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GRAPHOMÈTRE

C'est ainsi que les Égyptiens la traitaient, tout en refouillant les larges surfaces par des incisions représentant des ornements ou des inscriptions (voy. Hiéroglyphes, Inscriptions).

Au point de vue architectural, le granit comprend deux variétés principales, le granit rouge et le granit gris, entre lesquelles on trouve de nombreuses nuances intermédiaires. Le granit rouge oriental, véritable syénile, a été fréque minent employé par les Égyptiens et les Romains en obélisques, en colonnes et a la confection de divers objets d'art.La Bretagne et lai Vosges fournissent des granits de même nuance mais moins beaux.

Le granit gris ou commun n'est pas seulement utilisé pour la construction d'édiliecs, dans les régions où cette roche occupe de nombreux gisements ; mais, dans tous les paysoù l'on peut s'en procurer, on l'emploie surtout pour les ouvrages exposés à des frottements réitérés, comme les constructions maritimes, les murs de quai, les dalles et bordures de trottoirs, les bouches d'égout.marchesd'escalierslrès-fréquentés, bornes, auges, etc. En France, et particulièrement en Angleterre, un grand nombre de ponts sont en granit. Les jetées, les ports de mer, les bassins à ilôt, les phares et même les églises sont construits avec cette pierre dans le nordouest de la France.

Le granit noir de quelques, statues égyptiennes est une pierre très-dure qui prend un très-beau poli.

Le granit orbiculaire de Corée est aussi une des variétés les plus remarquables de cette roebe.

drapiers, s. m. pi. - Parties de la chaux qui ne délitent pas à l'extinction et qu'il faut rejeter des mortiers que l'on emploie, parce qu'elles absorbent l'humidité de l'air et produisent des fentes en cristallisant.

Graphomètre, s. m. - instrument que l'on emploie, dans le lever des plans, pour mesurer les angles sur le terrain.

Le graphomètre est une sorte de rapporteur {lig. li'JO) qui se compose d'un |

demi-cercle de 16 à 22 centimètres de diamètre et divisé en degrés et demi-

Ce demi-cercle est muni de deux alidades (voy. ce mot), l'une fixe dirigée suivant un diamètre que l'on appelle ligne de foi, l'autre mobile, autour du centre.

Celle-ci porte, à ses extrémités, un vernier circulaire qui s'applique parfaitement contre le limbe, dans toutes les positions, et permet d'évaluer les fractions de division.

Le graphomètre est muni d'une boussole qui sert à l'orientation sur le terrain. Il est posé sur un support à trois pieds et se meut sur un genou, au moyen duquel oo peut donner au limbe de l'instrument l'inclinaison et la direction désirées.

Pour mesurer un angle, on établit d'abord l'instrument au sommet de l'angle, de manière que le centre du limbe soit à trèspeu près dans la verticale de ce sommet. On s'assure que le rapporteur est horizontal au moyen d'un niveau à bulle d'air (voy. Hiveau). On dirige la ligne de foi vers le signal qui marque l'un des cotés, puis on fait tourner l'alidade mobile jusqu à ce que

GRATTOIR

GRATTOIR

ses pinnules s'alignent également avec le signal qui marque le second côté. Le chiffre que l'alidade indique sur le limbe est la mesure de Pangle que Ton veut déterminer.

Pour tracer sur le terrain un angle d'une grandeur donnée, on aligne d'abord la ligne de foi avec un des côtés ; puis on fait tourner l'alidade mobile jusqu'à ce qu'elle soit sur le chiffre voulu et Ton plante un jalon dans l'alignement déterminé par les fils des pinnules.

Gras. — Maçonnerie. 1° On dit qu'une pierre a du gras lorsqu'elle présente un angle obtus ou qu'elle est trop forte pour la place qu'elle doit occuper.

2°. Mortier gras, mortier qui contient beaucoup de chaux.

Charpente. On dit de même qu'une pièce de boisa du gras si elle est plus forte qu'elle ne doit être dans la totalité ou dans une partie d'une de ses dimensions.

