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PANORAMA

3° On donne encore, d'une manière générale, le nom de panneton à toute pièce à patte d'un bout, arrondie de l'autre.

Panorama, s. m. — Édifice dans lequel on expose un tableau dit en panorama, c'csl-à-dire exécuté sur la paroi intérieure d'une rotonde, couverte d'un comble en coupole ou en cône. Les tableaux de ce genre imitent exactement l'aspect d'un site vu dans toutes les directions et aussi loin que l'œil peut distinguer.

A cet effet, le spectateur est placé sur une tribune ou galerie circulaire simulant une tour cl disposée au centre de la rotonde ; la lumière vient d'en haut par une zone de vitres dépolies ménagées à la partie înfé-

La charpente en est soutenue par des câbles en (il de fer, retenus à l'extérieur par 12 contreforts sortant d'une galerie de 5 métrés de largeur, qui enveloppait la rotonde; le pilier de fond qu'on avait coutume de placer au centre pour supporter la toiture fut ainsi supprimé.

Cet édifice est le premier de ce genre qui ait été construit sur une aussi vaste échelle.

Depuis, il a été remplacé, d'après les plans de M. Davioud, par une rotonde sans galerie extérieure et recouverte d'une coupole en charpente sans point d'appui central.

Panse, s. f. — Partie inférieure et renflée du fût d'un balustre (voy. ce mot).

rieure du comble et frappe spécialement le tableau, tin vaste parasol, suspendu à la charpente au-dessus de la tribune, qu'il dépasse en diamètre, couvre le spectateur d'une pénombre et lui cache en mémo temps les points d'où vient la lumière.

Les panoramas sont peints a l'huile sur une immense toile à tableau retenue a la partie supérieure par un cercle de bois et en bas par une bague en fer sur laquelle elle s'enroule.

Dans ces conditions, un panneau de celte grandeur prend toujours vers le milieu une courbure convexe prononcée.

La fig. ?0I0 représente, en coupe, à l'échelle de 0m,00l pour mètre, le panorama construit en 1823 à Paris par M. Hitler f et démoli en 1855.

Papier peint ou de tenture. —

L'industrie du papier peint est originaire de la Chine, où on l'exerce encore aujourd'hui, plutôt par le travail a la main que par des moyens mécaniques ; mais ce n'est qu'à partir du xvu* siècle que Tut connue des Européens l'idée de substituer ce produit aux étoffes et aux tapisseries employées jusque-là pour la tenture. Ce sont les Anglais qui revendiquent la priorité de la fabrication du papier peint, bien que des essais aient été faits en France dès le commencement du xvil* siècle ; mais c'est presque exclusivement à co dernier pays que sont dus les progrès réalisés dans celte industrie depuis un siècle.

La chimie a procuré les moyens de donner aux papiers une variété infinie de belles

teintes que l'on ne pouvait obtenir autrefois. Les couleurs employées généralement pour cette fabrication sont les suivantes : Le blanc de plomb ou céruse, le blanc d'Espagne^ le sulfate de chaux et le sulfate de baryte, qui servent à rendre plus taibles certaines nuances, ù former des clairs ou bien à peindre un ornement blanc ;

Les jaunes , tels que les laques tirées de la gaude, de la graine d'Avignon, de la graine de Perse, du curcuma, ainsi que de certaines ocres de fer, le jaune minéral, le massicot, le jaune de chrome, le chromate de baryte, le jaune de cadmium, le sulfure d'arsenic, Yorpiment, etc. ;

Les rouges, tels que la matière colorante extraite des bois du Brésil, les laques de garance, le colcotar, le bol d'Arménie et les ocres rouges ;

Les couleurs bleues, le bleu de Prusse, Voutremer, le bleu Thénard, le smalt, Vindigo, le carmin bleu et les cendres bleues ; Les violets, mélanges de couleurs bleues et de couleurs rouges ; . Les couleurs vertes, le vert de Scheele, le vert-de-gris, le vert minéral, les verts de chrome, etc. ;

Les bruns, pour lesquels on emploie la terre d'ombre ; les noirs (noirs d'os ou d'i voire) ;

Enfin les gris ou mélanges des noirs avec la céruse ou la craie; la nuance gris pâle ou bleuâtre s'obtient par le mélange du bleu de Prusse et de la craie.

La fabrication du papier de tenture exige plusieurs opérations : d'abord on le rogne bien carrément au moyen d'une presse et du couteau de relieur. Avant l'emploi du papier sans lin, on assemblait par 24 les feuilles ainsi rognées, en les collant bout à bout pour en former un rouleau ; ce travail, qui se fait encore dans quelques papeteries, est exécuté par des femmes.

