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PLUMÉE

On procède au plombage lorsque les marbres renferment des clous ou amas de matières étrangères d'une extrême dureté.

3° Se servir du fil a plomb (voy. Plomb).

Plomberie, s. f. — Ensemble des ouvrages en plomb coulé ou laminé qui comprennent la couverture des édifices, la conduite des eaux, le revêtement des terrasses, des réservoirs, etc.

A Paris, à la profession du ■plombier se joint ordinairement celle de fontainier; c'est lui qui fournit les cuVeilcs, boudes et accessoires des lieux à l'anglaise, les robinets et toutes les pièces de cuivre nécessaires pour les salles* de bains, les pompes, les bondes de fond et de superficie des bassins, canaux , étangs, etc. ( voy.

Plomb).

Les principaux outils et ustensiles du plombier sont : une chaudière, un moule a tables ou en pierre avec ses râbles, un labour, des poêles, une plane, des serpettes, des marteaux, des battes, des grattoirs, des marmites, des fers à souder, des attelles ou mouflettes, des emporte-pièces , des moules à tuyaux avec leurs brides à charnières, des sondes, une corde nouée avec sa sellette et ses étriers, une jauge, des clefs de robinets, des crics, des cylindres du bois appelés tondins, des (guerres, des régies, de3 compas, des cuillers en fer, des limes, des râpes, truelles, etc. (voy. ces mots).

Plombier, s. m. — 1° Ouvrier qui exécute les ouvrages de plomberie et de foutaillerie.

2« Entrepreneur de plomberie.

Ployer, u. a, — Ployer les bois, les désassembler de dessus l'épure pour en faire le transport.

Plumée, s. f. — Petite entaille dite encore ciselure et que les tailleurs de pierre pratiquent sur le pourtour de l'une des faces d'un bloc pour en dresser le parement.

A cet effet l'ouvrier pose la règle de champ sur cette entaille AB (lig. 2201) ; puis il applique sur la face opposée une seconde règle CD, en la faisant varier de position jusqu'à ce que son arête supérieure et l'arête inférieure de la première soient

dans un même plan, ce dont il s'assure en visant le long de CD. II pratique alors une

Fig. 2204.

seconde ciselure suivant cette dernière ligne, une autre le long de BD, et il fait sauter l'excédant, de façon qu'une règle posée sur les ciselures coïncide, dans toutes les directions, avec la surface obtenue ; le parement est alors bien dressé.

2* Les charpentiers donnent le nom de plumée de dévers à une petite portion de la face d'établissement d'une pièce de bois qui a été dressée sur la largeur de cette pièce pour la mettre de dévers et la rétablir une seconde fois.

Plus-value, s. f. — Augmentation de prix accordée, dans le règlement des mémoires, pour des ouvrages d'une nature spéciale ou qui ont exigé soit plus de façon que d'autres qui leur sont similaires, soit des dimensions plus fortes que celles qui avaient été prévues.

Podium. — Terme d'architecture ancienne qui désigne : 1° le soubassement qui, dans un amphithéâtre, était élevé de quelques mètres au-dessus de l'arène et qui était destiné à l'empereur, aux magistrats cl aux vestales (voy. Amphithéâtre).

2° Sorte de console ou pièce en saillie sur le nu d'une façade pour porter des vases, des bustes ou d'autres ornements.

Poêle, s. m. — Appareil de chauffage qui agit sur l'air ambiant par l'intermédiaire des parois.

On distingue: les poêles proprement dits, les poêles calorifères et les poêles fourneaux.

Poêles. Ces appareils se construisent en terre cuite, en tôle ou en fonte. Les parties essentielles qui les composent sont: une capacité destinée à renfermer le combus-

tible, un cendrier, une grille, un orifice de chargement et un tuyau d'émission pour la fumée.

Les poêles ainsi disposés permettent d'utiliser dans la salle la presque totalité de la chaleur dégagée, mais ils présentent divers inconvénients : ceux qui sont en terre cuite se dégradent rapidement si la construction n'en est pas très -soignée. Les poêles en fonte sont sujets à se fendre par le refroidissement; de plus, ils donnent, en rougissant, une odeur désagréable et malsaine qui provient de la combustion, au contact du métal rougi, des corpuscules organiques contenus dans l'air.