Grasse (pierre). — Pierre contenant une humidité qui la rend sujette à la gelée.

Grattage, s. m. - Peinture. Opération préparatoire de la peinture qui a pour objet d'enlever, avec un grattoir, de vieilles couches de peinture à la colle ou à l'huile étendues sur des objets que Ton veut repeindre entièrement.

Le grattage doit être précédé du brûlage, (voy. ce mol). Il est surtout facile sur les parties planes, mais exige beaucoup de soin sur les moulures et les sculptures.

Gratte-fond, s. m. — On désigne ainsi des outils en fer employés pour le ravalement des façades en pierres de taille.

Les gratte-fonds affectent différentes formes : ce sont des tiges, à section quadrangulaire, terminées par des extrémités aplaties, coudées et découpées en dents de scie ; les uns (fig. 1491) sont disposés pour atteindre les moulures, - les gorges, pour ravaler les fonds unis. Les autres permettent de gratter les dessous de bandeaux, de pierres d'appui, etc.

Grattoir, s. m. — Maçonnerie. Outil d'acier plat pourvu d'un manche et qui sert à gratter et nettoyer la surface d'une pierre ou d'un enduit.

Fig. 1491.

On distingue :

1° Le grattoir carré gradiné branche (flg. 1492);

une

Fig. 1492.

2° Le grattoir carré gradiné à deux branches (fig. 1493) ;

Fig. 1493.

3° Les grattoirs triangulaires uni et gradiné , à lame rivée (tig. 1494) ;

Fig. 1494.

4° Le grattoir coudé triangulaire uni (fig. 1495) ; le grattoir coudé triangulaire gradiné représenté par la même figure ;

GRATTOIR

5* Les grattoirs feuille de sauge, uni et gradiné (fig. 1496) ;

Fig. 1496.

6° Les grattoirs coudés, nez carré et angulaire {fig. 1497);

Fig. 1497.

7° Les grattoirs demi ronds, uni et gradiné (fig. 1498).

Fis. 1498.

Peinture. Les peintres se servent égalc-

ment d'un grattoir représenté par la fig. 1499, pour nettoyer les murs et les

GRECQUE

plafonds, avant d'y appliquer les premières couches.

Plomberie. Instrument de fer trempé et taillant que Jes plombiers emploient pour aviver le plomb avant de faire une soudure.

Gravatler, s. m. — Entrepreneur et ouvrier qui enlèvent les gravois ou décombres dans un bâtiment.

Gravats, syn. de Gravois.

Gr a vêlage, 5. m. — Construction d'une chaussée au moyen de gravier (voy. ce mot).

Gravier, s. m. — Gros sable mêlé de très-petits cailloux. Le poids du mètre cube de gravier varie entre 1350 et 1500t

On se sert de cette matière pour la confection de certains bétons, pour l'exécution de chaussées, particulièrement d'allées de parcs ou de jardins.

Gravois, s. m. pi. — 1# Débris de pierres, de briques, de plâtras, provenant de la démolition d'un bâtiment et qu'on transporte dans des tombereaux aux décharges publiques.

2° Parties les plus grossières du plâtre qui restent dans le tamis après qu'on l'a sassé et qui ne peuvent s'employer que dans le hourdage.

Gravure, s. f. — Genre de sculpture qui se fait en creux et avec peu de profondeur. Les inscriptions, les arabesques, etc., sont des ouvrages de gravure.

Grecque, s. f. — Ornement composé d'une suite de lignes droites qui s'entrelacent, mais en restant toujours parallèles ou perpendiculaires entre elles. Nous donnons (fig. 1500) trois exemples de ce genre de décoration.

Châssis à la grecque, châssis vitré dans lequel on a donné aux petits bois une disposition particulière (voy. Châssis).

Grecque {architecture). — C'est à sa position géographique que la Grèce doit d'avoir reçu la première, parmi les contrées de l'Europe, l'influence des civilisations orientales.

Les Grecs paraissent, en effet, avoir emprunté tout d'abord aux Égyptiens les types de leur architecture, mais en les

GRECQUE. —

transformant et leur donnant un degré de perfection qui laisse loin derrière lui les œuvres de leurs maîtres dans l'art.

