PALESTRE
caractères romains, qui sont semblables à ceux que nous employons encore aujourd'hui dans les inscriptions murales.
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POSVERVNT :
Fig. 1976.
Les capitales romaines furent employées jusque pendant la période romane primitive. Quelques modifications furent apportées plus tard : la forme des lettres le plus généralement usitées au xi- siècle est représentée par la fig. 1977*; la lecture en est facile. Au xu° siècle, et particulièrement dans
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Fig. 1977.
la seconde moitié, la forme générale des capitales éprouve des changements notables; elles se resserrent en Rallongeant de bas en haut, se rapprochant ainsi des caractères en usage au siècle suivant et dont nous donnons un spécimen (fig. 1078). Au
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Fig. 1978.
contraire, pendant le xiv° siècle, les lettres s'élargissent, tout en conservant une forme
DICTIONNAIRE DR CONSTRUCTION
générale analogue. C'est à cette époque que Ton peut signaler, dans les inscriptions murales, l'abandon fréquent des majuscules pour les minuscules ou lettres anguleuses employées dans les manuscrits. Les édifices du xv# siècle présentent des inscriptions dont la lecture devient plus difficile ; l'écriture manuscrite est constamment usitée ; mais les caractères sont plus serrés qu'au xiv°. La fig. 1979 donne l'alphabet usité à cçlte époque.
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Fig. 1979.
Dès le siècle suivant, les écritures murales gravées sur les édifices construits dans le style de la Renaissance sont composées de lettres capitales romaines et cet usage s'est conservé jusqu'à nos jours.
Toutefois le caractère gothique se retrouve encore sur certains monuments funéraires du xvi° et du xvii0 siècles.
Palestre, s. f. — Vaste édifice qui servait, chez les Grecs et chez les Romains, à l'enseignement et à la pratique de la gymnastique.
Les mots palxstra et gymnasium étaient généralement appliqués dans le même seus ; si Ton peut toutefois noter entre ces deux termes quelque différence, c'est, qu'à proprement parler, le premier désignait, à l'origine, l'endroit où les athlètes qui luttaient dans les jeux publics étaient dressés à l'art du pugilat et de* la lutte, tandis que le gymnasium était un établissement où la jeunesse grecque se livrait à tous les jeux de son âge et à des exercices gymnastiques.
La palœstra devait donc être, dans le gymnasium, le lieu réservé aux exercices du corps. Quoi qu'il en soit, nous prendrons ici, d'accord avec Vitruve, le mol palestre dans son acception générale.
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