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MARGELLE

MAROUFLER.

Dans ce dernier cas, les travaux faits sont vérifiés et réglés; les matériaux amenés ou préparés sur le chantier sont estimés, lorsqu'ils peuvent être utilisés à la construction, et le propriétaire paie ce qui est dû à la succession l, si toutefois les ouvrages sont acceptables et les matériaux préparés utiles à la construction entreprise.

La mort de l'architecte qui dirige les travaux n'entraîne pas la résiliation du marché, pas plus que la mort de l'entrepreneur ne dissout le contrat du propriétaire avec l'architecte a. Le contrat n'est pas résolu par la faillite de l'entrepreneur.

L'entrepreneur peut demander et faire prononcer par justice la résiliation du contrat, si le propriétaire manque aux obligations qu'il avait prises, soit en ne justifiant pas des autorisations promises, soit en ne livrant pas les lieux ou les matériaux qu'il s'était engagé à fournir, soit en ne faisant pas, au terme convenu, les paiements d'avance ou à compte. Un simple retard dans l'exécution expose celui à qui il est imputable, que ce soit le propriétaire, ou l'entrepreneur, à des dommages-intérêts envers la partie contractante.

On appelle marché au rabais un marché qui se fait, pour des bâtiments neufs ou de réparation, des quais, ponts et autres ouvrages publics, en présence du préfet ou conseiller de préfecture, par adjudication au rabais, à un entrepreneur qui s'engage, sous caution, à les faire conformément au détail de ces pians et devis et moyennant les paiements faits à certains termes, jusqu'à parfait achèvement et réception de l'ouvrage.

Mardelle (voy. Margelle).

Margelle, s. /. — Pierre percée ou assise de pierres posée à l'orifice d'un puits pour en former le rebord.

La margelle est ronde ou à pans. On dit aussi mardelle. La maçonnerie qui est audessous se nomme mur de mardelle (voy.

Puits).

1 Code civil, art. 1706.

• Code civil, art. 1134.

Margouillet, s. m. — Les charpentiers appellent entaille à margouillet, une entaille qu'ils font moins profonde au milieu qu'aux deux extrémités.

Mariage, s. m. — Réunion de plusieurs bandes de marbre que l'on a scellées bout à bout sur une dalle pour en faire la division d'un même trait de scie.

Marmite. — Vase de fonte ou de fer dans lequel les plombiers liquéfient le plomb.

Marmoréen, marmoriforme, adj.

— On qualifie ainsi les corps qui ont la structure, la forme ou l'apparence du marbre. On dit: un calcaire marmoréen, un gypse marmoriforme.

Marmo-Salino. — Marbre blanc d'Italie dont la texture présente des particules brillantes comme des grains de sel. C'est avec ce marbre que l'église Notre-Dame de Milan a été entièrement construite.

Marne, s. f. — On donne ce nom à des argiles mêlées de calcaire en plus ou moins grande proportion.

S'il y a, dans le mélange, 10 à 12 p. % de carbonate de chaux, les marnes sont dites argileuses ; elles sont alors plastiques, se travaillent bien, deviennent assez dures à la cuisson pour qu'on en fasse des briques et des poteries communes. Si cette proportion de calcaire est dépassée, les marnes sont dites calcaires ; elles sont plus solides mais se désagrègent facilement sous les influences atmosphériques. On les emploie comme matières dégraissantes dans les arts céramiques.

Maronage (droit de). — Droit qu'ont les habitants voisins d'une forêt placée sur le territoire de la commune, de se faire délivrer des bois appartenant à cette forêt et propres à la construction et aux réparations des bâtiments.

Maroufler, v. a. — Menuiserie.

1° Coller à la colle forte, derrière un panneau de lambris ou autres planches minces, des bandes de grosse toile, de la filasse ou tout autre corps résistant, pour que les planches du panneau ne se disjoignent pas ;

2* Étendre de la colle de pâte ou de la

gélatine sur des toiles qui sont garnies de papier et clouées sur des châssis pour les rendre plus fermes et mieux tendues.

