ORME. — MO
da côté de l'orient. Les premiers chrétiens, aa contraire, avaient placé le chœur à l'occident, pour ne pas imiter les païens, qui tournaient leurs temples an levant.
Cette orientation fut reprise par les architectes du moyen âge et l'usage s'en est conservé jusqu'à dos jours, bien qne souvent l'on n'en tienne pas compte.
Orienter, v. a. — Orienter un plan, c'est y marquer la position des points cardinaux.
Orillon, s. m. — Plomberie. On désigne ainsi les tenons ménagés sur le pourtour de la chaudière.
Architecture militaire. Saillie arrondie A (fJg. 1057; qne forme sur le flanc ou épaule la face d'an bastion. Inventé par les
Fig. 1957.
italiens, le système des orillons a été appliqué par Vauban, mais on y a renoncé aujourd'hui parce qu'il gêne les feux de flanc.
Orle, s. m. — Listel ou filet placé sous l'ove d'un chapiteau et qu'on nomme ceinture ou colarin. Situé au bas du fût, il prend également les noms à1 orle ou de ceinture.
Le parement de la volute ionique est pourvu d'un listel qui reçoit la même désignation.
Orlet, s. m. — Petite moulure plate qui couronne Ja cymaise (voy. ce mot).
Orme, s. m. — Arbre de première grandeur, appartenant à la famille des ulmacées. Sa hauteur atteint jusqu'à 25 et 30 mètres et la circonférence du tronc, jusqu'à 4 et 5 mèlrcs. Son poids spécifique varie de 0,553 à 0,905.
Le bois que fournit l'orme est jaune, marbré de taches brunes ou jaunâtres, très-fibreux, dur, souple et liant, susceptible de prendre le poli, se travaillant bien
ORNEMESTISTE.
quand il est jeune. Mais il se tourmente beaucoup, devient cassant, lorsqu'il est trop sec et est sujet à être piqué par les ver3 ; aussi les menuisiers ne l'emploientils pas. On s'en sert quelquefois dans la charpente, mais pour des coustrjctions qui demandent peu de dorée. L'orme tortillard est que! juefois utilisé pour faire des poinçons de combles à plusieurs égoots qui doivent recevoir un grand nombre de mortaises. On fait souvent, avec le bois de Yorme, des pièces qui entrent dans la charpenteric des moulins et des pressoirs, des vis, àes écrous, des corps de pompe et des tuyaux de conduite, ainsi que d'autres ouvrages destinés à rester dans l'eau ou dans la terre et qui dorent très-longtemps.
On emploie encore ce bois pour faire des dessus d'établis, des billots, des crics, etc.
Les ébénistes fabriquent des placages avec la loupe d'orme.
Ornement, s. m. - On donne ce nom à toute partie d'un ouvrage qui, sans en être un élément essentiel, sert à décorer cet ouvrage. Telles sont les moulures, les sculptures, les feuilles, les oves, les volutes, les rinceaux, les fleurons, les festons, les rosaces, les palmettes, les consoles, les denticules, les caissons, les cartouches, les statues, les vases, etc.
On appelle :
Ornements courants, ceux qui se répètent dans une frise ou dans une moulure, comme les entrelacs, les rinceaux, les oves, etc.
Ornements de coins, ceux qui occupent les angles des chambranles autour des portes et des fenêtres.
Ornements de relief, ceux qui sont sculptés sur le contour des moulures, comme les feuilles d'eau et de refend, les coquilles, etc.
Ornements en creux, ceux qui, comme les oves, les raies de cœur, sont rcfouillés dans les moulures.
Ornementation (voy. Décoration).
Ornementiste, s. m. — Artiste sculpteur qui fait les ornements destinés à l'architecture, spécialement ceux que Ton peut
OSTEAU. — 9
fabriquer à part et appliquer après coup.
Orpiment ou Orpln, s. m. — Sulfure jaune d'arsenic que l'on trouve dans la nature en masses lamelleuses d'un jaune vif éclatant et qui, réduites en poudre, prennent un ton plus clair. On s'en sert en peinture.
On fait aussi de l'orpiment artificiel en faisant Tondre ensemble du soufre et de l'arsenic. Son mélange avec du bleu de Prusse donne une belle couleur verte.
Orthographie, s. f. — Dessin ou représentation d'un édiù'ce à une échelle donnée et suivant une projection géométrale de ses diverses parties. On dit aussi élévation gèomàtrale. On emploie encore le mot orthographie dans le sens de profil ou coupe verticale d'un édifice.
Osier (voyei Saule)
Ossature, s. f. — Carcasse ou charpente d'une voûte, d'un vitrail.
Dans une voûte, Vossature est composée par l'ensemble des nervures; dans le* vitraux, par les fers qui les maintiennent (voyez Armature, Vitrail).
Ossuaire, s. m. — Lieu couvert établi dans les cimetières pour recevoir les ossements retirés du sol lorsque l'on creuse de nouvelles fosses. Au moyen âge, tous les cimetières possédaient une construction de ce genre. Dans les églises même on pratiquait dans les parois des murs des enfoncements que l'on garnissait de grilles serrées et où l'on jetait les ossements.
Mais généralement l'ossuaire était une sorte de petite chapelle percée de petites baies par lesquelles on pouvait voir les os accumulés à l'intérieur ; on trouve encore de ces édicules en Dretagoe. Les murs des galeries de cloitres adossés aux églises étaient souvent aussi garnis d'enfoncements ou réduits, dans lesquels on rangeait les ossements mis à découvert par les fouilles. Actuellement la ville de Taris a pris pour ossuaire une partie des catacombes ou anciennes carrières qui existent sous une portion de celte cité.
Ostean, s. m. - Vieux mot par lequel on désignait la rosace ou œil-de-bœuf occupant la partie supérieure d'une fenêtre à meneaux (voy. (EU).