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En pratique, on ne doit jamais soumettre les matériaux à des efforts voisins de ceux qui détermineraient la rupture. Il faut même se tenir bien en dessous de ces limites pour les charges permanentes ; c'est ainsi que duns les constructions en pierre on ne va pas au delà du dixième de la charge qui produirait l'écrasement immédiat ; dans les constructions en fer on ne dépasse pas le cinquième.
On appelle : 1* Résistance à la compression, résistance à l'écrasement ou force
portante, la résistance que les matériaux offrent aux efforts qui agissent par compression (voy. ce mot) ;
2° Résistance à la traction, ou à l'extension ou force tirante, la ténacité qu'ils présentent lorsqu'ils sont exposésà des charges qui agissent par traction (voy. ce mot).
3° Résistance au cisaillement ou force transversc, la résistance à la disjonction par le mouvement tangentiel des corps (voy.
Cisaillement) ;
4° Résistance à la flexion, la résistance des pièces allongées, telles que les poutres et solives d'un plancher, à des efforts dirigés normalement ou obliquement à la longueur de ces pièces et qui les font fléchir avant de les rompre.
La résistance à la flexion donne lieu à des formules dites formules de résistance et dont nous ferons ici le simple exposé ; nous examinons, dans des articles séparés, comment se comportent les divers matériaux de construction quand ils travaillent à la compression, à la traction et au cisaillement (voy. ces mots).
Ces formules permettent de calculer quelles doivent être les sections transversales des pièces en bois ou en métal qui résistent à la flexion et sont soumises à des forces dont on connaît l'intensité, la direction et les points d'application.
Si l'on suppose une pièce prismatique à base rectangulaire ou cylindrique, et que l'on appelle :
a la largeur de la section transversale de la pièce ou dimension de cette section perpendiculaire à la directiou de la force ;
b la hauteur de la pièce ou dimension de la section transversale parallèle à la direction de la force, / la longueur de la pièce entre les points d'appui ou d'encastrement; r le rayon de la base dans les pièces cylindriques ; «jt le rapport de la circonférence au diamètre ; R la pression ou la tension que l'on impose à la pièce sans dépasser la limite d'élasticité des fibres ; E le coefficient d'élasticité de cette substance, on peut déduire les valeurs de a et de b des formules suivantes :
1° Pour une pièce horizontale encastrée
toct
RÉSISTANCE
RÉSISTANCE
par une extrémité et chargée à Vautre d'un poids P :
Raô»
6/ si la base est rectangulaire, et :
p= R7crl
"4/ si la section est circulaire.
2° Pour une pièce horizontale encastrée par une extrémité et chargée uniformément d'un poids p par unité de longueur, en tout pi:
Raô»
pl =
si la pièce est à section rectangulaire, et :
pi = — . —
si la section est circulaire.
3* Pour une pièce posée horizontalement sur deux appuis et chargée au milieu d'un poids P :
p 2Raô«
"31 " si la section est rectangulaire, et :
Pz^n
si la section est circulaire.
4° Pour une pièce posée horizontalement sur deux appuis et uniformément chargée d'un poids p par unité de longueur :
4Ra6»
pl =
si la section est rectangulaire, et :
. 2Rjtr> Pl = — —
si la section est circulaire.
On remarquera que la charge peut être doublée si elle est répartie uniformément au lieu d'être placée au milieu de la longueur de la pièce.
5° Pour une pièce posée horizontalement sur deux appuis, supportant un poids P au milieu de sa longueur et chargée uniformément d'un poids p par unité de longueur :
2Rafe» pl
si la pièce est à section rectangulaire, et :
Rirr» pi l 2
si la section est circulaire.
6° Pour une pièce posée liorizontalement
sur deux appuis et chargée d'un poids P appliqué à une distance x du milieu de la pièce :
?/Ra6*
3(/t 4a,i si la section est rectangulaire, et :
p= *R7rf3 J*~4*«
si la section est circulaire.
7° Lorsqu'une pièce a Vune de ses extrémités encastrée et l'autre posée sur un appui, elle peut supporter un poids égal aux 4/3 de celui qu'elle admettrait si ses deux extrémités n'étaient que posées.
8° Une pièce dont les deux extrémités sont encastrées peut supporter une charge double de ce qu'elle pourrait recevoir si ses deux extrémités étaient libres.
9° La résistance de deux pièces combinées, c'est-à-dire formées par la réunion de plusieurs pièces de bois superposées, rendues solidaires de façon à ne pouvoir glisser, ni fléchir séparément, est supérieure à la somme des résistances dontchacuned'elles, considérée isolément, est susceptible.
10° Les formes des sections transversales peuvent être très-diverses. Nous indiquerons seulement là formule qui donne les valeurs relatives des dimensions de la section pour les fers à double T, tels que ceux qu'on emploie pour planchers ou
Fig. 2485.
poutres et dont la coupe est représentée par la fig. 2481 . On aurait l'évaluation suivante:
Nous terminerons cet article en présentant le tableau suivant, emprunté à l'ouvrage de H. Claudel et qui donne, pour plusieurs espèces de corps, les valeurs de R
qu'on ne doit pas dépasser dans la pratique
Chêne
Sapin jaune ou blanc.
Arcs en planches.,..
Fer doux forgé
Fer laminé en barres.
Acier d'Allemagne. . .
Acier fondu
Fonte griieagrain fin.
Responsabilité, s. f. - (Voy. Architecte, Entrepreneur.)
Ressaut, s. /. — 1= Toute partie, tout corps qui ne se continue pas sur une même ligne horizontale, c'est-à-dire qui forme avancement ourecul sur les parties voisines.
Ce terme ne s'applique pas aux saillies que font sur la ligne perpendiculaire de l'édifice les diverses parties d'un entablement, d'une corniche, d'une imposte, d'un bandeau, etc. Ressaut s'entend, par exemple (fig. 2486), d'une architrave dont la ligne
Fig. US*.
horizontale est interrompue par des saillies de cette ligne sur elle-même de façon à former des angles saillants et des angles rentrants.
2* Bourrelet ménagé à l'extrémité des lames de plomb ou de zinc qui forment le fond d'un chéneaa. Les ressauts permettent de relier Les feuilles entre elles de manière à ne pas géuer la dilatation.
Ressort, s. m. — Bande ou fil de métal que l'on contourne ou dispose de façon