LARGEURS
Chênk
Sapin de Franck .
Merrain * . .
Doubletle . .
Membrure . .
Petit battant .
Gros baUant .
Feuillet . . .
Ordinaire t .
Forte qualité.
Madrier . . .
Sapin du Nord . .
Planche .
Petit madrier Madrier . . .
0,033, 0,040 et 0,047
0,027, 0,034 et 0,041 0.054 0,08
0,24 0,24 0,24 0,24 0,22 0,13 ou 0,16 0,32 0,16 0,*2 0,33
0,22 ou 0,32
0t22 ou 0,32
0,24 ou 0,32
1 Ces échantillons se débitent presque toujours chez les menuisiers, qui les tirent ordinairement des planches. 7 Ces planches n'ont pas plus de lm,45 de longueur ; l'architecture ne les emploie guère que dans l'établissement des panneaux de lambris et de parquets.
et supposé à une distance de l'un de ces points fixée à l'avance (voy. Lever des
plans).
Les ouvriers appellent plan par terre la
coupe horizontale d'un terrain faite au ras
du sol.
Planche, s. f. — On désigne ainsi, d'une manière générale, toute pièce de bois refendue, plate, peu épaisse et plus longue que large et particulièrement les morceaux de bois dont l'épaisseur est comprise en ire 0m,027 et Om,054.
Les planches que Ton emploie en France, dans les ouvrages de construction, proviennent ordinairement du chêne et du sapin, et sont débitées et livrées au commerce, suivant des dimensions déterminées, auxquelles on donne différents noms ; ces
Champagne, de Lorraine et de Bourgogne par eau, c'est-à-dire flottées, ce qui les rend moins susceptibles de jouer, mais aussi moins résistantes ; déplus, elles prennent à cette immersion une teinte noirâtre. Le bois de chêne de Hollande est le meilleur pour les ouvrages de luxe.
Le débit des planches (voy. Débit) a une grande influence sur le degré d'hygrométricité de ces bois ; le débit sur mailles est le plus avantageux à ce point de vue ; mais il est coûteux parce que les planches, plus épaisses d'un côté que de l'autre, doivent être, au moyen de levées, réduites à une épaisseur uniforme. Le sapin du nord employé à Paris n'est pas flotté ; aussi le laisse-t-on sécher pendant plusieurs années avant de l'employer.
PLANCHE. - Il
Le sapin du Riga est le bois le plus propre à la menuiserie, a cause de sa légèreté, plus grande que celle du chêne, de son lissu régulier, (in el serré, de sa résistance et de sa belle couleur. Le sapin de France, dont on a presque toujours extrait la résine, est peu résistant et peu durable.
Pour faire en ardoises la couverture des édifices, on se sert de planches minces appelées voliges (voy. ce mol) ; mais on utilise aussi les planches elles-mêmes comme matériaux de couverture.
Ordinairement on les dispose suivant la pente du toit inclinée à 36*, à 45°, en les clouant, haut et bas, sur les pannes et laissant entre elles un intervalle sur lequel on pose d'autres planches, de manière que celles-ci recouvrent les premières de 0", 02 environ de chaque coté.
Souvent aussi on laisse entre les planches de la première rangée un petit intervalle de O1"^ à 0m,04, que l'on recouvre ensuite de petites lames ou couvre-joints deO-,05âO»,06.
Dans une autre disposition on cloue horizontalement les planches sur des chevrons écartés de 1 mètre. A cet effet, on rixe sur l'extrémité inférieure des chevrons une petite chanlatte sur laquelle on cloue une première planche ; audessus ou en pose une seconde qui recouvre la première du 1/3 de sa largeur, en ayant soin de chevaucher les joints aux extrémités. Ou goudronne ensuite la surrace de la toiture ainsi formée.
On fait encore des couvertures en bardeaux ou petites planchettes en chêne ou en châtaignier (voy. Bardeau).
2° Feuille de tôle mince qui forme garniture dans une serrure.
La planche est parallèle au palastre sur lequel elle est fixée par deux pieds à pattes rivées. Cette garniture est placée au milieu de la prorondeur de la boite, c'est-à-dire à égale distance enlre le palastre el le foucet,-dc manière à ce que son entaille dans le pannclon parlage celui-ci en deux parties égales.
