RAVALEMENT
un angle ; la forme de ces derniers est
analogue à celle que représente la fig. 2456.
2* On appelle encore râtelier la planche que l'on met sur les côtés d'un établi et qui sert à placer les outils à manche.
3° Dans la construction des chemins de fer on donne le nom de râteliers a des poteaux sur lesquels on pose les rails de rechange. Un râtelier se compose (fig. 2457) de deux poteaux espacés, d'axe en axe, de la longueur des rails et pourvus de
rainures disposées de telle façon que l'enlèvement d'un rail n'est possible qu'eu retirant une broche cadenassée traversant la mortaise par laquelle on .introduit les rails dans le râtelier '.
Ravacctono. — Mot italien qui désigne la qualité la plus commune do marbre de carrière. Ce nom vient de celui de la carrière d'où s'extrait ce marbre.
Ravalement. — Maçonnerie. 1* Crépi on enduit dont on recouvre la surface d'un mur élevé en moellons, briques ou pan de bois. Le ravalement comprend l'exécution des moulures, chambranles, tables saillantes, etc.
De même on ravale unefaçade en pierres de taille en reloucbant les angles et les parties apparentes des pierres, en abattant l'excédant laissé par i'épannelage, égalisant les nus, corrigeant les imperfections de la taille et sculptant les moulures, bandeaux et autres ornements.
' Gotchler, Traité det chtmins de fer.
RÉALGAR.
2° Petit enfoncement tantôt simple, tantôt bordé d'une baguette ou d'un talon et que Ton pratique dans les pilastres et corps de maçonnerie ou de menuiserie.
Menuiserie. Amincir ou diminuer l'épaieseur du bois en certains points afin de donner plus de relief aux moulures.
SERRURERIE. Ravaler Vanneau d'une clef, le faire passer, à l'aide d'une espèce de mandrin appelé ravaloir, de la forme ronde à la forme ovale.
Raviver, v. a. — 1° Rendre plus vif ; on dit par exemple, raviver une arête.
2° La môme expression s'emploie pour les couleurs auxquelles on rend leur éclat.
3° Parmi les opérations de la dorure sur métaux on compte le ravivage, c'est-à-dire un décapage parfait, que Ton obtient en plongeant un instant la pièce dans l'acide nitrique concentré.
Rayère, s. f. — Ouverture longue et étroite, semblable à une barbacane (voy. ce mot), qui est ménagée dans le mur d'une tour pour en éclairer l'intérieur.
Rayon, s. m. — 1° Terme de géométrie qui désigne la ligne droite allant, dans un cercle, du centre à la circonférence.
Les ouvriers appellent le rayon d'une voûte montée du centre ou montée de la voûte.
2* Les menuisiers nomment ainsi les séparations horizontales qu'ils établissent dans les armoires, dans les bibliothèques, et qui sont soutenues, à leurs extrémités, par des tasseaux cloués sur les séparations ou reposant eux-mêmes sur des tringles verticales à crémaillère (voy. ce mot).
Rayonnant ($tyle). (Voy. Ogivale (architecture).
Réalgar, s. m. — Couleur employée quelquefois en peinture. C'est un sulfure d'arsenic que l'on trouve à l'état naturel, mais qui est artificiel pour la plus grande partie de ce que le commerce en emploie.
Le réalgar naturel, que Ton rencontre eu Allemagne sous forme de cristaux, est jaune rougeâtre, quand on l'a réduit en poudre fine ; il est insoluble dans l'eau. A l'état artificiel, le réalgar pulvérisé prend une teinte jaune qui se rapproche de celle du chromate de plomb.
— 1*87 — REBOUCHAGE.
On se sert de cette couleur pour falsifier le vermillon ; mais elle se reconnaît à l'odeur d'ail qui se dégage quand on projette le vermillon sur des charbons ardents.
Rebattage (des briques). - Opération de la fabrication des briques par laquelle on se propose de donner le fini à la forme que la terre a reçue du moule, avant de la mettre au séchage.
On distingue le rebattage à la main et le rebattage mécanique.
Le rebattage à la main se fait de la manière suivante : lorsque la terre a été extraite du moule et qu'elle a subi le parage (voy. ce mot), on la dresse sur toutes ses faces au moyen d'une batte ou bien en la frappant sur une table solide sans soubresaut.
On procède au rebattage mécanique à l'aide de machines assez semblables aux balanciers employés pour battre les monnaies et qui compriment et redressent les briques dans tous les sens. Ces machines ont l'avantage, sur l'opération précédente, de donner aux produits plus de régularité et une densité plus homogène.
RebOl»d, s. m. — Côté de la cloison d'une serrure qui est traversé par le pêne et qu'on nomme aussi têtière (voy. Palastre, Serrure j.
Rebouchage, s. m. - Opération préparatoire de la peinture, qui a pour objet de remplir, avec du mastic à l'huile ou à la colle, suivant le mode de peinture adopté, tous les défauts, trous et gerçures que présente la surface à recouvrir.
On ne procède à cette opération qu'après que cette surface a été lessivée, brûlée, s'il est besoin, grattée et imprégnée déjà d'une première couche de peinture.
Le rebouchage à l'huile se fait au mastic ordinaire, composé de blanc de Meudon et d'huile de lin, au mastic ordinaire teinté et au mastic de teinte dure ou mastic au vernis, composé de blanc de céruse, d'ocre, le tout broyé avec du vernis gras.
Le mastic ordinaire est remplacé, pour les peintures d'un ton clair, par le mastic au blanc de céruse qui ne tache pas comme le précédent.