Aujourd'hui, le papier se fabrique au rouleau sans assemblage de feuille et le rognagese fait à la mécanique. L'opération qui suit est la pose des fonds, c'est-à-dire l'application sur le papier d'une couche de la couleur voulue délayée dans de la colle de Flandre. La pièce collée est ensuite

étendue sur des tringles de bois pour le séchage. Vient alors le lissage, qui se fait au moyen d'une espèce de galet en cuivre, de 27 millimètres de diamètre sur 135 millimètres de longueur.

Le rouleau étant lissé, on le saline quand il faut que le fond soit poli ou lustré; à cet effet, on le saupoudre avec du talc et on le frotte énergiquement à l'aide d'une brosse rude à poils de sanglier.

La dernière opération est l'impression des dessins sur 4e papier lustré ou satiné. On y procède au moyen de planches de bois de poirier ou de tilleul sur lesquelles les sujets sont faits en relief par le recreusement de tous les intervalles et que Ton enduit de couleur. Ces planches sont munies, sur la face non gravée, de fortes poignées en bois, pour que l'ouvrier imprimeur puisse la prendre et les appliquer sur le papier. On exerce ensuite une forte pression avec un levier de bois fixé sur le derrière de l'établi. On recommence cette opération autant de fois, et avec autant de planches différentes qu'il y a de couleurs et de tons dans le dessin et cela à mesure que chaque impression est sèche.

Quelquefois aussi on est obligé de donner plusieurs coups de la même planche lorsque la couleur ne recouvre pas assez. Pour toutes ces impressions, le rouleau de papier est posé sur une table garnie d'une couverture de laine qui lui donne l'élasticité convenable pour recevoir le coup de presse.

Qaand la pièce est imprimée, le dessin ne peut n'être pas correct ; l'ouvrier corrige les manques et les autres défauts, à l'aide d'un pinceau. Celte opération, appelée le pinceautage, doit avoir lieu après l'impression de chacune des couleurs.

Lorsque celte fabrication est terminée, on lisse les rouleaux, qui sont alors propres à être livrés au commerce.

De nos jours, l'industrie des papiers peints est dotée de plusieurs innovations importantes : l'impression au cylindre de cuivre et l'appareil à faire les rayures, }ïmpression au cylindre en relief à beaucoup de couleur, le fonçage et le satinage mécani-

ques. La vapeur]cst employée comme agent et certaines machines impriment un grand nombre de couleurs à la fois.

Papier tontisse, velouté ou soufflé. On dé ■ signe ainsi un papier qui imite le drap, les velours, la tapisserie, et que Ton fabrique en appliquant d'abord deux couches de fond, puis un mordant composé de résine et d'huile grasse sur lequel on saupoudre de la tenture ou laine réduite en poussière et colorée de la nuance déterminée.

Le repiquage ou application des clairs et des ombres se fait à l'aide de couleurs en détrempe plus foncées ou plus claires que la tenture et que l'on imprime au moyen de planches, comme il est indiqué plus haut.

Papiers dorés ou argentés. Les papiers peints peuvent être dorés ou argentés par les mêmes procédés que les ouvrages en bois.

Papiers marbrés et papiers bois. Les papiers imitant le bois et le marbre sont fabriqués à la planche et nu rouleau ; on les emploie surtout pour les salles à manger, les vestibules.

Échantillons de papiers. Il y a deux échantillons : le carré et le grand raisin qui se vendent au rouleau dc2i feuilles el présentent diverses qualités.

Le premier de ces échantillons porte 8m,75 de longueur au rouleau et 0m,47 de large ; le second, 10m,40 de longueur et Qmfi\ de largeur, les bordures se vendent également au rouleau.

La pose des papiers de tenture consiste dans l'application préalable d'une couche de papier gris ou de toile tendue et revéluc de papier gris ; puis vient le collage de la tenture même (voy. Collage, Tenture).

Le papier gris, que l'on supprime souvent du reste dans les pièces secondaires dont les murs sont bien secs, est de plusieurs qualités: le carré et le grand raisin, et se vend" à la rame composée de 20 mains, la main de 25 feuilles. On l'emploie également en rouleau ; le prix actuel en est de 18 francs la balle de 1G0 rouleaux.

On distingue encore :

Le papier bulle, qui se fabrique avec du chiiïon :

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