Il est rare qu'une planche soit simple et plane ; on lui adapte un pelit filet qui
prend le nom de jtertuis. Ce filet est ordinairement placé au bout de la planche, et son entaille dans le panneton touche à la tige de la clef (voy. Panneton).
3° Planche à dessin, panneau de bois encadré sur lequel on dessine.
Les planches dont se servent les architectes sont de différents formais que l'on a désignés de la manière suivante:
Planche grand aigle, double grand aigle, grand monde qui tient le milieu entre les deux formats précédents, 1/2 grand aigle, \/\ grand aigle, planche 1/8.
Planchéter. — Revêtir de planches le sol d'une pièce d'appartement.
Plancher, s. m. — 1° Assemblage de pièces de bois ou de fer qui supporte l'aire horizontale d'un étage dans une construction.
Planchers en bois. Il y a trois manières générales de compoicr ces appareils de charpente, qui sont de véritables pans horizontaux.
Le procédé le plus simple est le suivant: On place parallèlement, avec des intervalles égaux, des solives que l'on fait porter, par leurs extrémités, d'au moins 0m,if> sur les murs ou les pans de bois opposés. La partie gauche de la fig. 2166 montre un plancher ainsi disposé.
Fig. 21G6.
Mais ce système ne convient que bi les murs recevant la partie des solives ne sont pas percés de baies qui leur donnent une résistance inégale ; de plus, le nombre des scellements est considérable et si l'écartément des murs d'appui est assez grand, il faut donner aux solives un très-fort équarrissage.
Pour remédier au premier de ces inconvénients, on établi! donc, ainsi que le montre la seconde partie de la même ligure, des solives dites d'enchevêtrure, que l'on fait porter sur les points où la résistance est la plus grande et dans ces pièces on assemble, au-dessus des baies, des solives secondaires ou lincoirs qui reçoivent ellesmêmes les aboutsd'uii certain nombre de solives de remplissage.
En avant des foyers de cheminée on pose des chevêtres (voy. ce mol).
Quelquefois on remplace les scellements des solives dans le mur en faisant reposer les abouts de ces dernières sur des lambourdes en partie encastrées dans le mur.
On appelle solives batteuses les solives qui d'un côté s'assemblent dans d'autres pièces et, de l'autre, sont scellées dans le mur.
L'ouverture ou trémie ménagée pour la pose d'une cheminée est remplie par une maçonnerie qui supporte des bandes de fer.
Si l'écartement des murs qui doivent porter les abouts des solives est considérable, de plus de 6 mètres par exemple.
on réduit la portée de ces pièces (tig. î 167) en les faisant reposer, d'une part, sur le mur, et, de l'autre, sur une poutre ou forte
pièce de charpente, soit en prolongement l'une de l'autre, soit en les croisant pour leur donner plus d'assiette. Afin de diminuer l'épaisseur du plancher, on entaille généralement les solives à mi-bois à leur extrémité appuyée sur la poutre; quelquefois aussi ou entaille la poutre de toute la hauteur des solives; mais un excellent système est celui qui consistée faire reposer les abouts de ces dernières sur des lambourdes accolées à la poutre et reliées avec elle au moyen de boulons (lig. 2168).
Tour donner plus de solidité a la jonclion de ces pièces, on la renforce par des étriers qui tiennent les lambourdes (fig. 2169}.
Fig. ÎI69.
On peut encore éviter les lambourdes par l'emploi des poutres armées formées de la manière suivante :
On refend obliquement (fig. 2170) une forte pièce de charpente, puis on boulonne ensemble les deux parties, en les accolant
par la face opposée au trait de scie oblique. Les solives viennent reposer sur la poutre, d'un côté s'assemblant par entaille et tenon, de l'autre, par une simple entaille; celle différence dans le mode de jonction a pour but de faciliter l'exécution du phn-
La poutre ainsi composée perd peutêtre en résistance à la flexion, mais on
PLANCHER. — tl
diminue ainsi la main-d'œuvre et l'on a l'avantage de pouvoir s'assurer que l'intérieur de la pièce ne présente pas de défauts qui s'opposeraient à son emploi.