Peinture. Coller un tableau peint sur une toile ayec une colle très-forte appelée maroufle, en l'appliquant, soit sur une toile pour le renforcer, 'ou sur du bois, soit sur un enduit de plâtre ou sur une muraille pour l'y fixer. La plupart des plafonds peints à l'huile sont sur toile marouflée.

Marque, $. f. — On donne ce nom à des signes conventionnels que l'on fait sur la pierre ou le bois, soit pour les tailler, soit pour les poser.

Les marques faites sur la pierre servent à distinguer les lits des joints (voy. Coupe des pierres). Au moyen âge, chaque ouvrier inscrivait sur chaque bloc un signe, dit marque de tâcheron,et qui restait apparent, pour indiquer que c'était lui-même qui Pavait taillé.

Au xiil0 siècle, ces marques étaient des lettres et quelquefois des chiffres ; au xive c'étaient surtout des signes. Aujourd'hui ces marques n'apparaissent pas, parce que les ouvriers, payés à leurs pièces, les livrent sur chantier à l'appareillcur ; ni l'un ni l'autre n'ont intérêt à ce que ces marques soient apparentes, tandis qu'autrefois l'ouvrier n'était payé que lorsque la pierre était en place et qu'il était constaté qu'elle avait la coupe et la taille voulues.

Les marques sur le bois, dont l'ensemble constitue ce que l'on appelle la marque des bois, consistent dans une série de figures faites avec le tranchant du ciseau sur les pièces de bois pour reconnaître les emplacements qu'elles doivent occuper au moment du levage et celles de leurs parties qui doivent être mises en joint pour former les assemblages.

Les systèmes de marque varient à l'infini ; le plus usité est celui dans lequel on fle sert de lettres majuscules et de chiffres romains ; on adopte aussi d'autres signes, pour marquer, s'il y a lieu, le haut, le bas, la droite, la gaucfie des pans.

On divise donc la marque des bois en trois catégories qui sont : les nombres, les

lettres et les signes, tous ne devant être composés que d'éléments en lignes droites, sans aucune partie courbe, afin qu'on puisse facilement les tracer avec le ciseau, ou la besaiguê et la rainette.

La marque en nombres se compose (fig. 1773) de sept chiffres normaux correspondant aux signes I, V, IX, XV, XIX et XX.

ÎO

jj

tu

Fig. 1773.

Ces signes se combinent entre eux "pour former d'autres nombres ou chiffres composés, ayant chacun une valeur particulière.

Ainsi le nombre II se compose de deux uns et le nombre IV de quatre uns. De onze à quatorze on marque, avec le chiffre dix, et autant de fois un. De six à huit et de seize à dix-huit on ajoute aux marques cinq et quinze, un, deux ou trois uns. Après le nombre vingt on recommence les mêmes combinaisons de signes comme de dix à dix-neuf, en ajoutant un jambage au nombre vingt pour chaque dizaine d'augmentation.

La fig. 1774 représente les chiffres composés suivants : 2, 3, 4, 6, 7, 8, 11, 16, 27 39,45, 100, 109 et 115.

AAAXI

JL*

JQO

fOQ

Ht

Fig. 1774.

La marque par lettres comprend celles de l'alphabet majeur qui ne sont composées que de jambages ; on les emploie conjointement avec les nombres, en évitant de faire usage des lettres I, V et X qui sont

semblables aux nombres 1, 5 et 10, et par conséquent, pourraient être des causes d'erreurs.

La marque par signes conventionnels renferme six signes normaux (tig. 1775) auxquels on a donné les noms suivants :

— 8tf — MARQUE.

Les coupes et les assemblages sont indiqués par des signes que l'on appelle spécialement marques d'établissement.

On distingue :

Le trait à couper (tig. 1776), qui sert à marquer sur l'éplire l'extrémité du bois que l'on doit y placer ; lorsque ce signe

k TÀÎ

ip

ri

Xlt k

Pig. 1775.

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