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Fig. 2159.

pour la réunion de deux rues se croisant à angles droits csl celle qui est présentée en

» CodePerrin, ail. 2916.

A par la figure 2159. La forme indiquée par les lignes ponctuées de la même figure a l'inconvénient délaisser les angles privés de mouvement '.

La disposition fi, avec une large rue ouverte en face d'un édifice occupant le milieu d'une place, est très-recomniandable.

L'ornementation des places consiste en monuments construits au point central ou sur les côtés, en fontaines élégantes, jardins ou squares, etc.

Une des plus belles et peut-être la plus belle que Ton puisse citer est la place de la Concorde, à Paris.

Architecture militairb. Nom que l'on donne, en général, aux forteresses ou aux villes entourées d'une enceinte fortifiée et en particulier à l'enceinte même (voy. Fortification).

On appelle: l* Place d'armes rentrante, un espace réservé aux rentrants de la contrescarpe du corps de place pour servir de point de réunion aux assiégés qui défendent le chemin couvert.

2- Place d'armes saillante, un espace compris devant l'angle saillant d'une demilune, entre le glacis et l'arrondissement de la contrescarpe.

C'est là que se réunissent les défenseurs tant que l'ennemi n'a pas effectué le couronnement du chemin couvert.

Législation. Les propriétés voisines des places de guerre sont soumises à des servitudes très-souvent onéreuses, en vertu du décret du 10 août 1853.

Tous les terrains de fortifications, de places de guerre ou postes militaires tels que remparts, fossés, parapets, esplanades, glacis , etc., font partie du domaine de l'État et sont exempts des servitudes légales.

On appelle terrain militaire une étendue de terrain qui reste libre autour des fortifications et qui entre dans le domaine de i'£tat ; ce terrain comprend, outre les fortifications mômes, un espace libre à l'intérieur et à l'extérieur de la place; l'espace

1 Léonce Rcynaud, Traité d'architecture.

PLACE. - 1033 -

intérieur prend le nom de rue du rempart, et doit avoir au moins 8 mètres de large. L'espace extérieur s'dtend, dans la campagne, à 39 mètres de la crête du parapet du chemin couvert.

Une autre étendue, appelée rayon de défense, reste dans la propriété privée .et est seulement soumise à certaines servitudes exigées par les besoins de la défense de la place.

Les terrains militaires sont délimités par des bornes plantées aux frais de l'Etat, conlradictoirement avec les propriétaires limitrophes.

Ceux qui, avant l'établissement des fortiGcations, possédaient des constructions dans les limites du terrain appelé à devenir terrain militaire, peuvent continuer d'en jouir, à la charge que s'il survient une démolition volontaire, accidentelle ou nécessitée par l'état de guerre, la reconstruction ne pourra avoir lieu dans les limites du terrain militaire. Des constructions peuvent même être élevées dans la rue du rempart ou enceinte intérieure avec permission et sous la condition de démolir, sans indemnité, à la première réquisition '.

Au delà du terrain militaire, le rayon de défense se compose de zones dont l'étendue varie avec l'importance de la place.

Autour des places on trace trois zones ayant le même point de départ que les terrai us militaires. Dans la première (250 mètres) on ne peut établir aucune maison, ni clôture de construction, à l'exception des clôtures en haies sèches ou en planches à claire-voie, sans paus-de-bois, ni maçonnerie. Les haies vives et les plantations d'arbres sont interdites.

La deuxième zone se limite à 487 mètres de la place. Dans l'espace compris entre cette limite et la première zone, on ne peut exécuter aucune construction quelconque en maçonnerie ou en pisé, autour des places de :ro et 2° classe.

Mais on peut construire en bois ou en terre, sans employer même de chaux ni de

Loi du 10 juillet 1791.

PLACE

plâtre, autrement qu'en crépissage, et ce, à la charge de démolir immédiatement et d'enlever les décombres, sans indemnité, à la première réquisition de l'autorité militaire, au cas où la place serait menacée d'une attaque *.

Dans la môme étendue, il est permis, autour des places de 30 classe, d'établir des constructions quelconques; mais, en cas de guerre, les propriétaires n'ont droit à aucune indemnité pour les démolitions jugées nécessaires.

Dans la troisième zone, dont la limite est portée à 974 mètres pour les places et 584 mètres pour les postes militaires, les particuliers peuvent construire et clore à leur guise ; mais on ne peut faire de chemins, chaussées ou levées, ni creuser de fossés, faire des fouilles ou excavations, exploiter des carrières, sans que leur position et leur alignement, concertés d'abord avec l'autorité militaire, aient été déterminés par décision du ministre de la guerre ou par décret du chef de l'Etat «.

Dans la même étendue, on ne peut faire aucun dépôt de décombres ou de matériaux, excepté les dépôts d'engrais, que dans les lieux indiqués par le génie.

Quant aux constructions existantes dans les deux premières zones du rayon de défense avant la délimitation de ce dernier, elles peu vent être conservées et entretenues dans leur état, sauf avec indemnité, en cas de guerre et sans qu'on puisse les rétablir 8.

