‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 5)Chapitre 211 sur 553 · MOUVEMENT · texte numérisé non relu

MOUVEMENT

Moustler, s. m. — Vieux mol qui signifle monastère. On a également donné ce nom, particulièrement en Allemagne»

aux églises desservies par des moines.

Mouton, s. m. — 1° Bloc de bois, de fer ou de fonte qui sert, dans une sonnette, au battage des pieux.

Le poids d'un mouton varie de 300 à 600 kilogrammes. Ceux qui sont en bois portent, à leur partie postérieure, deux saillies qui s'engagent entre les jumelles de la sonnette et qui servent de guide au mouton pour l'empêcher de dévier dans sa chute (voy. Battage des pieux, Sonnette).

La hie est un bloc plus pesant que le mouton proprement dit et que Ton soulève au moyen d'un moulinet.

2* Armature en bois à laquelle est suspendue une cloche (voy. ce mot)

Mouvement, s. m. — Pièce de fer on de cuivre posée en bascule et qui sert à changer la direction du fil de tirage d'une sonnette, d'une porte cochère, etc.

Le mouvement de sonnette simple est représenté par la lig. 1890; c'est une

Fig. 1896.

branche de bascule, au tiers d'exécution, montée sur un support à pointe droite.

On distingue encore : le mouvement à deux branches, dit aussi aile de mouche et qui peut être monté, soit sur un» pointe

Fig. 1897.

droite (voy. Aile), soit sur une pointe coudée, comme le montre la figure 1897.

Le mouvement à charnière ou pied de

biche, monté à arrêt c, représenté au tiers d'exécution par la fig. 1898.

Fig. 1898. -

Il y a encore les mouvements petits, moyens, grand modèle, à congé, sur support à patte, à scellement, montés sur ou sous platine, entaillés, etc.

Les mouvements de tirage placés sur les piédroits des portes pour faire mouvoir les sonnettes d'entrée se nomment coulisseaux ou tirages proprement dits (voy. ces mots).

Moye (voy. Jf oie).

Moyer, v. a. — Scier une pierre de taille, la fendre suivant la moye ou partie tendre que l'on rencontre suivant le lit de carrière. Une pierre moyée est celle dont le tendre est abattu.

Moyeu, s. m. — Terme de treillage qu désigne un morceau de bois dans lequel sont placées les fleur*.

Muette, s. f. — On appelait ainsi autrefois de petites maisons construites dans les parcs et où l'on conservait les mues de cerfs, les oiseaux de fauconuerie, au temps de la mue, ou les meutes de chiens. Plus tard, on appliqua ce nom aux pavillons et autres constructions servant de relais et de rendez- vous de chasse.

Mufle, s. m. — Terme de peinture et de sculpture désignaut un masque ou tête d'animal et particulièrement une face d'un lion.

Muid, s. m. — Ancienne mesure usitée pour le plâtre et qui comprenait trentesix cens à deux boisseaux, c'est-à-dire, eu mesures actuelles, neuf cent vingt-six litres.

Mur, s. m. — Ouvrage de construction composé d'éléments tels que la pierre de taille, le moellon, la brique, la meulière, le caillou, le pisé, le bois ou simplement la terre et qui sert à enclore un espace, à supporter des terrassements ou les étages

d'un bâtiment, à y établir des divisions,

etc.

Les murs qui ne font que porter sont appelés murs de fondations ; ce sont ceux qui reçoivent toute la charge des constructions et que Ton établit, en bons matériaux, sur le sol résistant, à une certaine profondeur au-dessous de la surface du terrain où Ton bâtit. On monte ces murs ordinairement jusqu'au niveau du plancher du rez-dechaussée (voy. Fondation).

Dans certaines constructions, le mur de fondation est continué, soit sur !a même épaisseur, soit avec une retraite, jusqu'à une certaine hauteur au-dessus du soi pour garantir mieux le rez-de-chaussée de l'humidité des terres ou de l'eau de pluie; il prend alors le nom de mur de soubassement.

Les murs qui soutiennent des terres, appelés murs de terrasse ou de soutènement, sont construifseh talus au dehors et contreforts ou retraites en dedans. En raison de l'humidité des terres soutenues où l'eau ne trouve pas d'issue, on pratique généralement des ouvertures étroites appelées barbacanes ou chantepleures qui permettent à l'eau de s'échapper (voy. Soutènement).

Les murs qui limitent, au-dessus du sol, certains espaces peuvent simplement enclore un terrain et se nomment murs de clôture, ou bien ilsenceignenlun bâtiment. Dans ce dernier cas, Us peuvent être euxmêmes murs de fondation et servir, en même temps, à clore d< s espaces, tels que des caves utilisées au-dessous du rez-dechaussée.