Mais leur plus nuisible effet est la puissance absorbante pour l'eau qu'ils donnent à l'atmosphère échauffée de la salle, puissance qui a pour résultat le dessèchement des corps humides que cet air enveloppe, et particulièrement des poumons des personnes présentes ; de là proviennent les malaises, les maux de tète, etc. On remédie à cet inconvénient en faisant évaporer peu à peu de l'eau contenue dans un vase que Ton a placé sur le poêle. Ajoutons à cela que ces appareils ne laissent pas jouir de la vue du feu, comme les cheminées ouvertes.

Quoi qu'il en soit, la simplicité et le prix des poêles à foyer unique, chauffant directement l'air de la salle comme ceux en faïence, en tôle ou en fonte, en assurent l'emploi pour le chauffage des habitations modestes.

Un grand nombre sont même disposés pour le service culinaire : ceux-ci sont généralement en tôle ; ils sont composés d'un foyer conique à la houille, dont la flamme passe dans un tuyau méplat percé de trous avec tampons mobiles et sur lesquels se fait la cuisson des aliments.

Poêles calorifères. On désigne ainsi les appareils placés dans les pièces à chauffer et dans lesquels l'air circule avant de se mêler à l'air ambiant ou de le remplacer.

En Suède et en Russie, on fait des poète* calorifères qui sont entièrement en briques ou en terre cuite; la fumée y circule dans plusieurs conduits verticaux et la chaleur

POÊLE. il

se transmet aux pièces à chauffer à travers les parois eu [erre.

Les poêles que l'on établit dans les salles à manger sont construits avec une enve loppe de briques et un foyer entouré de tuyaux de fonte qui reçoivent, par leur partie inférieure, l'air amené de l'extérieur, le chauffent et le rejettent dans la salle par des bouches de chaleur placées de chaque côté d'un réserïoir supérieur d'air chaud.

Les poêles métalliques a double enveloppe sont fréquemment employés en Allemagne et en France.

L'air contenu eolre les deux enveloppes est échauffé par la circulation de la fumée et sort par des ouvertures grillagées.

Certains de ces appareils ont été disposés soit pour diminuer la consommation de combustibles, soit pour assurer une marche régulière et dont on n'ait pas a s'occuper; ces polies sont dits à combustion lente ; ils sont ordinairement composés d'un cylindre fermé par le haut et dans lequel on place le combustible ; les gaz redescendent toujours sur ce foyer, le traversent et brûlent en Réchappant par son périmètre ; on obtient ainsi une combustion complète. Ce système s'applique à l'utilisation du coke comme combustible, parce qu'il permet de le brûler en masse.

Fig. «05.

La compagnie parisienne de chauffage

et d'éclairage emploie un appareil qui présente nn cylindre (fig. 2205) dans lequel s'entasse le combustible en masse.

Après ce chargement,. on met un tampon à joint de sable et le couvercle supérieur. De petites portes à coulisses règlent l'admission de l'air à traverse! autour du foyer pour achever de brûler les gaz de la combustion.

Ces derniers, dans la transmission de la chaleur à travers les parois, perdent difficilement leur cbaleur et peuveut alors s'échapper plus chauds qu'il ne le faut pour un bon tirage ; de plus, l'air est mauvais conducteur et absorbe difficilement la chaleur; il en résulte une accumulation de calorique là où le métal est en contact avec le foyer, et par suite, le rougissement des surfaces et l'altération de l'air, ainsi que uoub l'avons dit plus haut.

Fig. aïoe.

On peut citer, comme obviant a ces in-

POÊLE. — Il

conrénients, l'appareil Uurney, représenté en plan et en élévation, à l'échelle de 0",05 pour métré, par la fig. 2206; le combustible est placé dans un cylindre en Tonte dont les parois sont garnies de nervures saillantes.

La fonte étant bonne conductrice de la . chaleur, l'absorbe rapidement, et par les nombreuses surfaces de contact qu'elle présente à l'air, elle perd vile cette chaleur et ne rougit pas.