Nous donnons (fîg. 2171) un plancher avec des poutres ainsi disposées et qui re-
Fig. «71.
posent, d'an coté, sur les parties pleines du mur extérieur, de l'autre, sur un pan do bois. Le même plancher donne des exemples de loyers avec ebevétres, solives d'enchevêtrure et solives de remplissage.
Lorsque l'on n'a pas de pièces de bois assez longues ou assez fortes pour supporter, dans leur milieu, un poids considérable, on forme ce que l'on appelle des planchers d'assemblage et qui se composent de poutrelles et de solives, celles-ci étant assemblées près des points d'appui des poutrelles, qui offrent plus de résistance en ces endroits.
Les planchers de ce genre affectent les dispositions les plus variées ; on tient compte, dans leur arrangement, de la place et des bois à utiliser; mais il faut reconnaître que tout le poids du plancher est, dans ce système, supporté par un petit
nurridHKÂiRE ox construction.
il — PLANCHER,
nombre d'assemblages, qu'il faut renforcer d'équerres et de plates-bandes; de là rev suite une main-d'œuvre dispendieuse ; en outre, ces planchers ont l'inconvénient du ne pas se prêter à une décoration simple rationnelle et régulière. Quand on n'a pas, de poutres assez fortes pour soutenir -les solives, en raison de l'espacement des murs ou de la ebarge que le plancher aura à supporter, on les compose de plusieurs, pièces, fortifiées par des ferrements et dont l'ensemble constitue les poutres armées (voy. Poutre).
Nous entrerons dans quelques considérations au sujet de l'exécution même des planchers.
Dans les planchers simples, les abouls des solives portant sur les murs y sont scellés d'environ 0m,20 ; il est convenable ici de ne pas employer la chadx, qui altère le bois; on peut enduire les pièces de chapes en plâtre ou simplement les serrer à sec entre des pierres.
Pour que l'encastrement soit plus solide, ce qui double presque la résistance des solives, et pour prévenir, en même temps, l'écartement des murs, on arme les extrémités de ces pièces de bandes de fer méplat qui traversent le mur et se rattachent à une ancre en fer laissée apparente à l'extérieur du mur ou dissimulée dans la maçonnerie (voy. Ancre). ■
Les poutres exigent un scellement plus considérable, 0m,î5 au moins; on les soulage même très-souvent par un corbeau ou. console en pierre de taille qui traverse le mur.
L'intervalle des solives d'un plancher est clos suivant divers systèmes.
Le procédé le plus simple est celui qui consiste à clouer sur ces. pièces des, planches jointives formant le sol de l'étage supérieur; mais cette clôture n'est pas hermétique et le plancher est trop sonore.
On fixe donc d'abord sur les solives des; bardeaux jointifs, sur lesquels on établit une aire en plâtre ou en mortier, deO™,0'i d'épaisseur et qui reçoit ensuite un carrelage ou les lambourdes du parquet; souvent les bardeaux sont placés, dans l'intcroe
val le des solives, sur des tasseaux cloués contre ces pièces (voy. Bardeau).
Quant à la partie inférieure du plancher, on laisse les solives apparentes ou on les recouvre d'un plafond en menuiserie ou en plâtre.
Dans le cas du hourdage en plâtre on procède ainsi : on cloue sous les solives un lattis au-dessus duquel on établit une aire en plâtre de quelques centimètres d'épaisseur ou des augets (voy. ce mot) ; puis on plafonne au-dessous (voy. Plafond).
La fig. 2172 représente la coupe d'un plancher dans lequel les bardeaux sont fixés sur des tasseaux placés dans les in 1er-
^WWWWW* \v v\v V\v nv .> \ sswvNfcJsWW
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Kig. Î172.
val les des solives, et sont recouverts d'une aire en plâtre; au-dessus les lambourdes portent directement sur les solives et reçoivent le parquet. La partie inférieure du plancher est composée d'un lattis cloué sous les solives, avec aire en plâtre audessus et enduit en dessous.
Quant aux proportions des pièces qui doivent entrer dans un plancher en bois, on les calcule d'après les conditions de la résistante des matériaux (voy. ce mot).
