mortier, ainsi que la chaux et le plâtre, que l'on employait encore comme enduit. Le sycomore était le bois ordinaire de construction. Le cèdre, le cyprès, l'acacia, l'olivier, étaient utilisés pour les habitations des riches; on appliquait même le bois de sandal aux boiseries de luxe. La disposition générale des grandes maisons était la suivante: des bâtiments à plusieurs étages, élevés autour d'une cour centrale qui contenait un puits ou une citerne et un bassin pour les ablutions; extérieurement, une avant-cour fermée par un mur d'enceinte. Les toits étaient plats, suivant la coutume orientale et revêtus d'un dallage en briques ou composé de pierres, de chaux, de sable et de cendre. Un escalier extérieur conduisait directement del'avant-cour aux étages supérieurs ; on ne pénétrait au rez-de-chaussée que par la cour intérieure. Les appartements étaient lambrissés et parquetés ; l'ivoire et sans doute la peinture étaient employés à la décoration des murailles. En général, les verrous, les serrures et les clefs étaient de bois. Les fenêtres étaient garnies de treillis et quelques-unes étaient ouvertes sur l'extérieur contrairement à l'usage adopté de nos jours en Orient.
Selon Vitruve, les peuples de la Colchide et du Pont, ainsi que les Daces, les Sarmates et les Scythes construisaient leurs habitations en bois de grume superposés horizontalement et les surmontaient de toits en forme de pyramides.
Comme celle de l'Inde, l'architecture des Chinois remonte, par son origine, aune époque bien antérieure à toute tradition écrite ; mais elle présente ceci de particulier que le caractère que ces peuples lui •ont imprimé dès l'abord est re^té sensiblement le même, tant sous le rapport de l'extérieur qu'au point de vue de la disposition intérieure. Ainsi une avant-cour, une salle commune et une chambre à
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coucher placées à la file et entourées d'un mur de clôture, telle est la composition de la demeure ancienne du particulier, et ce plan de construction a été conservé sans de grandes modifications jusqu'à nos jours; les palais mêmes ne sont que la réunion de plusieurs habitations primitives placées les unes derrière les autres.
On remarque aujourd'hui plusieurs types de maisons de ville :
1° A une rangée de bâtiments, 2« à deux ou à trois rangées parallèles de bâtiments, 3° à trois rangées de bâtiments avec jardin intérieur, 4° avec trois corps de bâtiments contigus sur la rue.
Les habitations à une seule rangée de bâtiments présentent (fig. 1743) un vestibule A, où se tiennent les domestiques; à la suite, une cour B, renfermant souvent un
Fig. 1743.
bassin; un premier salon G, ouvert sur toute la largeur de la cour et exhaussé de plusieurs marches ; une pièce D, qui était autrefois la chambre à coucher et qui sert aujourd'hui de petit salon ; une deuxième pièce intérieure E, qui est la chambre à coucher du maître de la maison et de sa femme légitime ; puis un autre salon H ouvert sur une seconde cour I et dans lequelles hommes, maître, invités et enfants mâles prennent leurs repas. Au delà de la deuxième cour est un dernier salon L où se tiennent les femmes et qui communique
par plusieurs portes avec la partie extrême de l'habitation N, que l'on divise, suivant les besoins, en petites pièces affectées aux femmes secondaires, aux domestiques, et à différents services.
On voit que la maison chinoise actuelle n'est que la réunion de deux bâtiments primitifs orientés en sens inverse et adossés par derrière.
La lumière pénètre obliquement dans les petits salons intérieurs par l'espace vide qui sépare les cloisons du toit et par les panneaux sculptés à jour du grand salon et de la salle à manger qui permettent de voir sans être vu. Toutes ces cloisons parallèles s'enlèvent aux jours de cérémonie.
Les habitations avec deux ou trois rangées de bâtiments parallèles se composent de deux ou trois parties, dont l'une, la section principale, est aménagée comme dans les maisons à une seule rangée de bâtiments et dont les parties latérales, placées, dans le premier cas, à gauche ou à droite de la précédente, dans le second cas, de chaque côté, sont disposées en vue de l'utilité et du bien-être de la famille. Les pièces situées sur le devant sont destinées à la réception des étrangers; les autres sont des chambres à coucher occupées par les femmes et les domestiques, et comprennent aussi l'office, la cuisine et les latrines.
Dans les grandes habitations, un jardin est ordinairement ménagé dans la partie la plus reculée et c'est là que les femmes prennent librement l'air et se livrent à la culture des fleurs.
Lorsque le terrain ne permet pas aux propriétaires de construire leurs maisons en profondeur, ils placent les bâtiments, non plus parallèlement les uns derrière les autres, mais de front, sur la même ligne, chacun avec une cour intérieure sur laquelle sont ouvertes les salles de réception ou de travail qui précèdent les chambres à coucher.
Les demeures chinoises que nous venons de décrire n'ont qu'un rez-de-chaussée ; il en est auxquelles on donne un premier et
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môme un second étage, qui sont, particulièrement pour les maisoos de commerce, plus favorables à la conservation des marchandises que les magasins humides et sombres du rez-de-chaussée.
Les pièces de ces étages supérieurs, réservées souvent à l'habitation des femmes, sont à peu près disposées comme celles du rez-de-chaussée ; elles ne s'élèvent, sur le bâtiment d'honneur placé au milieu, qu'à partir de la deuxième cour et, sur les bâtiments latéraux, elles se prolongent en forme d'ailes vers la façade de la rue, laissant en avant des terrasses entourées de parapets ornés de vases de fleurs.
Il faut remarquer, comme caractéristique de cette architecture, l'absence de fenêtres formant communication avec l'extérieur de l'édifice.