Fig. 1500.

Ainsi ce n'est pas le grandiose, considéré sous le rapport de l'étendue, qui frappe l'esprit de l'observateur, dans les édiliccs de la Grèce, qui sont, au contraire, de petite dimension, relativement à ceux des Asiatiques et des Egyptiens ; c'est la véritable grandeur monumentale, la dignité alliée à la simplicité, résultant des nobles et harmonieuses proportions, de la rectitude sévère des formes, de la pureté des détails, enfin du génie admirable d'invention, de la délicatesse exquise d'exécution, dont témoignent les œuvres des architectes grecs.

Les plus anciens monuments dont nous puissions voir encore les ruines, parmi ceux qui couvrirent d'abord la Grèce, remontent à l'époque pélasgique et se rapportent à l'art de la guerre. Ce sont des murailles épaisses construites autour des villes ou en travers des isthmes, des défilés, et appelés murs cycloptens (voy. Appareil).

L'architecture hellénique, proprement dite, est postérieure à cet âge primitif; c'est alors qu'apparaissent les constructions

7 — GRECQUE

à assises réglées, les portes en trapèze, la , voûte formée de pierres en encorbellement (voy. Arc, Voûte), et la sculpture unie à l'art de bâtir.

Il n'est pas possible de préciser l'époque à laquelle les ordres devinrent les éléments essentiels de l'art grec ; mais on peut affirmer que le plus ancien, celui qui devint la base de l'architecture nationale, est l'ordre dorique, qui a pour caractères principaux : la noblesse et la gravité de l'ensemble, la simplicité sévère des détails, la sobriété d'ornement (voy. Dorique). L'ionique (voy. ce mol), second ordre de l'art hellénique, diffère du précédent par des proportions plus légères, de gracieux détails, l'emploi de bases et par un chapiteau à volutes. L'ordre corinthien, plus richement décoré que l'ionique, est devenu le modèle qu'ont suivi de préférence les Romains et les peuples modernes pour imprimer à certaines parties de leurs œuvres ou à l'ensemble même le caractère le plus somptueux (voy. Corinthien).

Ces trois ordres ont été appliqués par les Grecs, d'abord à la décoration des temples, presque tous élevés sur un plan uniforme, en parallélogramme régulier, ornés de frontons décorés de riches sculptures représentant des combats et des sacrifices, avec des portes ordinairement en hronze occupant le milieu, et des murs entourés de colonnades extérieures et quelquefois aussi des portiques à l'intérieur. Ces temples étaient couverts de plafonds et de toitures en marbre, laissant toutefois le milieu à découvert (voy. Temple).

Des statues, quelquefois colossales, formées des matières lus plus précieuses, telles que le marbre, l'ivoire et l'or, occupaient le sanctuaire; souvent les parois des murs étaient enrichies de peintures allégoriques, le sol était revêtu de mosaïques de la plus grande richesse.

L'architecture civile présente également l'application des trois ordres : les théâtres, découverts et d'une vaste étendue, étaient ornés de colonnes, de statues de marbre, de bronze, de peintures et de sculptures (voy. Théâtre).

GRÈS

Les palais, les gymnases, les propylées, les maisons particulières (voy. ces mois), portaient aussi l'empreinte de cette imagination brillante, du goût délicat et de ce sentiment exquis de convenance qu'aucun peuple n'a encore pu surpasser, pour ne pas dire atteindre.

La période pendant laquelle l'art grec parvint à son idéal le plus parfait est l'époque de Périclès. Mais son influence ne fut pas détruite môme par la conquête romaine. Ce fut, au contraire, l'architecture hellénique qui, après avoir soumis l'esprit macédonien, résisté au contact dissolvant de l'Asie, imposa encore ses règles principales aux nouveaux conquérants (voy.

Romaine, architecture).

Grêle, adj. — On dit qu'une partie ou un membre d'architecture sont grêles, lorsqu'une des dimensions de ces objets est trop faible par rapport aux autres.

