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MOULÉ

Mais, dans la pratique, on applique également le nom de moufle à l'ensemble de ces deux systèmes.

Une des extrémités de la corde est attachée à la chape supérieure, tandis que l'autre extrémité est libre. La chape inférieure porte un crochet auquel on fixe le fardeau à soulever.

Assemblage k moufle, réunion de deux barres de fer bout à bout au moyen d'un enfourchement ; ce système est utilisé pour les chaînages (voy. ce mot).

Mouillé, ée, part, passé. — Terme de sculpture qui s'applique à la draperie lorsqu'elle semble adhérer au nu.

Moulage, s. m. — Opération dans laquelle on emploie les moules pour donner aux objets des formes déterminées.

Les tuiles et les briques (voy. ces mots) sont ainsi fabriquées au* moule.

La reproduction des bas-reliefsdesstatues se fait par le moulage. On applique sur l'objet une matière propre à recevoir l'empreinte en creux et à servir de moule. On emploie généralement le plâtre cuit au four, pulvérisé, passé au tamis de soie et délayé dans l'eau.

Pour reproduire un bas-relief ou imbibe Je moule d'huile, au moyen d'un pinceau, afin d'empêcher l'adhérence ; puis on le couvre de plâtre. Le moule employé pour une figure de ronde bosse est formé de plusieurs pièces qui, toutes réunies, donnent un creux dont les proportions sont celles de l'objet ; c'est dans ce creux que Ton coule du plâtre assez liquide pour l'introduire dans toutes les sinuosités du moule et, quand ce plâtre est bien sec, on enlève successivemant les parties du revêtement ; on a découvert alors la figure moulée.

Carton de moulage (voy. Carton).

On appelle fonte de moulage celle qui a été fendue sur ou dans des moules.

Moule, s. m. — 1° Forme de bois ou de métal qui sert de modèle ou de patron pour la confection d'un ouvrage.

Les tailleurs de pierre emploient ainsi des calibres au moyen desquels ils tracent sur lespierres les profils des moulures qu'ils ont à y tailler.

Les treillageurs se servent, pour tourner une latte en rond, suivant un diamètre déterminé, d'un morceau de bois cylindrique portant sur le côté une encoche destinée à recevoir l'extrémité de la baguette ou de la latte qu'on veut courber.

2° Masse ou appareil disposé de manière à présenter un vide ou creux, que l'on remplit d'une substance liquéfiée ou plastique, telle que de la cire, de l'argile, du plâtre pu du métal, susceptible de se solidifier el de conserver exactement la forme donnée par le moule.

Divers corps d'étal font usage de moules.

Les reproductions d'objets d'art se font au moule (voy. Moulage) ; les briques et les tuiles sont fabriquées au moyen de châssis de bois que l'on appelle aussi moules (voy. Brique, Tuile).

Les plombiers emploient, pour couler leurs tables de plomb, un appareil auquel ils donnent le nom de madrier (voy. ce mot).

Ils nomment encore moule à tuyaux un cylindre creux, A (fig. 1889), ouvert par les

te

Fig. 1889.

deux bouts et qui porte, près de l'une de ses extrémités, un entonnoir B, par lequel on verse Je plomb fondu dans le moule. G est le mandrin ou noyau cylindrique; un évent ou ventouse, pratiqué dans l'épaisseur du cylindre, laisse échapper l'air remplacé par le plomb.

La fig. 1890 montre en D une partie de

Fig. 1890.

tuyau coulé ; F est une bride à charnière retenue dans ses tenons avec une clavette.

Moulé, ée, part, passé. — Se dit d'un ouvrage fabriqué au moule (voy. Moulagey

On appelle marches moulées celles qui

sont ornées d'une moulure avec filet au bord de leur giron.

Moulet, t. m. — Calibre de bois que les menuisiers emploient pour régler les épaisseurs :

Moulin, ». m. — Nom que l'on donne a la fois aux machines qui servent a moudre les céréales, à fouler ou à façonner des métaux et aux bâtiments qui contiennent ces appareils.

