MUSÉE
tige non forée, pour renforcer cette partie, qui s'usait en frottant sur les barbes du pêne.
Fig. 190?.
Musée, Muséum, s. m. — Mot qui vient du grec mouseion et qui désignait primitivement un temple des Muscs, un lieu qui leur était consacré. Dans la suite, on donna le nom de muséum à un établissement fondé par Ptolémée Philadelphe, à Alexandrie, pour Je développement des sciences et l'entretien de littérateurs et de savants aux frais de l'État.
Les modernes appliquent le nom de muséum ou de musée aux bâtiments qui renferment des collections d'œuvres d'art, d'objets relatifs à l'étude des sciences, ou même de produits industriels.
Il y a des musées d'antiquités, de statues, de tableaux, d'bisloire naturelle, d'armes, de machines, etc. Les anciens n'avaient pas de collections de ce genre; les ouvrages des artistes, destinés à décorer les temples et autres monuments, ne pouvaient être admirés que dans ces édifices exclusivement; c'est à partir du xv* siècle de notre ère que l'on commença à former des musées.
La plupart de ces établissements présentent, comme distribution générale, soit une série de salles de grandeurs et de formes diverses, soit une ou plusieurs galeries. Cette dernière disposition, tout en produisant-plus d'effet, offre cet inconvénient de nuire, par l'ensemble, aux détails et de réunir, dans une même salle, des objets trop dissemblables sous tous les rapports. Il en résulte que la disposition qui semble la plus rationnelle consiste en une série de salles de dimensions restreintes et déterminées en vue des objets qu'on veut y exposer; chacune de ces salles serait affectée, par exemple, s'il s'agit d'un musée
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de tableaux, aux œuvres d'une même école, classées par ordre chronologique, et à des productions de mémo nature, s'il s'agit d'un musée scientifique ou industriel. Ces différentes pièces devraient communiquer bellement entre elles; la distribution en enfilade est propice à ce résultat; un long vestibule peut d'ailleurs leur servir de lieu commun et permettre au public de se rendre directement dans chacun des principaux groupes d'objets, classés suivant leur nature.
On peut toutefois se proposer, comme an grand salon carré du Louvre, de réunir les chefs-d'œuvre les plus propres à produire une impression d'ensemble par le grandiose et la magnificence.
L'éclairage doit être distribué de telle sorte que le jour soit abondant, égal, uniforme, ne produisant ni ombres, ni reflets susceptibles de nuire à la vue des objets exposés. Les fenêtres doivent être percées au nord ; mais il est préférable de faire venir le jour d'en haut, par des ouvertures percées daus les plafonds ou dans les voûtes, et garnies de verres dépolis.
Musique, s. f. — Mélange de poussier, de gravois et de plâtre grossier que les maçons utilisent pour garnir les intervalles des lambourdes dans un plancher.
' Mutule, *. f. — On donne ce nom a
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certains ornements placés sous le larmier, dans l'entablement dorique, et qui correspondent aux trigiyphes, dont ils ont la largeur. Leur forme est indiquée par la fig. 1903, qui donne an entablement dorique grec, arec mutules et demi-mutules, comme on le voit dans les temples grecs anciens.
Fig. 1803.
Ues ornements sont pourvus, en dessous, de saillies circulaires appelées goutta.
Vignole fait la face inférieure des mutules horizontale et supprime la demi-mu tule; il augmente le nombre des gouttes jusqu'à trente-six, disposées sur six rangs, de manière à former un carré.
Les mutuks sont quelquefois remplacées par des denticulet (voy. ce mot) et l'ordre, au lieu d'être appelé mutulaire, est dit alors denticulaire.
Nacelle, Nuncelle, s. f. — Nom que l'on donne quelquefois à des moulures creuses ayant pour profil un demi-cercle (voy. Scott*).
Naissance, s, f. — 1» Synonyme de pierre d'attente ou de harpe.
ï" Bande d'enduit ou de crépi faite eu raccordement, mais dont la largeur ne dépasse pas 0",33 sur les murs et 0",50 sur les plafonds.
3° Naissance d'enduit, plate-bande formant l'entourage d'une croisée ou d'une
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façade et qui no se distingue des panneaux de crépi ou d'enduit que par du badigeon.
4" Naissance de colonne, partie de la colonne qui forme lo commencement du fût et qui le joint au listel reposant sur la base.
5° Naissances de voûte, pointa ou une voûte s'appuie sur les piédroits. Le plan horizontal qui contient ces points se nomme flan des naissances.
Naos — Nom grec de la eelta {voy. ce mot) dans les temples anciens.
Dans i 'architecture chrétienne primitive, le même nom a été appliqué a In nef d'une église (voy. Sef).
Nappe, s. f. — Les plombiers donnent ce nom a de larges tables de plomb qu'ils emploient pour couvrir des terrasses, des terrassons, des chéncaox de grandes dimensions, etc.
Narthex. — Sorte de vestibule ou porche qui précédait la nef, dans les premières églises chrétiennes, et qui correspondaitau pronaos des basiliques romaines.
Le narthex était quelquefois formé par les galeries qui se retournaient sur la face opposée a l'abside, ainsi qu'on le voit a la basilique de Sainte-Agnès hors les murs ; mais plus souvent il était adossé contre la basilique et était ouvert sur une cour ou atrium entouré de portiques. C'est dans le narthex que se tenaient les catéchumènes, les énerguménes et les pénitents appelés écoutants, parce que de là ils pouvaient assister au service divin et entendre la parole du prédicateur.
Quelques églises possédaient deux narthex, comme a Sainte Sophie de Conslantinople. Le narthex extérieur se nommait exonarthex ■ celui de l'intérieur, esonarthex. Les archéologues ont appliqué le nom de narthex aux porches de certaines églises du moyen âge, de celle de Vézelay, par exemple, bien qu'à cette époque on ne fit pas usage de la même dénomination (voy. Porche).
Natte, *. f. — Ornement architectural employé dans certaines églises romanobyzantines.
Navée, s. f. — Nom donné par les