Rondelet dit que les solives d'un plancher simple doivent avoir en hauteur 1/24 de leur portée et une largeur 1/4 moindre. Mais aujourd'hui il est d'usage de faire celte dernière dimension inférieure même à la 1/2 de la hauteur.
L'espacement des solives varie entre 0m,25 et 0m,40 d'axe en axe.
Dans les planchers à poutres et solives, les premières de ces pièces sont espacées ordinairement de 3 à 4 mètres et leur hauteur est convenable quand elle a 1/18 de la portée»
La partie inférieure ou visible en dessous d'un plancher constitue le plafond,
que l'on décore suivant divers systèmes (voy. Plafond}.
Planchers en fer. Ce métal est employé dans les planchers en bois, ainsi que nous venons de le voir,sous forme d'attaches, de liens, d'armature?. Mais aujourd'hui, et cet usage tend à se généraliser, on lui fait jouer un rôle plus important encore, en remplaçant les solives en bois par des poutres en fer forgé ou laminé.
Le plancher en fer se compose donc essentiellement, comme le plancher en bois, de solives portées par des murs ou par des poutres.
Entre les solives se placent Yentretoisement et le hourdis; au-dessus du hourdis on fait une aire pour un carrelage ou Ton scelle des lambourdes pour supporter un parquet. Au-dessous du hourdis on établit l'enduit qui doit former le plafond.
Depuis l'origine de l'emploi du fer dans les planchers, on a utilisé successivement; en guise de solives, des poutres en fonte, des fermettes en fers carrés ou méplats, des fers zorés (voy. ce mot), et l'on est enfin arrivé aux fers laminés à double T, forme admise aujourd'hui comme étant la seule rationnelle.
Oq divise ces fers en deux classes :
La première, comprenant les fers ordinaires à planchers, à semelles ou ailes étroites et portant 0»,08 à tt»,2* de hauteur (ttg. 2173).
Piff. 2173.
La seconde, les fers à larges semelles ou larges ailes, de différentes hauteurs, mais à semelles plus larges. Ces derniers août spécialement employés pour former les solives portant cloisons*
Nous donnerons ici plusieurs exemples des dispositions généralement adoptées.
La 11g. 2174 représente un plancher en Ter à portée ordinaire el qui est composé de solives parallèles scellées, à leurs extrémités, dans les murs et supportant des entretoises en fer, sur lesquelles reposent de3 tringles en fer appelées fanions (voy; ce mot).
Vig. îiî*-
L'espacement généralement adopté pour les solives est de U-,60 à 0»,80, suivant leur portée et leur résistance. L'encastrement qu'on leur donne dans les murs est de O™, 15, 0m,25 ou 0=,30 ; de plus, il est convenable de munir un certain nombre d'entre elles d'un ancrage dans les murs (voy. Ancrage).
Au-devant des foyers et des tuyaux de cheminée, au-dessus des baies, on place des fers à double ou simple T Rassemblant, au moyeu de cornières, avec les solives d'enchevêtrure et recevant la portée des solives de remplissage.
On donne aux solives une flèche de 1 /200 ou 0-.005 par mètre, qui a pour but de compenser celle que la pièce prendrait naturellement sous l'action de sa charge normale et, par suite, à assurer l'horizontalité du plafond.
L'enlretoisement des solives se fait suivant .divers procédés. Celui qui est communément employé consiste dans la pose
entre les solives d'un fer carré, recourbée ses extrémités de manière à s'accrocher sur les semelles supérieures des solives M à s'appuyer sur les semelles inférieures (voy. Entretoisé).
Un autre système, qui relie en même temps les solives entre elles, est présenté par la tig. 2175 : l'entremise est un fer méplat qui se retourne, d'équerr* à ses extrémités et qui est fixé sur les solives, au moyen de boulons à la hauteur de l'axe neutre.
Fig. 1175.
Nous citerons encore lo procédé Joly, qui n'est pas très-employé malgré l'avantage qu'il offre d'établir 'une solidarité parfaite enlre toutes les pièces composant le plancher. Nous donnons (fig. 2176} la
Fig. «70.
disposition générale de ce système et (fig. 2177) le détail de l'enlrctoisement. Celui-ci est composé de fers cornières reposant sur les semelles inférieures des solives et assemblés avec ces pièces, au moyen de goussets en tôle de 0",U05 d'épaisseur.
