POULAILLER
des poteries creuses de diverses formes (voy. Entrevous).
Les boisseaux en terre cuite pour tuyaux de cheminées, les pots pour ventouses à courant d'air, les mitres en terre, etc., sont également des poteries.
On donne encore le même nom à des morceaux de plâtre creux moulés sur les mêmes formes et les mêmes dimensions que les poteries en terre cuite et qui servent pour le hourdage des planchers.
On a fait longtemps usage, pour les descentes de lieux , soit de pots en terre cuite vernissée ou non, soit de pots en grés; mais aujourd'hui on emploie généralement les tuyaux en fonte.
Potin, s. m. — Sorte de laiton ou alliage grossier formé des lavures qui résultent de la fabrication du laiton et auxquelles on mêle du plomb et de Pétai n.
Poucier, s. m. — Petite pièce de fer plat ou de cuivre qui se meut lorsqu'on y pose le pouce.
Dans un loquet à poucier (voy. Loquet), cette pièce fait bascule et soulève la tige du loquet pour la dégager du mentonnet.
On fait aussi des verrous et des coulisseaux à poucier.
Poudingue, s. m. — Agglomérat ou réunion de cailloux plus ou moins gros, agglutinés ensemble avec un ciment siliceux. Si les cailloux, au lieu d'être arrondis, sont anguleux, l'agglomérat prend le nom de brèche.
Cette roche se trouve dans les localités dont le sol est alumineux ou quartzeux et, bien qu'on ne l'emploie pas à Paris, ni dans ses environs, elle fournit une bonne pierre à bâtir pour les ouvrages de maçonnerie, à cause des aspérités qu'elle présente et qui font bien adhérer le mortier.
On appelle marbres poudingues des espèces de brèches (voy. ce mot), qui différent des brèches proprement dites en ce que les fragments qui les composent et qui sont empâtés dans un ciment calcaire sont des galets ovoïdes, arrondis ou roulés. Ces marbres ont quelquefois une très-belle apparence ; mais ils résistent mal aux intempéries de l'atmosphère.
Pouf. — Terme qui indique le vice d'une pierre dont les éléments n'ont pas de cohésion et qui tombe en poussière sous les coups de l'outil.
Ainsi on nomme grès pouf celui qui se réduit en sablon au choc du couperet de paveur et qui, par conséquent, ne peut être taillé.
Poulailler, s. m. — Petite construction servant de logement à des poules.
Dans leurs maisons de campagne, les anciens exposaient le poulailler ou gallinarium au sud-est et le plaçaient près de la cuisine pour qu'il en reçût de la chaleur. Dans le cas où cette disposition n'était pas adoptée, ils divisaient cette construction en trois parties : celle du milieu, où était l'entrée, contenait un foyer sur lequel on entretenait du feu pour échauffer les autres. Ces dernières divisions étaient séparées en trois étages avec ouvertures du côté de l'est.
Les murs étaient assez épais pour qu'on pût y pratiquer deaf niches dans lesquelles on plaçait les nid^pes poules.
En outre, ils étaient revêtus, au dehors et à l'intérieur, d'un enduit parfaitement lisse pour empêcher d'y grimper tous les insectes et les animaux malfaisants.
Aujourd'hui on comprend, sous la dénomination générale de poulailler, les locaux réservés aux diverses espèces de volailles.
Dans les exploitations importantes, le poulailler est divisé, pour les différentes sortes de volatiles, en compartiments disposés autour d'une cour spéciale séparée par une clôture de la cour de service et qui prend généralement le nom de bassecour.
Dans la plupart des petites exploitations on adosse le poulailler k un fournil pour profiter de la chaleur qui en provient. Souvent aussi on le place contre une écurie ou une vacherie et mieux entre ces deux locaux, communiquant même avec eux par des fenêtres grillées, à travers lesquelles les volailles ne puissent passer.
Le sol de la cour doit être graveleux