Les réparations d'entretien des constructions placées dans les deux premières zones ne doivent être faites qu'à la condition expresse qu'il n'est apporté aucun changement dans leurs formes et dans leurs dimensions ; que les matériaux de réparation et de reconstruction partielle sont de même nature que ceux précédemment mis en œuvre; que la masse des constructions existantes n'est point accrue. Aux bûlisses eu maçonnerie il est interdit de faire des

i Loi du 10 juillet 1791.

* Loi du 10 juillet 1791.

» Code Penïn, art. 3330.

PLAFOND

PLAFOND

reprises en sous-œuvre, de grosses réparations et autres travaux confortatifs, soit aux fondations, soit au rez-de-chaussée pour les bâtiments d'habitation ; soit jusqu'à moitié de la hauteur, prise sur le parement extérieur, pour les simples clôtures; soit encore jusqu'à 3 métrés du sol extérieur, pour toutes les autres constructions '.

Les propriétés et constructions qui avoisinent les dépendances de places de guerres, telles que lunettes ou forts détachés, sont soumises aux mêmes servitudes que celles qui sont proches des places elles-mêmes.

Plafond, *. m. — On désigne ainsi, d'une manière générale, toute surface plane et horizontale formant la partie supérieure d'un lieu couvert, comme le plancher en est la partie inférieure. On applique encore ce nom aux surfaces courbes, c'està-dire en forme de voûte ou de coupole, qui forment le haut d'une salle, d'une chambre d'escalier, etc., mais qui ne sont guère usitées que dans les grands édifices.

Enfin, dans un sens plus restreint, ce terme désigne aujourd'hui le lattis recouvert d'un enduit qui revêt le dessous des solives d'un plancher en bois ou en fer.

Les plafonds des monuments égyptiens sont construits très-simplement : ce sont des pierres de grandes dimensions placées à côlé les unes des autres et reposant, par leurs extrémités, sur les murs de la salle qu'elles recouvrent ou sur des rangées de colonnes. Dans certains édifices les dalles qui formaient ces plafonds étaient véritablement colossales: au palais ou temple de Rarnac, l'espacement des supports démontre que la longueur des pierres devait être de 9m,20; leur hauteur lm,30 et leur largeur n'était pas moindre de 2m,60.

Des plafonds ainsi formés présentaient une surface plane qui, dans quelques édifices de l'Egypte, était décorée de peintures et de sculptures.

Les plafonds grecs étaient composés de dalles beaucoup moins épaisses supportées par des blocs ou poutres en pierre plus ou

* Décret du 10 août 185J.

moins espacés et s'appuyant, par leurs extrémités, sur des colonnes. Ce qui constitue la différence essentielle entre ces plafonds et ceux des monuments égyptiens, c'est que l'ornementation peinte ou sculptée qui s'applique aux premiers est soumise aux lignes, essentielles de l'architecture, tandis que le principal disparait sous l'accessoire dans les seconds.

Dans les édifices grecs les dalles minces qui ferment Les intervalles des poutres sont divisées en caissons, (voy. ce mot) dont la forme ordinaire est carrée.

Les traditions grecques, c'est-à-dire les rapports établis entre la décoration et l'ossature réelle de la construction, s'affaiblissent dans les temples romains.

Toutefois parmi l'un des meilleurs exemples à citer, le plafond en travertin qui couvre le portique circulaire du temple de Vesta, à Tivoli (fig. 2 160), se distingue parla simplicité de sa disposition, la so-

Fig. 2t60.

briélé de sa décoration et l'harmonie de l'ensemble f. Plus tard, sous les empereurs, l'ornementation prédomine encore davantage.

Dans les monuments religieux de la période romano-byzantine, les plafonds en

i P. Cliabat, Fragments d'architecture.

PLAFOND

pierre sont remplacés pardesvoûtos ou par des charpentes apparentes.

La voûte à nervures est de même adoptée dans les églises d'architecture ogivale. Les plafonds sont réservés aux salles des édifices civils ou aux pièces des appartements privés, et ne sont» à proprement parier, que le dessous des solives en bois du plancher laissées apparentes et plus ou moins richement moulurées ou sculptées.

Les uns sont peints à la colle ; dans les autres le bois de chêne qui les compose est à nu.

Les intervalles des solives sont garnis de panneaux ornés souvent de sculptures dans les plafonds d'une grande richesse. On peut même citer, de cette époque, dans le midi de la France particulièrement, des plafonds rapportés, c'est-à-dire composés de planches que Ton clouait sur les solives et sur lesquelles on rapportait des moulures formant des compartiments décorés de peintures.

La Renaissance rétablit, danstes plafonds, l'usage des caissons creusés dans le marbre ou dans la pierre ou faits de bois sculptés rapportés (voy. Caisson). On trouve cependant encore à cette époque des plafonds à solives apparentes richement décorés.

Aujourd'hui l'usage des plafonds à solives apparentes ou à caissons a été abandonné dans la plupart des habitations privées.