Grelichonne, s. f. — Truelle en fer que l'on emploie pour le mortier et le ciment. On fait des grelichonnes à pointe

GRÈS

Fig. 150t.

(fig. 1501) et d'autres qui ont la forme de trapèze (flg. 1502).

Fig. 1502.

Grès, *. m. — Pierre siliceuse formée de grains de sable réunis par un ciment siliceux, argileux ou calcaire, et qui se rencontre, comme les calcaires, dans presque tous les terrains de sédiment.

Les grés siliceux sont très-durs et difficiles à tailler ou à sculpter; on en trouve cependant que Ton peut travailler de manière à s'en servir pour la construction des édifices.

Les grés calcaires sont plus ou moins durs, selon la proportion de ciment calcaire qu'ils reuferment ; on les reconnaît à ce qu'ils se dissolvent en partie dans les acides.

Les grés argileux, que l'on désigne communément sous le nom de molasse, ont une couleur grise ; leur taille est facile au moment de l'extraction; mais, à l'air, ils acquièrent une très-grande dureté.

La résistance de ces pierres varie beaucoup ; ainsi, d'après les expériences de M. Vicat, pour le grés de Florence, la charge de rupture par écrasement est de 420 kilogrammes par centimètre carré, tandis qu'elle n'est que de 4 kilogrammes pour Je grés tendre.

La pesanteur spécifique de ces pierres est d'environ 2,50.

Ou distingue surtout parmi les grés:

1° Le grés psammite, à ciment argileux et d'une couleur grise plus ou moins foncée; on en fait des pierres d'appareil qui servent à la construction d'édifices, de ports, de ponts, etc.

Une variété de cette pierre est le grés kouiller ou grés des houillères. #

2° Le grés rouge, qui se divise en plusieurs espèces : le vieux grès rouge, grès argileux employé aux constructions dans certaines contrées de l'Angleterre et en Belgique; le nouveau grés rouge, très-commun aussi en Angleterre.

Le grés des Vosges ou grés vosgien.

3° Le grés bigarré, que l'on rencontre très- fréquemment sur les bords de la Moselle, et qui a servi à l'édification des monuments anciens et modernes de Trêves et des environs.

4° Le grés de Luxembourg et le grés de Kœnigstein ou GuaderStandstein, ce dernier pouvant se diviser en carreaux plus ou moins parfaits.

5* Le grès de Fontainebleau, dit aussi grés blanc ou grés commun, et qui sert à la fabrication des pavés.

6° Les grés verts ou molasses à ciment calcaire ou argileux et qui se taillent facilement, durcissent à l'air, mais dont quelques-uns s'égrènent à la gelée.

GRÈS. —

7* Le grés tendre, qui s'écrase Irés-facilement et ne peut servir qu'à l'affûtage des outils ou a Taire du sablon.

8° Le maàgno, psammite de Toscane, très-recherché en Italie pour les constructions et les dallages.

Outre les différents emplois du grès que nous venons de citer, il faut encore signaler:

!• L'application à la couverture de certaines de ces pierres, telles que le grès bigarré de Voisvre (Vosges), qui se débite en plaques minces propres a cet usage ;

'2a Les revêtements que l'on fait à l'intérieur des hauts- fourneaux avec quelques grés très- réfrac laires, par exemple ceux de Wurtemberg ;

3° L'emploi du grés en poudre pour user les pierres par le frottement, les dresser et commencer le polissage.

On appelle Qrisard (voy. ce mot) la grés le plus dur que fournissent les carrières (voy. GrésUré].

Les ouvriers ont donné auxpr&de différentes densités des noms particuliers: ils appellent grés pif le grisard, que sa dureté leur fait rejeter; grés paf, celui dont la densité est convenable pour l'emploi ; et gris pouf, celui qui se réduit en sablon au choc du couperet.

Grés vernissé. Sous cette forme, le gris trouve aujourd'hui un nouvel emploi pour la confection des conduites d'égout, de fosses d'aisances, d'alimentation ou de décharge. Le grés vernissé offre, pour ces divers travaux, cet avantage sur la fonte

qu'il ne s'oxyde pas, qu'il résiste mieux a

"9 — GRÉSON.

l'action des gas délétères et qu'il est beaucoup plus économique.

