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Appartements inachevés en 16t

14. Galerie faisant le pendant de la première, inachevée en 1640 et convertie aujourd'hui en musée.

Au-dessous de ces deux galeries principales il en existe deux au 1res de même longueur à rez-de-chaussée et qui se retournent sur la façade de la rue jusqu'au pavillon d'entrée.

La cour était divisée en deux parties dont une formant cour d'honneur, dominant la seconde d'un mètre environ et séparée d'elle par une balustrade en marbre blanc.

La distribution intérieure de cet édifice prête à la critique par bien des points : l'appartement principal, relégué dans un pavillon d'angle, n'était pas suffisamment

accusé, la communication entre la chapelle et la galerie de Rubens ne pouvant se faire que par ce même appartement ; mais il n'en est pas moins certain que le Luxembourg constituait alors, au point de vue considéré, un progrès réel sur les habitations princières dû siècle précédent.

Une demeure somptueuse commencée un peu plus tard, en 1629, est le Palais-

Cardinal, construit pour Richelieu, et qui est devenu, après maintes transformations successives, le Palais-Royal actuel.

On remarquait dans cet édifice le système de distribution nouvellement adopté, les communs et dépendances au rez-dechaussée, les pièces de réception au premier étage, disposées en enfilades et largement éclairées.

Il y avait, en outre, une galerie de tableaux, une chapelle et deux salles de spectacle.

Le palais Mazarin, aujourd'hui Bibliothèque nationale, succède au palais Richelieu et rappelle le goût italien par la décoration intérieure. Le château ou palais de Versailles surpasse, non pas par le caractère de son architecture, mais par sa magnificence et son étendue, toutes les demeures somptueuses édifiées jusque-là par les rois de France.

Le xvni* siècle voit éclore un nouveau mode de distribution : l'hôtel ou palais Bourbon, dont l'emplacement a été couvert, pendant le second empire, par le palais du Corps législatif, fut commencé en 1722. La façade principale s'élevait sur une cour d'honneur précédée d'une avant-cour. Les communs et dépendances étaient rejetés à quelque distance, sans communication directe avec le corps de logis principal. A Tintérieur, les cabinets, garde-robes, couloirs, antichambres, servaient à rendre l'habitation plus commode sous tous les rapports.

De plus grands progrès furent encore accomplis dans cette voie par la construction des hôtels privés, dont quelques-uns sont de véritables palais (voy. Maison).

Le xix4 siècle n'a pas vu s'élever en France de nouvelles demeures souveraines.

PALAIS. — 942

On s'est borné à l'achèvement et à la restauration des palais des Tuileries et de Y Elysée, le premier, commencé en 1564, d'après les ordres de Catherine de Médicis, par Philibert de l'Orme, le second, en 1728, par Molet, pour le comte d'Évreux. Ces édifices n'ont surtout servi de résidences princières que depuis le commencement de ce siècle.

Palais (de justice). — On donne ce nom aux édifices publics dans lesquels siègent les tribunaux.

Les services généraux que doit comprendre un palais de justice sont les suivants : vestibules, salles d'audience, chambres ou cabinets pour les juges, les avocats, les avoués, les greffiers, les témoins, etc.. Le nombre et les dimensions de ces différentes pièces varient avec l'importance du ressort et suivant qu'il s'agit d'une cour ou simplement d'un tribunal de première instance; dans ce dernier cas, l'édifice prend ordinairement le nom de tribunal.

Attenante au palais de justice, une prison est nécessaire pour les accusés subissant la détention préventive.

Pour donner au lecteur une idée des différents services qui peuvent entrer dans une construction de ce genre de première importance, nous emprunterons à l'année 1867 de la Gazette des Architectes le programme du concours qui avait été ouvert pour l'édification d'un palais de justice à Alger.

Nomenclature des pièces et locaux devant entrer dans la distribution générale du plan.

1 salle des Pas-Perdus, et, près de l'entrée, une loge de concierge.

Service de la Cour d*aasl»ea.