Les autres murs qui forment enceinte au-dessus du sol se nomment murs de pourtour ou murs extérieurs. On leur donne certaines dénominations telles que celles-ci :

Mur de face, mur extérieur d'uu bâtiment, qui est placé, soit du côté d'une vue, ou de l'entrée principale, soit du côté des cours et jardins.

Mur latéral, mur en dehors du mur de face et pouvant être mitoyen (voy. ce mot).

Mur de pignon, mur dont la partie supérieure, affectant la forme des rampants du comble, reçoit l'extrémité du comble.

Les murs qui divisent et constituent les espaces ou pièces que Ton veut établir dans les édifices prennent le nom de murs de refend (fig. KS99).

Fi»?. 1809.

Ces deux espèces de murs extérieurs ou de refend peuvent également concourir à supporter le poids d'une ou plusieurs parties de la construction ; on leur donne alors une épaisseur convenable pour cet objet et on les désigne sous le nom de gros murs. Les murs peu épais qui servent seulement à former des divisions dans un même étage, mws qui ne portent d'autre charge que celle de leur propre poids, se nomment cloisons (voy. ce mot).

D'après certaines fonctions que les murs ont à remplir, on leur donne encore les dénominations suivantes :

Mur en aile, mur droit ou courbe construit en avant de la face de tête d'un pont et servant de mur de soutènement (voy.

Aile).

Mur d'appui ou de parapet, mur qui n'a qu'un mètre environ de hauteur au-dessus du sol (voy. Appui).

Mur d'allégé, celui qui forme l'appui d'une croisée (voy. Allège).

Mur en décharge, mur dont le poids est soulagé par des arcaturesen maçonnerie.

Mur de- dossier, mur en exhaussement sur un mur de pignon et contre lequel sont adossés des tuyaux de cheminée (voy. Dossier).

Mur dé douve, mur intérieur d'un réservoir ou d'un bassin.

Contre-mur, mur appuyé contre un autre pour consolider ou pour satisfaire à certaines prescriptions légales.

Mur de parpaing, mur formé de pierrefl

posées de champ cl qui en fo:il toute l'épaisseur ; ces murs servent pour les ëchiffres et pour les soubassements de cloisons (voy. Parpaing).

Mur de quai, mur de sou tellement retenant les terres sur les berges d'un canal, d'un fleuve, surlepourtourdu bassin d'un port, aux quais d'une Italie à marchandises (voy. Quai).

Mur de barrage, celui qui maintient les terres ou la maçonnerie formant un barrage {voy. ce mol).

Des matériaux très-divers, avons-nous dit, entrent dans la composition des murs. La terre argileuse, lu bauge, le pisé, le cattlou, le bois (voy ces mots) sont des éléments employés pour les murs extérieurs, dans les constructions les plus simples et les plus humbles.

Ces matériaux sont rapidement attaqués par les influences atmosphériques et n'offrent aucune garantie de durée ni de solidité. La maçonnerie seule doit «ire employée pour toute construction quelque peu importante. On distingue plusieurs sortes de maçonnerie : la maçonnerie homogène en pierres de taille, ea moellons, en briques, en meulières, et la maçonnerie mixte, dans laquelle ces divers éléments sont combinés entre eux.

Nous avons indiqué aux articles : Appareil, Meulière, Moellon, les différents systèmes de construction qui conviennent le mieux avec la pierre de taille, le moellon, la meulière, systèmes dont nous avons étudié les différentes applications faites par les anciens et les modernes ; ces méthodes sont utilisables pour les murs qui en constituent le gros œuvre dans les édilices.

Nous parlerons ici de la maçonnerie en brique comme étant la plus communément employée dans les pays de plaine ou dans les régions dépourvues de pierre, ou qui n'ont qu'une pierre trop dure pour être facilement taillée.

Les murs en briques sont formés de briques reliées par du mortier ou par du plaire ; le premier mode de liaison est préférable; mais il faut que les joints n'aient pas une forte épaisseur, O™,!)! en-

viron. Ces murs sont élevés par assises horizontales disposées de façon que les joints verticaux ne tombent pas les uns audessus des autres. La brique ordinaire ayant des dimensions déterminées de Om,ïi, 0m,107 et 0,055, les murs en briques ont des dimensions qui dépendent de la disposition donnée a ces matériaux. On range, parmi les cloisons (voy. ce mol), les murs qui n'ont sur leur épaisseur qu'une brique à plat ou sur champ et qui ne servenl qu'à former des séparations intérieures, des clôtures pour des constructions très-peu importantes ou des remplissages.