L'emploi de machines pour broyer le blé remonte à la plus haute antiquité. Les liTres de Moïse et d'Homère nous apprennent que, de leur temps, on se serrait de meules cylindriques que l'on- faisait tourner l'une au-dessus de l'autre.

Les Romains pilaient encore leur blé lorsque les moulins à bras étaient connus depuis longtemps en Grèce et en Asie. Ce ne fut qu'après la conquête de ces régions qu'ils empruntèrent l'usage de moudre aux peuples vaincus. La fig. 1891 représente eu A l'extérieur, et en B l'intérieur de l'un des moulins trouvés à Pompél. Cet appareil

se compose : 1° d'une meule gisante conique et se terminant a la partie supérieure, par un pivot de fer ; 2° d'une meule volante, catillus, représentée en place et ayant, à peu près, la forme d'un sablier ; une pièce de fer posée au point de contact dos deux cônes et pourvue.au cenire, d'une cavité, reçoit le pivot de fer de la meta

Les barres qui doivent faire tourner la meule sont introduites dans des trous carrés ménagés sur un cercle de fer horizontal. Le blé, versé par le haut, tombait dans l'étranglement, glissait entre les parois des deux cônes en contact et était écrasé, puis tombait en farine sur les calés de la base du cône.

Les moulins à eau semblent avoir pris naissance dans l'Asie Mineure: ils furent introduits en Italie du temps de César; une description de Vitruve, dans sou X* livre, prouve que ces machines étaient connues au temps d'Auguste ; mais ce n'est seulement que vers le iv* siècle de noire ére que l'usage s'en répandit dans les environs de Rome.

La fig. 1892 représente le moulin à eau décrit par Vitruve et qui est semblable à nos moulins A eau actuels. Une grande rone a ailerons A fait mouvoir une roue dentée

Fig. 1883.

B, que l'on nomme hérisson et qui est posée dans le même sens et sur le môme axe que la première. Une autre roue plus petite C également dentée, mais horizontale et vulgairement appelé lanterne, porte, à l'extrémité supérieure de son essieu, un fer en forme de hache à deux tranchants qui l'affermit dans la meule. Le mouvement de rotation est communiqué à la lanterne par la petite roue verticale et transmis à la

meule, sur laquelle est suspendue lu trémie Dqui fournil le grain; celui-ci csl broyé par le tournoiement des meules et changé en farine,

L'introduction en France des moulins à eau ne parait pas remonter au delà de la lin du vin» siècle.

Ces machines, pendant le moyen âge, dépendaient de châteaux ou d'abbayes isolés et les habitants étaient, dans une certaine étendue de territoire, tenus d'y venir moudre leur blé ; les moulins étaient souvent fortifiés et les roues motrices soigneusement abritées sous .la maçonnerie, pour que l'on ne pût les détruire au moyen d'engins de guerre. Dans les villes, ungrand nombre de moulins à eau étaient construits en bois et placés sur des ponts également en charpente et avec lesquels ils faisaient corps '.

Les moulins à vent semblent êlre d'origine orientale, mats plus récente que les moulins à eau; on pense qu'ils nefurent introduits en France que vers la moitié du si" siècle.

Leur mécanisme est analogue au précédent. Une roue dentée, montée sur un axe à peu prés horizontal, reçoit un mouvement de rotation, au moyen d'un volant composé de quatre bras ou ailes fixés sur l'extrémité extérieure du môme axe. Cette roue déniée communique le mouvement à une lanterne qui le transmet à la meule. Ce mécanisme est enfermé dans une tour carrée ou circulaire, eu maçonnerie ou en charpente.

Dans ce dernier cas, l'enveloppe, que l'on nomme la cage, peut être mobile autour d'un axe vertical par l'intermédiaire duquel elle repose sur son support; il est alors possible de placer l'axe dans la direction du vent, c'est-à-dire d'orienter le moulin. Nous donnons (tig. 181)3} un moulin en bois du xvi* siècle, qui était monté sur un fort poteau reposant sur deux semelles en croix et renforcé par des coutreliches ; des coins plantés en terre fixaient le moulin dans une position déterminée et permettaient d'en faire varier l'orientation.

On emploie encore les moulins à vent à

' VioUei-Le-Duc, Dût. d' architecte™.

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