On s'est surtout préoccupé d'éviter la poussière et le logement des insectes dans les interstices des solives, des planchers, de rendre ceux-ci impénétrables aux modifications de température et aux émanations gazeuses. On a donc eu recours au revêtement du dessous des poutrelles & l'aide du plâtre, de telle sorte que les salons les plus riches, comme les chambres les plus modestes, sont fermés, à leur partie supérieure, par une grande surface blanche, unie, qui ne se distingue, pour les premières de ces pièces, que par les rosaces et les corniches qui en accompagnent le milieu et les bords.

Les procédés d'exécution de ces plafonds sont les suivants ; on cloue sous les solives

PLAFOND

un lattis presque jointif en employant de préférence la latte de chêne et l'espaçant de 0m,0i; puis on applique successivement dessus plusieurs couches d'enduit peu épais que l'on lisse avi-c soin.

Cette dernière opération se fait ainsi : on commence par poser sur le lattis bien dressé un enduit un peu clair de plâtre passé au tamis fin et pénétrant dans les intervalles.

Après la prise de cette première couche on en applique une deuxième de gros plâtre passé seulement au panier et d'en* viron 0m,015; celle-ci est alors aplanie et recouverte, encore fraîche, d'une troisième couche de plâtre fin passé au tamis et qui forme le parement à dresser et à cirer soigneusement.

Souvent les pla Tonnages en plâtre ne sont exécutés qu'à deux couches, la première en plâtre passé au panier et à surface rugueuse, la deuxième en plâtre fin, passé au tamis de soie. Cette dernière couche est blanchie â la colle à une ou plusieurs couches.

Dans les pays où le plâtre fait défaut, on y substitue soit un mortier composé des parties égales de chaux et de plâtre, soit du blanc en bourre (voy. Bourré) parfois même de mortier de chaux et de terre argileuse.

On fait encore les plafonds suivant la forme dite en augets (voy. ce mol) sur des lattes espacées de Um,05 â 0m,08. Les plafonds exécutés suivant ce dernier procédé sont plus solides que ceux faits sur lattis jointif qui présentent plus d'obstacles à la transmission du son ; mais ils sont plus lourds et leur établissement exige beaucoup plus de plâtre.

Nous avons dit que la décoration des plafonds en plâtre consistait ordinairement en rosaces faites en carton de moulage (voy. Carton) et en corniches traînées en

plâtre.

Ce système ne répond cependant en aucune façon à cette condition essentielle de l'art qui consiste dans le rapport intime établi entre la structure même et l'ornementation ; nous n'hésiterons donc pas à

PLAFOND. — I'

nous prononcer en faveur du système des plafonds à solives apparentes.

Plusieurs modes de conslruction s'offrent alors au choix de l'architecte. Les poutres laissées à nu dans toute leur épaisseur peuvent présenter, dans leurs intervalles, une série de travées ou entrevous, que l'on plafonne en plâtre, en mortier ou que l'on exécute en planches. Mais les planchers ainsi construits sont très-sonores et la profondeur des entrevous peut imprimer un caractère trop accentué à la décoration, particulièrement dans les salles peu élevées : on supprime ces inconvénients en plaçant le fond des entrevous à une ccr taine distance de la face supérieure des solives, comme on le voit sur la coupe de la (lg. 2161 ', qui est accompagnée d'un plan représentant deux genres différents d'ornementation.

La largeur de la pièce est supposée assez grande ; une poutre maltresse, reposant

• licynaud. Traité d'atchiterlurt,

i6 — PLAFOND.

par ses extrémités sur des pilastres, reçoit elle-même la portée des solives. Celles-ci ont leurs arêtes abattues ou sont ornées de moulures rapportées qui contournent simplement les entrevous, en formant de longs caissons ou qui se retournent de façon à composer des caissons carrés.

La peinture, la dorure, la sculpture sur bois, les ornements moulés peuvent contribuer à augmenter la richesse de ces dispositions.

Dans d'autres combinaisons on peut supposer entre des solives principales placée à intervalles égaux et laissées apparentes des poutrelles, sur les faces intérieures desquelles sont clouées des planches ou des panneaux de menuiserie fjlg. 2162) ou même sont établis des plafonds en plâtre.

KiR. îtS'i.

Dans certains édifices où l'on veut déployer une grande richesse d'ornementation, on revêt de menuiserie les poutres principales elles-mêmes, en forme de grands compartiments ; on place des culs-delampe aux intersections des pièces. On trouve aussi des exemples de plafonds avec un grand panneau rectangulaire placé au centre et occupé par un tableau. Les palais de la Renaissance offrent de nombreux plafonds ainsi décorés.

PLAFOND. — H

Après avoir passé en revue ces divers procédés d'ornementation, nous devons avouer que l'exécution tins plafonds ainsi disposés, dans le cas des habitations particulières, de nombreuses difficultés résultent tout à la Tois des dimensions restreintes des pièces et de la distribution souvent irrégulière des solives du plancher. Aussi adopte-t-on fréquemment l'application sur la face inférieure des poutrelles de panneaux en menuiserie formant des compartiments réguliers, carrés, rectangulaires [fig. 2163;, en losanges ou a

Fig. îisï.

dessins variés el capricieux {11g. 2161). Ce système est néanmoins plus coûteux que

les plafonds en plâtre; mais il est convenable en particulier pour les pièces de

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