NERVURE
romaines, fermée par deux murs et un comble, ou accompagnée latéralement de deux autres nefs plus basses, surmontées d'une paierie ou d'un comble en appentis. Lé' vaisseau central, dans ce dernier cas, prend le nom de grande nef et les ailes, celui de collatéraux OU bas -côtés.
A l'époque romane primitive, deux rangées de piliers ou de colonnes établissaient ces trois divisions dans l'édifice et supportaient de hautes murailles percées, à une assez grande hauteur, d'étroites fenêtres.
Il en était de même pour les murs des nefs latérales, et même, dans certaines contrées, les collatéraux seuls étaient éclairés. Le sommet des nefs, couvert de charpentes apparentes, commença dés lors à se transformer en voûte plein cintre, construite en blocages et d'abord établie immédiatement au-dessus des arcs qui reliaient les colonnes; celle disposition, en même temps qu'elle donnait peu de hauteur au vaisseau central, le privait de fenêtres ; plus tard on allongea les proportions des colonnes ou des piliers ; puis on arriva à leur superposer un étage de colon nettes et d'arcades secondaires (voy. Trifotium).
Au XII0 siècle, les colonnes furent surmontées de longs fûts isolés ou en faisceaux atteignant les retombées des voûtes supérieures; au-dessus des arcs latéraux furent établies de nombreuses fenêtres simples ou doubles. Au xiii° siècle, ces baies, plus allongéestsont garnies de vitraux de couleur. v Au siècle suivant, on commença ù percer les murs des collatéraux pour les accompagna de chapelles, qui bientôt formèrent un cordon continu autour de l'église. En outre, le nombre des nefs, fixé d'abord à trois au plus, fut porté à cinq, comme aux cathédrales de Paris et de Bourges, et même à sept, ainsi qu'à la cathédrale d'Anvers.
La décoration des nefs consiste en peintures murales représentant des sujets religieux ou légendaires, pavements plus ou moins précieux, tels que mosaïques, dalles de pierre ou de marbre entremêlées de pierres tombales avec figures de
personnages, vitraux coloriés, chaires en bois, en pierre ou en marbre sculptés, tribunes supportant les orgues, etc.
Avant-nef, partie des églises latines que Ton appelait aussi pronaqs ou narthex (voy. ces mots).
Néflier, s. m. — Grand arbrisseau dont le bois fin, dur, égal, peut être utilisé pour les machines, lorsqu'il est parfaitement sec ; on l'emploie aussi pour faire dès dents d'engrenages, des fuseaux ou chevilles de lanternes pour les moulins (voy. ce mol). Le poids spécifique de ce bois est 0*9 12.
Nerf, s. m. — {• On emploie quelquefois ce mot comme synonyme de nervure, dans l'architecture du moyen âge.
2° Filament que présente la structure Intérieure du fer et qui se rencontre dans les petits échantillons affinés et façonnés en barres.
Cet état est dû à ce que les grains du métal, sous l'influence de la compression, se sont écrasés, étendus et soudés les uns aux autres, de manière à se transformer en fils ou fibres. Le fer ainsi modiûé dans ses éléments se nomme ter fibreux ou nerveux-, il est moins cassant que le fer grenu.
Nerprun, s. m. — Arbrisseau dont le fruit produit un suc qui sert à fabriquer les couleurs appelées vert de vessie et graine d'Avignon (voy. ces mots).
Nerver, v. a. — ' Terme de menuiserie qui s'emploie dans le même sens que maroufler (voy. ce mot).
Nerveux (fer) (voy. Nerf).
Nervure, s. f. — En général, partie d'un ouvrage de construction faisant saillie en forme de côte.
Les arêtes saillantes qui séparent les pendentifs des voûtes ogivales sont des nervures qui forment, en quelque sorte, la carcasse de l'ensemble ; ce sont des arcs appareillés en claveaux qui divisent et répartissent la charge sur les points d'appui, facilitant du reste la construction; car leurs intervalles ne sont occupés que par des matériaux de remplissage. L'origine des nervures remonte à la période dite de transition;