RETENUE
Fig. 2489.
Le ressort de sonnette, lame de fer également tournée en spirale et sur laquelle est vissée la sonnette ;
Le ressort à pompe ou à cylindre, fil de laiton contourné et servant aux mêmes usages que les ressorts à boudin ;
Le ressort à chien, qui a la forme d'un V et dont les branches sont fixées à leur point de réunion par un étoquiau. Ce ressort s'emploie pour les loqueteaux et à la queue des pênes des serrures bénardes. On lui donne le nom de grand ressort quand il est couché au-dessus du pêne d'une serrure et que ses branches sont longues et inégales, dans les serrures de sûreté par exemple ;
Le ressort à pied, ayant la même forme que le précédent, mais dont Tune des branches porte un talon ou un tenon qui entre dans une mortaise pratiquée au palastre ;
Le ressort à foliol, petite pièce d'une serrure, montée par une de ses extrémités sur un étoquiau et qui sert à renvoyer l'effort d'un autre ressort ;
Le ressort à torsion, qui fait fermer les portes seules. C'est un fil de métal passé dans les œils ou dans les nœuds des serrures et qui agit en se tordant.
Restauration, s. f. — Réfection des parties dégradées d'un bâtiment pour le remettre en bon état.
Travail fait par l'artiste d'après les restes d'un édifice ancien pour en retrouver l'ensemble, l'ordonnance, le plan et les élévations.
Restitution, s. f. — Ce mot exprime l'action, l'idée de rendre ce qui avait été enlevé ou perdu soit par le temps, soit par toute autre cause.
Restituer diffère de restaurer en ce sens que le dernier de ces mots signifie refaire un ouvrage ou un édifice en partie détruits d'après les ruines qui eu subsistent, tandis que le premier veut dire recomposer un ouvrage ou un monument entièrement disparus d'après les autorités que l'on en retrouve dans les descriptions.
Retable, s. m. — Sorte de dossier posé sur une table d'autel dans une église catholique et servant à la décoration.
Au moyen âge, avant l'usage des retables fixes, qui ne date que du commencement du XIIe siècle, on fit des retables mobiles en orfèvrerie ou en bois, quelquefois recouverts d'éloffes *.
Ceux de ces dossiers qui étaient fixes furent d'abord habituellement des dalles sculptées masquant un coffre dans lequel on renfermait des reliques. Le maitreautel, dans les, cathédrales, n'avait pas de retable fixe.
Dans les autels secondaires ces dossiers étaient fréquemment disposés de manière à masquer et à supporter tout à la fois le reliquaire, ce dernier étant appuyé sur des consoles ou corbeaux encastrés d'un côté sur le retable, de l'autre sur le mur formant le fond de la chapelle.
Plus tard, et cet usage subsiste encore aujourd'hui, on plaça le reliquaire sur le retable même (voy. Autel).
Retailler, v. a. — Déposer de vieilles menuiseries pour les réduire à une autre mesure, ou y ajouter des parties neuves, refaire des assemblages et assembler à nouveau les pièces ainsi transformées.
La même expression est employée par les vitriers et signifie couper des carreaux de vitres pour les mettre à une autre mesure.
Retenue, s. f. - En terme de charpente, une pièce de bois a sa retenue sur un mur quand elle est engagée de façon à
1 Vioilel-Le-Duc, Diei. d'architecture*
RETOMBÉK. — 1
oe pouvoir plus ni avancer, ni reculer. Rétlculatom (opus). — Genre d'appareil (voy. ce mot) fréquemment employé par les Romains* et qui était formé de pierres présemant un carré en parement et disposées eu losanges ou échiquiers.
Retombée, s. f. — Nom que l'on donne, a proprement parler, à l'ensemble des voussoirs qui, dans une voûte ou dans une arcade, eu forment la naissance et qui peuvent se soutenir sans cintre, en supposant que cette voûte soit détruite ou non achevée.
Dans on sens moins rigoureusement exact, ce mol est souvent prisavec la même acception que le mot naissance.
La fig. 2490 représente les retombée» de deux arcades adjacentes sur l'entablement qui couronne une colonne corinthienne.
l'ig. 2490.
Nous ferons remarquer, en passant, que cette ordonnance, bien qu'elle soit fréquemment adoptée, n'eBt nullement conforme aux principes qui doivent guider l'architecte dans l'exécution de son œuvre. Il n'est pas logique, en effet, de séparer la retombée d'une arcade de son support naturel, le chapiteau, par un entablement qui ne répond ici à aucune des nécessités de l'art, ni de la construction ; et de ce défaut résulte une stabilité douteuse en apparence comme en réalité.