Nous ferons la même observation au sujet des habitations égyptiennes. Les maisons des anciens Égyptiens étaient vastes, à plusieurs étages, décorées de vestibules soutenus par desvcolonnes et entourées de jardins spacieux et fleuris. Des jets d'eau y entretenaient la fraîcheur et elles ne recevaient l'air et le jour que par de rares fenêtres. Aujourd'hui les habitations de ces peuples sont disposées suivant le goût arabe.
De même que nous avons peu de renseignements sur les demeures anciennes de l'Egypte, nous ne possédons guère de positif sur les habitations des Grecs que les descriptions laissées par Vitruve et encore est-il prudent de ne point les prendre à la lettre. Toutefois l'on peut, d'après les textes de cet auteur, se rendre compte des désignations attribuées aux différentes parties de la maison grecque et comprendre sur quel plan elle était généralement construite. La figure que nous avons donnée à l'article Andronitide indique cette disposition. De la porte d'entrée donnant sur la rue on pénètre dans un corridor étroit, appelé en grec ô^w/wwv, séparant les écuries, de l'autre la loge du portier et des chambres pour les esclaves, et ayant à son extrémité une porte intérieure. Par ce passage on arrive dans le péristyle ou cour
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bordée de portiques et formant la première division de l'habitation destinée aux hommes et qui, avec les chambres distribuées à l'entour, constituait Y andronitide. C'est là que se trouvaient la salle à manger, la bibliothèque, la galerie de tableaux, les pièces destinées au logement des étrangers auxquels le maître offrait l'hospitalité. Cette partie de la maison était la plus richement décorée; les portiques étaient ornés de fleurs, de peintures et de caissons en menuiserie.
Un passage séparait Yandronitide du gynécée ou partie" réservée aux femmes et qui renfermait également une cour avec galeries sur trois côtés. Au bout de ce péristyle, était une pièce ouverte appelée prostas et où se tenait sans doute la mère de famille, soit pour recevoir, soit pour travailler. A droite et à gauche du prostas, étaient le thalamos et Yantithalamos, ou chambres à coucher principales; autour des portiques, des salles à manger ordinaires, des chambres à coucher pour la famille et les logements des domestiques. Le mur du fond était percé, au milieu, d'une porte qui donnait sur un jardin ou à l'extérieur.
Les maisons grecques étaient bâties en pierre, en briques ou en bois; les toits étaient généralement plats, en terrasses. La façade étaient couverte d'un enduit spécial que les Grecs excellaient à composer. L'intérieur était décoré très-simplement. Le sol était en terre battue ou pilonnée, ou carrelé en carreaux de terre cuite. Les dalles de marbre et les mosaïques ne parurent que fort tard. Jusqu'au IV siècle on blanchit les parois des murs; dans la suite, on les orna de peintures.
L'habitation primitive des peuples de l'Italie était la cabane; on en retrouve le type dans les chaumières en pisé de terre grasse et de paille mélangées auxquelles les auteurs classiques ont donné le nom de tuguria, ainsi que dans les coffrets cinéraires de l'Albanie (fig. 1744) '.
La couverture, en paille, argile ou mousse
1 Mazoi», Ruines de PompéL
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était établie sur des pièces de bois en croix formant ferme et présentant l'aspect d'une fourche ou d'une paire de cornes.
Viç. mt.
Les Étrusques furent les premiers qui développèrent et perfectionnèrent l'habitation. Ce qui caractérise alors la demeure primitive c'est l'espace central, à ciel ouvert, réservé à l'usage de tous ; cet espace, appelé atrium ou cavxdium, fut conservé par les Romains, en imitation de la coutume toscane.
Les maisons romaines comprenaient deux divisions bien tranchées : la première, appelée atrium (voy. ce mot), dans laquelle le public avait accès ; la seconde, plus particulièrement réservée à l'habitation de la famille, comme le montre la fig. 1745, qui représente le plan de trois petites maisons situées à côté l'une de l'autre dans une des rues de Rome, d'après la carie en marbre de cette ville, conservée maintenant au Capitule, mais exécutée sous Septime-Sévére.
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On entrait, par un vestibule long et étroit À. (prothyrum), dans une cour centrale atrium ou cavsedium B, découverte seule-
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ment au milieu ; des appentis, appuyés sur les quatre cotés de celte cour, versent les eaux pluviales dans un bassin rectangulaire (impluvium). A droite et à gauche de l'entrée, et sur les cotéede l'atrium, étaient des boutiques, des chambres d'étrangers ; en lace le vestibule on trouve une pièce D qui est )etablùium,oiiBe tenaille maître de la maison pour recevoir ses clients, et qui réunit les deux divisions principales de l'édifice. La seconde partie de l'habitation était distribuée autour d'une cour G (péristylium), avec portiques, et renfermait les salons œeA, les Balles h manger, tricHnia, les chambres à coucher, cubieula. Dane les maisons des riches c'est là qu'étaient établis des exèdres,des galeries de tableaux, des thermes, uu corps de logis spécial pour la maîtresse de la maison, ses enfants
Nous donnerons ici {fig. 1746) le plan d'une habitation de Pompél connue sous le
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nom de maison de Pansa et que Ton supposé avoir appartenu à un édile de ce nom. Environnée de tous côtés par des rues, cette maison formait ce que les Romains appelaient une lie, insula.
Il y avait sur la face des boutiques mises en location et ne communiquant pas avec l'intérieur :
1. Prothyrum, vestibule où se tenait l'esclave préposé à la garde de la porte, sur le seuil de laquelle on voit en mosaïque l'inscription Salve, mot employé par ceux qui saluent.