1 salle d'audience, 1 pièce pour les délibérations, 1 pièce pour vestiaire des conseillers, 1 cabinet pour le- président, 1 cabinet pour l'avocat général des assises, 1 cabinet pour délibérations du jury, 1 cabinet pour les témoins à décharge, L cabinet pour les témoins à charge, 2 ou 3 cellules pour les accusés.

PALAIS

Service de la Cour Impériale.

Première chambre. — 1 salle d'audience, 1 pièce pour les délibérations, 1 pièce vestiaire pour les conseillers, 1 cabinet pour le président.

Deuxième chambre (police correctionnelle). — I salle d'audience, l pièce pour les délibérations, 1 pièce vestiaire pour les conseillers, 1 cabinet pour le président, l pièce pour les témoins à décharge, 1 pièce pour les témoins à charge, 1 pièce pour les prévenus.

Troisième chambre. — t salle d'audience, l pièce pour les délibérations, 1 vestiaire, l cabinet pour le président.

Chambre des mises en accusation. — 1 pièce pour les délibérations, 1 cabinet pour Je président, 1 pièce pour les avocats près la Cour impériale, 1 pièce pour les défen seurs près la Cour impériale.

Bibliothèque. - 1 pièce pour la bibliothèque, 1 pièce pour dépôt de livres, l pièce pour étudier, communes à la Cour et au tribunal.

Greffe de la Cour impériale. — 1 cabinet pour le greffier en chef, avec antichambre, 4 piècespour les commis greffiers, 1 grande pièce pour le casier judiciaire, 1 pièce pour archives, quelques pièces de débarras ou de réserve.

Service du procureur général.

Parquet du procureur général. — 1 cabinet pour le procureur général avec salle d'attente, 1 cabinet pour le secrétaire du procureur général et le sous - secrétaire, 3 cabinets pour 3 avocats généraux, 2 cabinets pour 2 substituts et attachés, 2 pièces pour archives.

Service du tribunal civil.

Première chambre civile. — 1 salle d'audience, 1 pièce pour les délibérations, 1 pièce vestiaire pour les juges, 1 cabinet pour le président : ce cabinet étant un peu grand pourra servir pour les référés ; 1 pièce pour les témoins à- charge, t pièce pour les témoins à décharge.

PALAIS

Deuxième chambre (police correctionnelle). — 1 salle d'audience, 1 pièce pour les délibérations, 1 pièce vestiaire pour les juges, 1 cabinet pour le président, 1 pièce pour les témoins à charge, 1 pièce pour les témoins à décharge.

Troisième chambre. — t salle d'audience, 1 pièce pour les délibérations, 1 vestiaire pour les juges, 1 cabinet pour le président.

Ordres. — t pièce pour le juge spécial aux ordres.

Greffe du tribunal civil. — 1 cabinet pour le greffier en chef, 2 pièces pour les commis d'ordre, t pièce pour le commis de la troisième chambre, 1 pièce pour le greffier de la deuxième chambre (police correctionnelle), 1 pièce pour l'état civil, 1 pièce pour le casier judiciaire, 1 pièce pour dépôt des pièces à conviction, t ou 2 pièces pour débarras et réserve.

Bureau. — 1 pièce pour les défenseurs près le tribunal civil, avec vestiaire.

Instruction criminelle.

Première chambre. — 1 cabinet pour le juge d'instruction, 1 cabinet pour son secrétaire.

Deuxième chambre. — Semblable à la première pièce pour témoins et cabanons pour les prévenus, communs aux deux chambres.

Service du procureur Impérial.

1 cabinet pour le procureur impérial avec salle d'attente, t cabinet pour le secrétaire du procureur impérial, 3 cabinets pour 3 substituts, 1 grande pièce pour les commis et employés du parquet, 1 pièce pour archives, 1 cabinet pour l'huissier du parquet.

Petit parquet.

1 pièce d'attente pour les individus arrêtés préventivement, 1 pièce pour les commissaires de police et les agents de la force publique, 1 cabinet pour le procureur impérial et son substitut, des lieux d'aisances répartis dans les différents services, débarras pour dépôt du gros matériel.