Le hourdis le plus généralement en usage est celui que l'on fait en plâtre et plâtras. On lui donne une épaisseur
Fig. 2177.
moyenne de Om,li et une forme concave en augets, à la partie supérieure, pour soutenir les solives sur toute la hauteur (fig. 2178).
Fig. 2178.
On exécute ce remplissage en disposant sous les solives un plancher provisoire en planches sur lequel on place les plâtras, que Ton noie dans du plâtre liquide.
Quand la prise est faite, on retire les planches et Ton peut plafonner sans lattis.
Un autre système de hourdis très- employé consiste en briques creuses placées de champ, suivant un plan horizontal ou disposées en voûtes (fig. 2179).
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Fig. 2179.
On en fait encore en pots de terre cuite cylindriques ou coniques, en poteries creuses de diverses formes et en carreaux
de plâtre é vidés (voy. Carreau, Entrevous, Pot).
Lorsque la portée du plancher est considérable, il y a économie à placer, dans l'axe des trumeaux, des poutres transversales sur lesquelles on pose des solives en fer, dont on fait le remplissage, comme nous l'indiquons plus haut. La fig. 2180 offre un exemple de ce système, composé
Fig. 2180.
de travées de 3m,50, formées par des poutres en tôles et cornières qui supportent des solives assemblées avec elles au moyen de cornières. Il se présente alors deux cas: 1° les poutres doivent être noyées dans l'épaisseur du plancher: on assemble les solives à la partie inférieure des poutres à l'aide de cornières et de boulons; 2° on appuie le bout des solives contre la partie supérieure des poutres, soit en les assemblant, au moyen de cornières et de boulons et en les faisant reposer sur une cornière longitudinale fixée à la poutre, comme le montre le détail au 1/10 d'exécution présenté par la fig. 2181, soit en Ie3 appuyant directement, sans aucun assemblage, sur la semelle supérieure des poutres.
Nous donnons également {(1g. 2182) un plancher en ter à grande portée du système Joly.
épais. Avec des solives de 0m, 1 6 de hauteur, 0m,035 de lambourdes, 0»,027 de parquet et 0™,03 de plafond on obtient, pour le plancher, une épaisseur minima de 0m,25,
Quant aux conditions de résistance que peuvent offrir les planchers en fer, on admet généralement qu'un ouvrage de ce genre, convenablement hourdé, pèse environ 210 kilog. par mètre et qu'il doit pouvoir supporter une surcharge de 190 kilog. . ' .
Dans les édifices autres que les maisons particulières, où la solidité parait devoir être plus grande, on compte ordinairement sur une charge de 500 kilog. par mètre carré, et l'on calcule la section des solives en tenant compte de l'encastrement de ces pièces, de la solidarité que les entretoises, les tringles et le remplissage établissent entre toutes les parties du système {voy. Résistance des matériaux).
1" On appelle encore planchers les revêtements-du sol des étages que l'on Tait au moyen de planches épaisses de 0",025 à 0-.030, larges environ de 0",22 et assemblées à plats joints.
On les cloue sur les lambourdes à l'aide de pointes sans tète. Les revêtements faits avec des planches plus étroites prennent le nom de parquets (voy. ce mol).
3° Planchers de plate-forme (voy. Plateforme).
4° Planchers, cloisons horizontales en fonte, en télé ou eu terre cuite que l'on dispose dans un poêle pour séparer le foyer, l'air à chauffer et la fumée.
Planchette, s. f. — Instrument employé pour le lever des plans.
f^-ggg
Fig. 2182.
Les cloisons de distribution se posent soit normalement aux solives, soit parallèlement. Dans ce dernier cas, on Je3 fait reposer sur une seule solive en fer à larges ailes ou mieux sur deux solives accouplées.
Les ■planchers en fer présentent, sur les planchers en bois, l'avantage d'être moins
C'est une simple planche a dessi
1> P (fig. 2183), qui a environ 60 centimètres de long sur 50 à 55 centimètres de large et qui est munie d'un genou à coquille, au moyen duquel elle est fixée sur un pied à trois branches. Une feuille de papier, collée sur la face supérieure de la planchette , doit recevoir le dessin du plan.