Nous citerons, comme exemple de ce produit, les égouts en grés vernissé fabriqués par la maison Doulton et l>. La flg. 1503 représente une branche d'une de ces conduites, formée de claveaux en grés et d'un radier en pareille matière perforé de trous qui l'allégissent et facilitent son retrait à la cuisson. Des bouches en grés, fermées par des plaques mobiles en fer galvanisé que soulève l'écoulement des matières, s'engagent dans la paroi de l'égout et forment l'extrémité des branchements.

Grésiére, s /. - Carrière de grès. On observe dans les grisiéres que le grès est moins dur à proportion de la profondeur où il se trouve, et que le plus dur est le plus facile à tailler suivant des formes déterminées. Le grès, n'ayant pas de lit, peut se débiter dans tous les sens '.

L'extraction se fait de la façon suivante: on divise d'abord les masses de grès par l'explosion de fougasses de poudre à tirer; les blocs formés ainsi sont subdivisés ensuite au moyen de coins de fer, que l'on chasse à cou ps de masse dans des tranchées préparées pour les recevoir.

Les bandes qui résultent de cette seconde opération sont réduites en morceaux, pavés ou bordures, de la dimension voulue, à l'aide d'un couperet (voy. ce mot).

Les carrières des environs de Paris qui fournissent principalement le grés a la capitale sont celles de Fontainebleau et d'Orsay.

Grésiller. — Façonner avec le cavoir ou grésoir le pourtour d'un carreau ou d'une glace, si le trait de diamant n'a pu couper complètement la pièce de verre, ou bien si l'on veut donner a celle-ci des formes courbes.

On dit encore, dans le même sens, égriser, égruger, griser ou groiser le verre.

Grésoir, syn. de Cavoir.

Gréson, s. m. — tiota vulgaire que l'on donne à l'espèce de pierre appelée pouding (voy. ce mot).

' Château, Technologie dubttiment.

GRILLAGE. -

Gresserie, s. f. — Ouvrage exécuté en gréa.

Grève, s. f. — Les maçons nomment ainsi on gros sable de rivière que l'on emploie pour faire du mortier.

Griffe, s. f. — Architecture. Appendice que l'on remarque à la base des colonnes, dans l'architecture du moyen-âge, et qui sert à racheter les angles de la plinthe laissés à découvert par les tores.

Les griffes datent du xi* siècle et disparaissent vers le milieu du xm', lus bases étant alors presque toujours taillées sur plan octogonal.

Leur forme est celle de griffes, de pattes, de feuillages à enroulements, etc. (voy. Bon).

Maçonnerie. Sorte de fourche à dents repliées (fig. 15(14) qui sert a triturer le mortier et le béton.

Fig. 1504.

Serrurerie. 1' Outil composé d'une tige et d'une télé à fourchette dont les branches permettent de couder le fer ou de le chantourner.

2° Petite fourchette à pointe, à patte ou à scellement, qui retient les cordes des châssis à tabatière.

Griffon, s. m. — Animal fabuleux représentant un lion ailé à tête d'aigle et que l'on emploie comme ornement de sculpture ou de peinture dans les édifices. Grlgiiard, s. m. — Gypse en cristaux que l'ou trouve interposé dans la pierre a plâtre.

Grillage, s. m. — Serrurerie, Treillis de fil de fer, de fil étamé ou de laiton à mailles plus ou moins grandes ayant la forme de losange.

Les grillages servent à garantir les vitres du châssis, à faire des séparations, des volières, etc.

Au moyen-âge, on en plaçait devant les fenêtres des églises pour proléger les vitraux contre la grêle.

Les formes qu'on donnait alors a ces

) - GRILLE

ouvrages étaient beaucoup plus variées que

de nos jours.

Architecture hydraulique. Assemblage de pièces de charpente que l'on emploie dans les fondations sur pilotis.