Les murs de 0m,2i d'épaisseur, que l'on classe aussi très-souvent parmi les fortes cloisons, peuvent servir de murs principaux dans un certain nombre de bâtiment*. Un grand nombre d'habitations pour les hommes et pour les bestiaux n'ont pas de murs extérieurs plus épais. Les gros murs, ou murs proprement dits et qui exigent dans leurs assises un arrangement particulier de briques, sont ceux donl l'épaisseur est de 0m,33, c'est-à-dire trois largeurs de briques ou de 0m,H. c'est-à-dire de deux fois la longueur ou quatre fois la largeur d'une brique.

La iig. 1900 montre comment les matériaux peuvent être disposés, dans le pre-

Fig. 1900.

mier cas, pour que la construction soit solide et que les joints verticaux ne soient pas eu prolongement les uns des autres.

La Iig. 1901 représente également une maçon nerie de briques de 0m,41 d'épaisseur.

Autant que possible, les baies d'où vurluiu

d'un bâtiment, à y établir des divisions,

etc.

Les murs qui ne font que porter sont appelés murs de fondations ; ce sont ceux qui reçoivent toute la charge des constructions et que Ton établit, en bons matériaux, sur le sol résistant, à une certaine profondeur au-dessous de la surface du terrain où Ton bâtit. On monte ces murs ordinairement jusqu'au niveau du plancher du rez-dechaussée (voy. Fondation).

Dans certaines constructions, le mur de fondation est continué, soit sur la même épaisseur, soit avec une retraite, jusqu'à une certaine hauteur au-dessus du sol pour garantir mieux le rez-de-chaussée de l'humidité des terres ou de l'eau de pluie; il prend alors le nom de mur de soubassement-

Les murs qui soutiennent des terres, appelés murs de terrasse ou de soutènement, sont construitseri talus au dehors et contreforts ou retraites en dedans En raison de l'humidité des terres soutenues où i'eau ne trouve pas d'issue, on pratique généralement des ouvertures étroites appelées barbacanes ou chantepleures qui permettent à l'eau de s'échapper (voy. Soutènement).

Les murs qui limitent, au-dessus du sol, certains espaces peuvent simplement enclore un terrain et se nomment murs de clôture, ou bien ils enceignenl un bâtiment. Dans ce dernier cas, Us peuvent être euxmêmes murs de fondation et servir, en même temps, à clore d< s espaces, tels que des caves utilisées au-dessous du rez-dechaussée.

Les autres murs qui forment enceinte au-dessus du sol se nomment murs de pourtour ou murs extérieurs. On leur donne certaines dénominations telles que celles-ci :

Mur de face, mur extérieur d'uu bâtiment, qui est placé, soit du côté d'une vue, ou de l'entrée principale, soit du côté des cours et jardins.

Mur latéral, mur en dehors du mur de face et pouvant être mitoyen (voy. ce mot).

Mur de pignon, mur dont la partie supérieure, affectant la forme des rampants du comble, reçoit l'extrémité du comble.

Les murs qui divisent et constituent les espaces ou pièces que l'on veut établir dans les édifices prennent le nom de murs de refend (fig. 1M)9).

Ki}?. 1899.

Ces deux espèces de murs extérieurs ou de refend peuvent également concourir à supporter le poids d'une ou plusieurs parties de la construction ; on leur donne alors une épaisseur convenable pour cet objet et on les désigne sous le nom de gros murs. Les murs peu épais qui servent seulement à former des divisions dans un même étage, mut s qui ne portent d'autre charge que celle de leur propre poids, se nomment cloisons (voy. ce mol).

D'après certaines fonctions que les murs ont à remplir, on leur donne encore les dénominations suivantes :

Mur en aile, mur droit ou courbe construit en avant de la face de tête d'un pont et servant de mur de soutènement (voy.

Aile).

Mur d'appui ou de parapet, mur qui n'a qu'un mètre environ de hauteur au-dessus du sol (voy. Appui).

Mur d'allège, celui qui forme l'appui d'une croisée (voy. Allège).

Mur en décharge, mur dont le poids est soulagé par des arcaturesen maçonnerie.

Mur de- dossier, mur en exhaussement sur un mur de pignon et contre lequel sont adossés des tuyaux de cheminée (voy. Dossier).

Mur dé douve, mur intérieur d'un réservoir ou d'un bassin.

Contre-mur, mur appuyé contre un autre pour consolider ou pour satisfaire à certaines prescriptions légales.

Mur de parpaing, mur formé de pierres

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