Une alidade à pinnules ou à lunette est l'accessoire obligé de cet instrument (voy. Alidade, Lever des plans).
Plançon ou Plantard, s. m. — Les charpentiers désignent ainsi un grand corps d'arbre refendu à la scie.
Plane, s. f. — 1* Plaque de cuivre lisse d'un côté et munie, de l'autre, d'une poignée (fig. 2184).
Fig. 2164.
Les plombiers emploient cet instrument, après l'avoir fait chauffer, pour unir le sable sur le moule avant d'y couler le plomb.
2° Plane ronde (voy. Débordoir).
3° Plane droite, outil formé d'une lame de fer droite (fig. 2185) tranchante, munie d'une poignée à chaque bout et au moyen de laquelle les plombiers rognent les bavures des tables de plomb, aussitôt qu'elles ont été coulées.
Fig. 2185.
Ces ouvriers se servent du même outil pour unir les surfaces de contact de deux, morceaux de plomb que Ton veut souder ensemble.
4° Plane ou plaine. Les treillageurs emploient un instrument analogue pour dresser et amincir les lattes.
Planer, s. f. — Plomberie. 1° Dresser et couper les bavures avec la plane. On dit aussi déborder.
2° Lisser lu sable dans les moules.
Serrurerie. Dresser des feuilles de tôle ou de cuivre en tes battant à froid avec un marteau à tête large.
Treillage. Dresser et unir le bois avec la plane sur le chevalet.
Charpente et menuiserie. Dresser, corroyer les bois avec des instruments tels que le rabot, le bouvet, la varlope, etc. Plantard (voy. Plançon).
Plantations (voy. Arbres).
Planter, v. a. — 1° Planter des pieux, les enfoncer dans le sol au moyen du battage (voy. ce mot), lorsque leur pointe est simple ou armée d'un sabot et au moyen de cabestans lorsque cette pointe est à vis (voy. Pilot).
2° Planter un bâtiment, en faire le tracé sur le terrain (voy. Tracé).
Plaque. — 1* Table de pierre ou de marbre formant saillie sur le parement d'un mur (voy. Table) ;
2* Plaque d'inscription, feuille de tôle ou plaque de fonte ornée portant certaines inscriptions donnant, soit des noms de marchands dans les boutiques des marchés (voy. Boucherie), soit des niveaux de repères (voy. ce mot) ou toute autre indication ;
3° Plaque de foyer, plaque de fonte ou de tôle sur laquelle on pose le combustible dans un foyer ;
4# Plaque de contre-cœur (voy. Contrecœur) ;
5° Plaque supérieure ou plafond, plaque formant dans un poêle, le dessus du foyer et le dessous du réservoir de chaleur ;
6° Plaque de recouvrement^ feuille de métal découpée suivant la place qu'elle doit occuper pour recouvrir des têtes de boulons, des mouvements, des ressorts de sonnette, etc. ;
7° Plaque d'assemblage, feuille de tôle rivée recouvraut le joint de deux autres feuilles sur lesquelles elle est fixée au moyen de rivets. On place habituellement, dans ces circonstances, deux plaques d'assemblages, comme le montre la fig. 2186 ; 8° Plaque de propreté, plaque en cuivre ou en cristal que l'on place sur le vantail mobile d'une porte ou d'uue armoire pour
en garantir la peinture contre le frotte ment de la main ;
'. --/o ô o o" oV r z looooool;
Fig. sise.
9* Plaque d'entrée, plaque que le serrurier Tait exprès pour cacher d'anciens (roua ou d'anciennes entailles ;
10° Plaque tournante. On désigne ainsi, dans l'architecture des chemins de fer, des plates- formes susceptibles de prendre un mouvement de rotation qui permette de faire passer un véhicule d'une voie sur une autre ou de renverser le sens de sa marche.
On distingue : les plaques pour wagons, pour voitures et pour machines. On les fait en fonte, en fonte et fer, en fonte et bois. Généralement, ces appareils comprennent : un plateau mobile en fonte (flg. 2187) portant un carré de rails dont
tflg. ÎH7.
les prolongements rejoignent les rails des voies qui se croisent; un pivot en fer fixé au plateau mobile; un plateau fixe, à six bras rayonnants, avec cercle de roule-