Le grillage est formé: Ie de longrines ou de moïses dont on relie les files longitudinales des pieux, après que ceux-ci ont été enfoncés, puis recépès a la hauteur déterminée ;

2° De traversùtes assemblées à mi-bois sur les premières pièces, qu'elles croisent perpendiculairement, ou à tenon et mortaise sur les pilotis.

Sur cette charpente on pose habituellement une plate-forme en madriers qui sert d'assiette à la construction.

Nous donnons (lig. 1505), en plan et en coupe, à l'échelle de 0D,01 pour mètre, "un grillage dans lequel les longriues moisées sur les pieux sont réunies avec eux par des boulons. La plate-forme est supposée enlevée sur le plan et ne se voit que sur la coupe.

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Fig. IbOG.

Grille, s. f. — 1» Clùiure à jour composée de pièces de bois, de fer ou de fonLe, assemblées entre elles.

Le bois a été fréquemment employé pour former des grilles très- simples, comme celles que l'on voit dans les conslructioos rurales, fermer les enclos, les vergers, etc.

GRILLE. — 6

ou quelquefois très-ricbes, ainsi que certaines enceintes intérieures d'églises. Mais lu 1er forgé el la foule sont les matières oui conviennent le mieux a ces sortes d'ouvrages.

Les grilles ordioaires que l'on exécute aujourd'hui sont formées de barreaux à section circulaire ou carrée de û™,0'25 à ûm,035 de largeur, et maintenus, baut et bas, par un ou deux cours de traverses.

Ces barreaux ou montants sont trèssimples, eu pointe ou décorés de bases el de chapiteaux en fonte ou en bronze et couronnés de fers de lance, de fleurons ou autres ornements.

Ces grilles sont composées de travées comprises entre des points d'appui qui sont dus pilastres en pierre, des colonnes en fonte creuse ou des montants plus forts que les autres et consolidés par des arcsboutants. Lorsque la grille est sur un mur d'appui, l'extrémité inférieure des montants principaux se termine par deux branches embrassant l'appui, comme on le voit en A (fig. 1506). Une autre disposition B consiste à sceller le bout du montant dans le

Fig. 1607.

mur de soubassement et a l'armer de deux arcs-bouUints qui embrassent aussi l'appui. A la rencontre des barreaux et des tra-

verses, celles ci forment des renflements d'aspects variés, suivant la section et la position des montants.

Les figures suivantes représentent divers exemples du mode d'assemblage de ces pièces: sur la fig. 1507 ou voit un barreau

carré passant dans un renflement de même forme; la fig. 1508 donne un montant à

Fig. 1508.

section quadrangulaive aussi, mais dans une position différente, par rapport à la face de la grille ; le renflement est ici triangulaire; il est circulaire dans la lig. 1509, oh il donne passage à un barreau cylindrique. Ces pièces peuvent encore être réunies d'une façon différente, comme le montre la lig. 1510 : une clavette est logée dans un trou percé sur l'épaisseur du montant et pénètre dans des orifices correspondants pratiqués dans les extrémités de

la traverse où elle esl retenue par dos goupilles. Dans les grille* d'un dessin plus

Fig. 1509.

riche que celles que nous venons de <

Fig. 1510.

crire, les intervalles des montants sont

occupés par des ornements composés de brindilles ou enroulements réunis aux

! — GRILLE

barreaux par des embases et aux traverses par des rivets (fig. 1511). Parfois les traverses se retournent elles-mêmes, an droit des montants, en consoles (fig. 1512) ou en

deux branches maintenues par des ou par des rivets (fig. 1513).

Fig. 1513.

Nous donnerons ici quelques exemples de grilles ornées, formant divers genres de clôtures.

La fig. 1514 représente une portion de la grille extérieure en fer forgé appartenant à la cour de la Bibliothèque nationale, donnant sur la rue Vivienne, à Paris; on voit un des pilastres d'appui et les amorces des deux travées attenantes. Celles-ci sont très-simples ; le pilastre seul est décoré d'enroulements.

L'ensemble de cet ouvrage, dû à M.Henri Labrouste, repose sur un mur d'appui en pierre que nous n'avons pas figuré ici.

