MALLÉABILITÉ
nombre de maisons de campagne où la distribution intérieure est plus savante, plus commode que dans les demeures analogues des siècles précédents, mais où l'architecture suit une marche inverse et se ressent de la décadence des mœurs.
Aujourd'hui les habitations de plaisance n'ont pas de caractère propre ; elles rappellent, par leur style, les formes des époques antérieures. Nous nous bornerons à citer les dispositions générales qu'il est convenable d'adopter.
Il est bon d'éviter également, pour le choix de l'emplacement, le fond d'une vallée, comme trop humide, et le sommet d'une colline, comme trop exposé aux vents.
Le voisinage de l'eau est nécessaire, tant pour les besoins du ménage que pour l'entretien et l'embellissement du jardin.
Certaines pièces doivent être réservées pour l'été, d'autres pour l'hiver. Aux premières-on donne l'exposition du nord ou de l'est; aux secondes celle du midi; au besoin ces dernières sont chauffées par un calorifère.
Le rez-de-chaussée doit comprendre le vestibule, les portiques, les salons, la salle à
manger, la salle de billard, s'il y en a une, la salle de bains, les cuisines et les offices. Les étages sont occupés par les chambres à coucher. Si le programme indique un cabinet de travail, il faut réserver à cette pièce un endroit retiré.
Toutes les salles doivent être vastes et largement éclairées ; les salons et les salles à manger doivent ouvrir sur les points de vue les plus agréables.
La décoration, qu'elle soit riche ou simple, tant à l'intérieur qu'au dehors, doit toujours se présenter sous des formes élégantes, sans toutefois viser à l'aspect monumental; les lignes accidentées, pittoresques, donnent à l'édifice une silhouette qui réjouit plus la vue que l'aspect froid, monotone, que les habitations des villes doivent souvent à leurs façades uniformes, prises toutes dans un même plan et terminées par une même ligne horizontale.
Le mieux, pour l'architecte, est de mettre son œuvre en harmonie avec le paysage
qui l'entoure, en tenant compte des conditions climatériques.
Outre les divers locaux que nous avons énumérés comme devant faire partie d'une maison de campagne importante, il y a d'autres constructions, telles que serres, bâtiments de fermes, écuries, remises, basses-cours, qui n'exigent qu'une architecture très-simple, sans aucun ornement superflu ; l'accusation franche et nette des diverses parties de l'œuvre, la nature et la couleur des matériaux sont ici les principaux moyens qui doivent être employés par le constructeur.
Il nous resterait à parler des maisons d'habitation qui font partie des exploitations rurales ; nous traiterons de ce sujet à l'article Rurales (exploitations).
On donne aussi des noms particuliers à certains genres d'habitations tels que chalets, cottages, isbas, etc. (voy. ces mots).
Maisons ouvrières (voy. Cité).
Maison d'école (voy. Ecole).
Maison de santé, de retraite (voy. Hôpital, Hospice).
Maison d'arrêt, de détention (voy. Prison).
Maison de garde (voy. Garde).
Législation. De nombreux règlements administratifs ont été édictés sur la construction ou la démolition des maisons, sur les différentes parties qui les composent, sur les rapports des propriétaires entre eux. (Voy. Alignement, Comble, Cour, Démolition, Expropriation, Façade, Faîtage, Fosse, Incendie, Lucarne, Mitoyenneté, Mur, Passage, Puits, Saillie, Toits, etc.)
Malachite, s. f. — Variété de couleur verte à laquelle on donne aussi le nom de vert de montagne (voy. Vert).
Maladies {des bois). (Voy. Défauts (des bois).
Malléabilité, s. f. - Propriété que possèdent les métaux, à différents degrés, de pouvoir s'étendre, s'allonger, s'élargir sous le choc du marteau ou sous la pression du laminoir.
Le tableau suivant donne les métaux par ordre de malléabilité :
Or. Platine.
Argent. Plomb.