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MOSAÏQUE

pavement des édifices la mosaïque à compartiments (tithostratum), puis la marqueterie en pierre, composée de morceaux de grandeurs et de formes déterminées seulement pnr le sujet à représenter; Vopus musivum ou mosaïque en pâle de verre fut ensuile adopté, non-seulement pour les pavés et les voûtes des édifices, mais encore pour le revêtement des murailles, des colonnes et même des meubles.

Dans les premières églises chrétiennes, le sanctuaire, le pavé de la nef, les ambons, la clôture du chœur, la chaire et le siège de l'évêquc étaient seuls décorés de mosaïques. Dans quelques anciennes basiliques, on remarque des pavements auxquels on a donné le nom à'opus Alexandrinum et qui sont formés de grandes dalles de porphyre ou de granit, ordinairement circulaires et encadrées les unes aux autres par de larges bandeaux ou entrelacs de mosaïques à dessins réguliers, en pierre de couleurs vives et tranchées.

Les Byzantins perfectionnèrent cet art en recouvrant de petits cubes de marbre avec une couche de verre sous laquelle ils introduisaient des feuilles d'or ou d'argent.

En France, les mosaïstes de l'époque mérovingienne suivirent, dans leurs dessins, les traditions des siècles précédents; les murs étaient revêtus intérieurement de plaques de marbre couvertes de peintures et incrustées de mosaïques formées principalement de petits cubes en émail opaque et souvent dorés.

Au moyen âge, la mosaïque en pâte de verre fut encore en usage ; on possède à l'abbaye de Saint-Denis deux fragments de ce genre, que l'on attribue au su* siècle. Mais plus généralement les carrelages en terre cuite, avec dessins incrustés, ou les dalles gravées remplacèrent alors les mosaïques gallo-romaines.

C'est surtout en Italie que, pendant les XVe et xvi* siècles, la mosaïque de pavage, de tableaux et de revêtement redevint un élément essentiel de décoration ; c'est de cette époque que datent les mosaïques fabriquées à Venise pour les pavements et que l'on appelle pavés vénitiens.

MOSQUÉE. — i

Aujourd'hui encore c'est dans la même contrée que cet art trouve le plus fréquemment eon application, en raison de la proximité des gisements de marbre, d'albâtre, de serpentine, de jaspe, de porphyre, d'agate, d'aven tu ri ne, de calcédoine, de malachite, etc., matières généralement employées. Les produits de la manufacture royale de Florence représentent une variété de l'industrie des mosaiques loute spéciale a cette ville et à laquelle on a justement donné le nom de mosaïque florentine.

A Paris, on imite aujourd'hui les ouvrages de ce genre, au moyen de certains marbres. On fait également des mosaïques en céramo-marbre ou ciment anglais comprimé, en plâtre aluné,en bois, mastics bitumineux, tels que la lave fusible en cailloux colorés, etc.

Mosquée,' *. /. — Temple musulman.

Les Arabes dislinguent plusieurs sortes de mosquées ; la mesdjid, ou mosquée simple, uniquement destinée aux prières quotidiennes; la dj dmi, celle ou les fidèles se réunissent le vendredi pour la prière publique ; la zaouia, celle ou sont inhumés les restes des saints personnages et où l'on instruit les enfants.

Les mosquées sont généralement construites but plan carré et surmontées de tours ou minarets (voy. ce mol), sur lesquelles existe une galerie d'où le muezzin fait l'appel à la prière. L'intérieur offre certaines dispositions qui se représentent toujours : On y trouve le kiblah, niebe pratiquée dans le mihrab, ou milieu de l'une des faces tournée vers la Mecque et vers laquelle on se tourne en priant. A droite est le siège du cheikh et, à gauche, la tribune des muezzins ; à l'intérieur de ia nef se dresse une chaire à escalier droit pour le prédicateur. Des lampes sont suspendues aux voûtes ; les murs sont recouverts d'inscriptions tirées du Koran et encadrées d'arabesques. Des fontaines, des piscines pour les ablutions, une salle de lecture ou maksoura sont voisines de la mosquée.

Les colouues élancées, les arcs en plein

i — MOSQUÉE,

cintre ou en fer à cheval, les plafonds peints, les verres colorés, les mosaïques, les arabesques, les sculptures les plus fines, les métaux précieux se trouvent à profusion dans ces édifices; l'imagination est frappée autant par la finesse et la multiplicité des détails que par le contraste harmonieux des plus riches couleurs.

Nous donnerons seulement ici (lig. 187a) le plan de la mosquée de Kaïtbaï, que l'on peut, malgré ses dimensions restreintes, regarder comme l'un des monuments les plus parfaits do Caire. La légende qui suit donne l'explication de ce plan ;

Fip. 1879.

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