GOUJON
est extérieur, au lieu d'être intérieur, comme dans J'outil précédent. On l'emploie pour amorcer les troua que l'on veut percer avec une tarière.
Goujat, s. m. — Nom que l'on donnait autrefois an garçon maçon (voy. Garçon).
Goujon, s, m. - Petit tenon de forme cubique ou cylindrique que l'on ménage à l'extrémité inférieure d'une pièce de bois posée verticalement sur un parpaing ou sur un dé en pierre (fig. 1476).
On ajoute aussi des goujons ou tourillons aux pièces horizontales telles que les lames de pereiennes qui doivent tourner autour de leur axe.
Les petites chevilles ou clefs qui servent à relier entre elles des planches à joints plats sont encore appelées goujons.
Ue nom s'applique de même a des bouts de tringles rondes en fer qui servent aux assemblages, ainsi qu'aux tenons qui arment la partie inférieure d'un barreau de grille, d'une colonne en fonte, pour que ces pièces ue se déplacent pas dans le sens transversal.
Les Romains se servaient de goujons de bronze ou de fer scellés au plomb pour relier entre elles deux pierres de taille d'asBtBes différentes et les empêcher de
Kig. 1176.
On employait, au moyen-âge, le mémo procédé pour fixer certaines parties d'architecture telles que des fleurons, des croix d'amortissement (Gg. 1178).
Fîg. 1478.
Goulette, s. f. — On donne ce nom, dans les cascades, à des rigoles en pente doucp taillées sur des tablettes de pierre ou de marbre et qui sont interrompues, de distance en distance, par de petits bassins, en forme de coquille, d'où sortent des bouillons d'eau.
Gonlotte, s. f. — Petit canal creusé sur lu cymaise d'une corniche pour faciliter l'écoulement des eaux de pluie par les gargouilles.
Goulue limaille). ~ Les serroriers nomment ainsi une espèce d'étampe avec laquelle on fait de petits globes ou boutons dans les ornements.
Goupille, s. f. - Petite broche de fer formant clavette que l'on passe dans une cheville pour l'arrêter et maintenir nn
On emploie des goupilles pour Axer lea boutons de porte sur leur tige.
Gousse, s. f. — Ornement architectural qui a la forme d'une gousse végétale etque glisser l'une sur l'autre (fig. H77).La rigole I l'on trouve surtout dans le chapiteau ioniest ménagée pour couler le plomb. I que accompagnant les volutes (fig. 1479).
Gousset, s. m. — Maçonnerie. 1° Languette en plaire placée à l'intérieur d'un tuyau de cheminée pour envelopper le bout d'une panne.
1" Languette en plâtre posée obliquement entre le manteau, les costières, et le fond d'une cheminée pour diriger l'air venant du haut dans le tambour ou ventouse qui occupe le dessous de la traverse du chambranle.
Il résulte de cette disposition une combustion plus active et une ascension plus facile de la fumée.
3* Pièce de charpente qui fait partie de l'enrayure d'une croupe.
Le gousset s'assemble, d'une part, dans le tirant de la dernière ferme de long-pan, de l'autre, dans le demi-entrait de croupe, et porte le eoyer (voy, Coyer, Croupe).
Menuiserie. Support de tablette formé, soit d'une console en bois, soit d'un montant, d'une traverse et d'une écharpe ou d'un montant et d'une traverse seulement.
Gouttes, $. f. pi. — Architecture.
Ornements qui décorent le plafond de la corniche dorique et le dessous des triglyphes dans le même ordre (voy. Triglyphes).
Dans le premier cas, les gouttes ont la forme de troncs de cône, dans le second cas, celle de troncs de pyramide.
On dit aussi clochettes, larmes, eampanes.
Menuiserie. Goutte Seau, outil à fût qui
GOUTTIÈRE, sert a traîner sous un jet d'eau de croisée (fig. 1480) la petite gorge qui s'oppose à l'infiltration de l'eau entre le battant mobile et l'appui.
Gouttière, s. f. — l» Canal de forme et de matière variables qui est placé à la base d'un toit pour recevoir les eaux pluviales et les conduire au sol par l'intermédiaire d'un tuyau de descente.
Le zinc est la matière la plus généralement employée pour les gouttières ; le bois, la tôle étamée ou zioguée, le cuivre pourraient également servir a cet usage.
Il y a, dans le commerce, plusieurs dimensions courantes de gouttières: 0*,16o de largeur développée, 0B,25 et 0",32o, qui sont les divisions simples de la largeur des feuilles du commerce (0™,5Q ou 0™,63). On leur donne généralement la forme d'un demi-cylindre avec ourlet sur le bord exié rieur{flg. 1481}.
Fig. 1461.
Il faut employer du zinc ns 12 et même n° 14, pour que le poids de l'eau ne les fusse pas fléchir.
On suspend les gouttières à l'aide de crochcls en fer qu'on espace ordinairement entre eux de U",80. Ces supports sont terminés à l'une de leurs extrémités par une queue en pointe qui permet de les fixer
solidement sur l'arête de l'égout des toits. L'autre extrémité se replie par-dessus Pour-
OOUTTIÈRE.
Jet de la gouttière (fig. 1482). Si la saillie du toit est grande, la queue des crochets est percée de trous et vissée sor l'extrémité des chevrons.
La pente des gouttières est de 0",0Û5 à 0m,0l0 par mètre. L'extrémité la plus basse du conduit est bouchée par uue pièce soudée et l'écoulement de l'eau s'y opère par un trou percé dans le fond et communiquant avec un tuyau de descente.
Les gouttières que nous venons de décrire sont appelées gouttière* en dessous ou pendantes, par opposition aux ebéneaux ou gouttières en dessus (voy. Chéneau).
L'un des inconvénients des canaux du premier genre est de masquer les corniches devant lesquelles ils sont établis ; aussi de nos jours, on les place fréquemment au-dessus des corniches, que l'on recouvré d'une bavette en zinc (% 1483).
670 — ORADINE.
trop grande abondance sur un point quelconque du tronc. Les bois qui portent des
Fig. 1*83.
Ces conduits, qui tiennent le milieu entre le chèntau et la gouttière, prennent le nom de chéneaux anglais. Les feuilles qui les composent doivent être en zinc n* 16 au moins ; elles sont soudées entre elles.
On fait également des chéneaux gouttières eu terre cuite ; l'exemple que nous donnons (fig. 1484) est tiré des produits de la maison Moller et C".
2« Ouvertore par laquelle s'écoule extérieurement une suppuration causée dans
neuremeni une suppuration causée aans Fig. uss.
les arbres par la sève qui s'est portée en dentelé qui sert, dans la taille de la pierre, à
Fig. 1481.
traces de gouttières sont viciés et ne doivent pas être employés dans les constructions.
Gradin, s. m. — On donne ce nom à des marches ou degrés dont la réunion forme une suite de Biéges ou bancs s'élevanl les uns au dessus des autres.
Dans les amphithéâtres et les cirques anciens et modernes, dans les salles des cours professés dans les grands établissements d'instruction publique et même dans un grand nombre de maisons d'éducation de second ordre, collèges, écoles primaires, salles d'asile, la partie réservée anx auditeurs est disposée en gradins. Les sièges dos cirques romains étaient en pierre.
Aujourd'hui, le gradin est en bois et formé de planches en tablettes reposant sur des supports en charpente (voy. Amphithéâtre, Asile).
Gradins, s. f. — Ciseau â tranchant
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