A cet appareil est ajouté un réservoir annulaire ou se produit la vapeur d'eau, qui se mêle à l'air à son arrivée sur leB parois- La Hg. 2207 donne la coupe de ce

Vig. 2207.

poêle, accompagnée de quelques détails, entre autres, du mode d'assemblage des plaques à nervures Militantes A, du profil du réservoir C et de l'orilicc de sortie des produits gazeux de la combustion D, On appelle cheminées-poêles âes appareils

métalliques, placés au milieu d'une salle à chauffer ou quelquefois dans des coffres de cheminées disposés comme des poêles, mais qui sont pourvus d'une large bouche formée par une trappe verticale à crémaillère ou à contre-poids qui, baissée, en fait un poêle et, ouverte, une cheminée.

Les cheminées a la prussienne appartiennent à cette catégorie d'appareils (voy. Prussienne).

On donne le nom de poêles d'eau à des récipients que, dans le système de chauffage à circulation d'eau chaude, on place

Fig. 2208.

dans les salles à chauffer et qui font eux-mêmes partie de l'appareil circulatoire.

POIDS

Ces poêles sont pleins d'eau, tantôt avec des tuyaux intérieurs à air, tantôt avec des enveloppes concentriques, chauffant directement ou par circulation l'air de la salle ou l'air extérieur qui doit être versé à l'intérieur.

On adopte des formes qui sont en rapport avec la décoration ; nous citerons, comme exemple (tig. 2208), les poêles qui sont placés dans les travées de la grande salle de la Bibliothèque nationale, à Paris.

On attribue aux poêles différentes dénominations, suivant leurs formes et leur construction :

Poêle sur ferrure, sur châssis ou portatif, poêle composé d'un certain nombre de carreaux montés sur un châssis et de pieds qui permettent de l'isoler du sol. Plusieurs cercles en tôle ou en cuivre forment bandages et le toit est recouvert d'une tablette.

Poêle à tiroir y poêle portatif, dont chaque carreau est entouré d'un cadre rectangulaire et imitant la léte d'un tiroir.

Poêle rond, poêle portatif à carreaux cintrés et qui est garni d'une tablette en marbre ordinairement surmontée d'une colonne en faïence, destinée à cacher le tuyau en tôle (voy. Bague).

Poêle de construction, poêle que l'on construit sur place, avec des carreaux de faïence et sur des dimensions qui sont en rapport avec l'emplacement dont on dispose. Dans les salles à manger, aujourd'hui, on établit des poêles de construction qui contiennent un réservoir de chaleur appelé chauffe-assiettes.

Poêle à la suédoise, gros poêle qui occupe toute la largeur de la pièce.

Poêle à buffet, poêle à la suédoise dont la partie supérieure, à hauteur d'appui, forme arrière-corps.

Poêle garni, celui dans lequel on a rapporté des briques et des tuiles pour former des cloisons et des planchers, afin qu'il procure plus de chaleur et la conserve plus longtemps.

Poêles- fourneaux. Dans certaines régions, et particulièrement dans le nord de la France, on emploie des poêles en briques

et en fonte, à double usage, c'est-à-dire servant d'appareil pour le chauffage et de fourneau pour la cuisson des aliments.

Ces poêles sont formés d'une plaque de fonte percée de trois trous et soutenue par des montants en briques. Des cloisons en fonte dirigent l'air chaud sous les fourneaux, depuis le foyer jusqu'au tuyau de cheminée .

2° Les plombiers donnent le nom de poêle à l'espèce de cuiller dans laquelle ils fondent le plomb, et qui est représentée (tig. 2209) avec la grille qui sert à la soutenir.

'Fig. 2209.

Ils nomment encore poêle la marmite ou fourneau en fonte (fig. 2210) dans laquelle on fait chauffer le fer à souder et où l'on fond la soudure à l'aide d'une cuiller.

Fig. 2210.

Poêlerie, s. f. — Branche de la construction qui comprend la fourniture et l'établissement de poêles portatifs et de ceux dits de construction. La poêlerie est comprise dans la fumisterie (voy. ce mot).

Poids, s. m. — Effet qu'un corps exerce, en vertu de la pesanteur, sur l'obstacle qui le soutient.

Le poids spécifique d'un corps est le

POIDS

POIDS

poids de l'unité de volume de ce corps. On exprime cette valeur par des chiffres qui indiquent le rapport entre .le poids de chaque substance et le poids d'un égal volume d'eau.

Nous donnerons ici les poids spécifiques de quelques-uns des principaux matériaux de construction, que nous exprimerons en kilog., en prenant pour unité le poids d'un décimètre cube.

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