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Au détail de ce programme nous ajouterons quelques considérations générales sur ces édifices.

La salle des Pas-Perdus, qui est le principal vestibule et sert de lieu de rendezvous aux avocats, aux plaideurs, aux gens d'affaires, aux curieux attendant l'ouverture de l'audience, doit avoir de grandes dimensions et se présenter dès l'entrée de l'édifice. Celte salle doit donner un accès directdans les principales salles d'audience, que l'on fait toutefois précéder d'un tambour (voy. ce mot) pour amortir le bruit venant du dehors. On doit pouvoir, eu outre, par ce grand vestibule, communiquer, au moyeu de galeries, de corridors, de vestibules ou directement, avec les dépendances telles que le greffe, les cabinets du ministère public et du juge d'instruction, etc.

Parmi les salles d'audience, celle qui est destinée à la Cour d'assises doit être la plus riche comme décoration. On Jui donne habituellement la forme rectangulaire avec entrée principale au milieu d'un des petits côtés (voy. Chambre).

Une salle de conseil pour les juges, cornmuniquant directement avec l'estrade où ils sont placés, doit être attenante à la salle d'audience. Une pièce réservée aux délibérations des juré, doit avoir un accès près du banc où ils sont placés. Une autre salle pour les témoins se place également à proximité ; un couloir, conduisant, soit à la prisoo, soit à la salle de dépôt, aboutit au banc des accusés.

Palan, s. m. — Machine servant à soulever les fardeaux et qui se compose de deux systèmes de poulies mouûées (voy.

Moufle).

Palançon, s. m. — On nomme ainsi les pièces de bois qui maintiennent les torchis.

Palastre, s. m: — Platine de la boite qui renferme les pièces intérieures d'une serrure. Le palastre est uuc plaque de tôle dont la largeur et la hauteur sont égales à celles de la serrure ; il porte, à l'une de ses extrémités,. un coude ou rebord percé de mortaises pour le passage des pênes. Les trois autres côtés de la boîte, qui forment

PALÊE. — <

la cloison, sont unis au palastre a l'aide i'itoquiaux fraisés et rivés avec le plus grand soin sur tes deux pièces. La cloison porte, en outre, a chacune de ses extrémités, des petits tenons à queue d'aronde, au moyen desquels elle s'assemble avec le rebord. Suivant la forme ou l'ornementation de cette pièce, on distingue:

Le palastre à cul de chapeau, le palastre orné, ciselé, doré, etc.

Pale, s. f. — Planche taillée en pointe et que l'on enfonce en terre pour former

Palée, s. f. —Rangée de pieux enfoncés avec le mouton a petile distance les uns des autres et réunis entre eux par des liernes, des moïses et des boulons. Les pâtées servent à renforcer une digue soutenant des terres, à établir un échafaudage provisoire pour une construction hydraulique. Les piles mêmes d'un pont, lorsqu'elles sont construites en bois ou en métal, prennent le nom de palêes.

Dans ce dernier cas, la palée la plus simple est une file de pieux perpendiculaire à la direction du pont et recouverte d'une pièce horizontale appelée chapeau sur laquelle reposent les abouls de deux travées.

Cette charpente suffit pour des cours d'eau peu importants et qui ne sont sujets ni aux crues, ni aux débâcles. Dans le cas contraire et pour des cours d'eau navigables, on relie les pieux par une moise horizontale placée au niveau des basses eaux ; on ajoute même, s'il en est besoin, un brise-glace en amont, comme le représente la lig. 1974.

Si le cours d'eau est profond, on dispose deux pâtées l'une au-dessus de l'autre ; l'étage inférieur est formé, soit d'une rangée de pieux sur le chapeau desquels on fait reposer la palée haute, soit de deux rangées de pilots pourvues chacune d'un chapeau et reliées transversalement par des lîernes ou btochets ; c'est sur ces dernières pièces que porte l'étage supérieur. Le brise-glace est alors composé de deux rangs de pieux formant un angle aigu du côté de l'amont.

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