PLATE-BANDE. — H
et en ébénisterie. Les anciens l'employaient fréquemment.
Plat-bord, s. m. — Nom que l'on donne à des madriers en bois de bateau employés dans les équipages de construction et, en particulier, pour former les planchers des échafaudages.
Plateau, s. m. — 1° Rondelle pleine ou évidée qui sert de support à différents objets et que l'on emploie plus particulièrement pour maintenir l'écart de tringles formant une colonne creuse ou tambour de treuil ;
2° On donne aussi ce nom aux plaques circulaires en fonte qui entrent dans la composition des plaques tournantes de chemins de fer (voy. Plaqué).
Plate-bande, s. f. — architecture.
1* Moulure plate et unie, plus large que saillante ;
. 1* Linteau appareillé en claveaux. La voûte plate n'est qu'une plate-bande prolongée.
Parmi les peuples anciens, ceux qui ne connaissaient pas la voûte recouvraient leurs édifices au moyen de charpentes ou de pierres de grandes dimensions reposant sur des points d'appui verticaux; c'est ainsi que les Égyptiens construisaient les plafonds de leurs temples et que les Celtes disposaient la toiture de leurs allées couvertes.
Les Grecs n'employaient pas non plus, pour former l'architrave, la plate-bande appareillée, mais des linteaux suffisants, du reste, pour le faible écartement de leurs points d'appui.
Les Humains sont les premiers qui firent usage de la plate-bande, qu'ils composèrent de trois claveaux, en la maintenant 'par de bonnes butées, de manière à rendre inutile toute espèce d'armature dans un Bystème de construction essentiellement vicieux par lui-même, parce qu'il ne présente point de solidité réelle, ni apparente. Dans l'architecture romane l'usage du linteau en pierre ou en marbre est plus fréquent que celui de la plate-bande, qu'on retrouve parfois dans l'architecture ogivale, mais avec un arc de décharge placé au-dessus (Jig, 2188). - -