Fig. 1414,

Les grilles extérieures, en Tonte, comme celle que nous donnons (lig. 1515), consistent en coloanettes ou en panneaux de diverses formes qui sont ordinairement maintenus par des traverses en fer forgé et que soutiennent des colon nés creuses en fonte plus ou moins espacées et solidement ticellées dans un socle en pierre de (aille. Des candélabres sont souvent ajustés sur quelques-uns de ces points d'appui. La grille que nous présentons ici, construite sur les dessins de M. Hiltorf, est en fonte de fer; elle est placée à l'extérieur du cirque Napoléon, à Paris ; la figure montre une amorce de l'une des grilles ouvrantes ou portes qui Terme les passages ménagés dans cette clôture.

Les squares, les jardins publics sont entourés souvent d'enceintes à jour moins

Fig. 1515.

élevées que celles que nous venons de cite

Fig. lit Fi.

nous donnerons, par exemple (fig. lïli

GRILLE. - t

une gril Eo de 1",25 de liant placée aux abords du palais de l'Industrie Les montants sont composés de plusieurs lames de fer réunies par des boulons. Les montants principaux sont renfoncés par des arcsboutants à enroulements.

Comme grilles de peu d'élévation nous citerons encore :

1° Celles qui entourent les monuments funéraires; M. Revoilà fait exécuter à Nîmes, pour le tombeau de l'évèque de cette ville, Car, une grille dont nous donnons (fig. 1517) une réduction à l'échelle de 0"",,035.pour métré.

2* Les clôtures de chœur dans les églises, comme celle que représente la fig. 1518, à l'échelle de 0"°,03 pour mètre. Cette grille ferme l'entrée du cbœur dans la nef à la cathédrale de Troyes ; la partie ouvrante dont il est vu ici une amorce est suspendue à des montants fixes, scellés dans le dallage de l'édifice; c'est sur les dessins de M. Eugène Millet que ce travail a été exécuté.

3° Les clôtures basses qui entourent les parterres dans les jardins et qui sont coinposées de Dis de fer entrelacés et qu'on appelle aussi bordures (voy. ce mot).

Les bibliothèques publiques renferment, dans leurs salles de lecture, des grilles qui établissent au devant des casiers des couloirs de circulation où pénètrent seuls les

employés chargea de donner les ouvrages que l'on veut consulter.

Fig. 1518.

Nous présentons (fig. 1519) une clôture de ce genre, que M. Henri Labrouste a fait poser dans la grande salle de la bibliothèque Sainte Geneviève, à Paris.

Les parties ouvrantes des clôtures a jour prennent aussi spécialement le nom de gril- (es(fig. 1520). Parmi les nombreuses formes qu'affectent les ouvrages de ce genre en fer, on peut ciler principalement les grilles à jour dans toute la hauteur et les grilles à panneau de soubassement en tôle simple ou orné. Ces portes sont à un ou deux vantaux qui se ferment au moyen de crémones, de verrous, de serrures, etc.

Les baies de fenêtre, dans certains édifices, sont souvent pourvues de grilles de défense, fixées par des scellements à la partie extérieure de la maçonnerie.

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> — GRILLE

Les grilles que nous donnons comme exemples (flg. 1521 el lift. 1522) appartiennent au bâtiment du trésor a la cathédrale de Troycs. Les montants à -section cariée sont maintenus par deux traverses seulement. Leurs extrémités, terminées en fer de lance, sont montées dans l'une des fenêtres au même niveau, dans l'autre, à. des niveaux différents, de façon à donner à l'ensemble la forme de la baie,

2° Grilles de soupirail. Barreaux de fer carrés, encadrés par un chassie et qui se posent à feuillure au-dessus de l'orifice des soupiraux aboutissant dans le sol du rezde-chaussée.

3° Grilles d'égout. Treillis de fer maillés de puisard, assemblages de barreaux parallèles également compris dans an encadrement en fer. Les grilles d'égout ont la forme affectée

Fig. ISS!, par la fig. 1523 ; leur coupe présente deux pentes en sens inverse. Les ruisseaux des

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