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REVÊTEMENT

panneaux de faïence (voy. Cheminée). Chacune de ces parois est en biais par rapport à la face du chambranle, et c'est sur le pourtour du vide laissé par le rétrécissement que se place le cadre destiné à recevoir le rideau.

Retrousser, v. a. — 1* Remanier la forme en sable d'une cheminée que l'on veut relever ou baisser.

2° Déposer des terres en tas plus on moins réguliers en un point plus élevé que l'endroit d'où on les extrait.

Réverbère, s. m. — (Voy. Candélabre, Lanterne.)

Revers, s. m. — 1° Partie de pavé en pente et que l'on établit au-devant des murs de face des maisons dans les rues on les cours pour rejeter vers les ruisseaux les eaux des égoûts des combles, afin que ' ces eaux ne dégradent pas les murs.

Les rues pavées, dont le ruisseau est dans le milieu, comme cela» se voit encore dans les quartiers anciens des villes, sont dites à revers double.

2° En menuiserie, on appelle revers d'eau ou reverseau, d'une manière générale, une petite pente ménagée au-dessus d'une corniche ou de toute autre partie saillante pour faciliter l'écoulement des eaux qui peuvent tomber dessus (voy. Appui, Jet d'eau).

Revêtement, s. m. — On désigne ainsi tout placage de plâtre, de mortier, de ciment dé bois, de stuc, de dalles eu marbre ou en pierre, etc., exécuté sur un mur pour le décorer ou le rendre plus solide.

Le mode de revêtement le plus communément employé à Paris est l'enduit en plâtre.

Dans les pays où le plâtre fait défaut, on revêt les murs soit avec un mortier de chaux et de sable, soit avec une composition faite de terre et de paille hachée (voy. Torchis).

Notons que les revêtements en plâtre sont mauvais dans les lieux bas et humides ; dans ce cas, le ciment doit être employé.

Les lambris ou revêtements en menuiserie sont fréquemment employés dans certaines pièces des appartements.

Les anciens faisaient grand usage des re-

RIDEAO. — 1219

vêtements en dalles de marbre pour couvrir les parois des monuments. La mosaïque a été également utilisée pour faire des revêtements. Le mol revêtement s'appliqueencore à des travaux de grosse construction tels que les murs eu pierres de taille, en moellons on en meulières dont on revêt les terres d'un talus, d'une terrasse, d'une escarpe et d'une contrescarpe (voy. Soutènement).

Revfitir, v. a. — 1» Faire un revêtement (voy. ce mot).

2° En charpente, ce mot signifie placer des poteaux, fournisses et autres pièces dans un pan de bois ou dans une cloison.

3° Les jardiniers emploient ce terme dans le sens de garnir de gazon un glacis droit ou circulaire, ou bien encore palisser de cbarmilles, pour le couvrir, un mur de clôture ou de terrasse.

Revivre [faire). — Redonner du brillant à une peinture par un lavage et un revernissage.

Rez-de-chanssée, #. m. — Dans une construction, étage qui se trouve au niveau du sol d'une chaussée, d'une rue, d'une cour, d'un jardin, etc.

Le rex-de-chaussêe peut être surélevé de quelques marches au-dessus du sol extérieur.

Rez-mnr, ». m. — Nu d'nn mur dans œuvre.

Rideau, s. m. — 1» Pièce d'étoffepourvue d'anneaux glissant sur une tringle et qui est posée devant une fenêtre où ou le tire dans un sens ou dans l'autre, selon que l'on veut modérer les ardeurs du soleil ou intercepter la vue du dehors.

Les portes des appartements ne sont ainsi quelquefois fermées que par une pièce d'étoffe que l'on nomme portière. Cet usage était fréquent chei les andensj.les Romains suspendaient un rideau (vélum) devant la porte delà rue d'une maison pour en fermer l'entrée, quand la porte même restait ouverte.

Les juges, dans les causes criminelles et qui exigeaient un examen réfléchi, avaient coutume de laisser tomber un voile ou rideau devant leur tribunal afin.de délibérer ii vaut Je rendre la sentence.

RIDEAD.

Dana les temples, il était d'usage de placer un rideau devant la statue de la divinité dans l'intervalle de temps qui séparait les sacrifices.

Les théâtres romains étaient pourvus d'un rideau qui fermait la scène et qui était orné de figures peintes, brodées ou tissées; ce rideau se baissait et restait ployé sur la partie antérieure du proscenium ou bien il était reçu en' dessous par une trappe.

Dans les théâtres modernes un rideau sépare également la scène de la partie réservée aux spectateurs; mais ce voile se lève et disparaît dans le haut du théâtre invisible au public. On lui donne souvent le nom de toile.

2« Appareil mobile qui se pose devant un foyer de cheminée et qui sert à régler le tirage en permettant l'admission d'une plus ou moins grande quantité d'air sur le combustible.

Les rideaux de cheminée sont de plusieurs sortes : on a d'abord employé le châssis à plusieurs lames {flg. 2495) qui se recouvrent etqui sont maintenues relevées par une chaîne à l'extrémité desquelles agit un contre-poids. Le système est à la

Fig. 2ifl5.

fois désagréable par le brnit qu'il occasionne, et incommode parce que le contre-poids peut se détacher et que le rideau tombe toujours.

Le système Bigot obvie & ces inconvénients ; il «insiste (fig. 2496} dans l'emploi de deux crémaillères sur lesquelles on fait reposer le rtdeou à diverses hauteurs.

Un autre appareil est celui qui a été inventé par M. Leaud: c'est une tôle ondulée

R1FLAKD.

qui s'enroule ou se déroule autour de deux galets. Le seul frottement dans les rainures

1220 — HIOOLE.

que les maçons emploient pour couper le plâtre et qui se compose (6g. 2497) d'une

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ou coulisses latérales la maintient dans toutes les positions qu'on lui donne.

3° Par extension, on donne le nom de rideau à l'ensemble des tringles qui supportent le tablier d'un pont suspendu.

A» Ou nomme encore ainsi , en terme de jardinage, une palissade de charmille établie dans un parc ou dans un jardin pour arrêter la vue ou pour cacher quelque aspect peu agréable; une plantation d'arbres trés-rapproebés les uns des autres et qui font obstacle à la vue ou aux ardeurs du soleil.

Ridelle, s. f. — Côté en torme de rate lier d'une charrette (voy.Aideo«, Charrette).

Riflard, ». m. — Maçonnerie. Outil

Fig. £497.

lame mince en métal montée sur un manche court.

Le riflard sert a égaliser les surfaces en enlevant le plâtre eu excès, à finir les ouvrages de ravalement exécutés avec cette matière.

Chabpentb. Rabot analogue à la demivarlope (voy. Varlope) et que les menuisiers emploient pour dégrossir et blanchir les planches. Le fer de cet outil est arrondi au milieu afin qu'il puisse mordre davantage.

Rlflolr, s. m. — Sorte de lime taillée douce par le bout et que les serruriers emploient pour dresser le cuivre et dégrossir les ornements eu bronze.

Rigole, s. f. — 1° Canal étroit creusé dans la terre ou dans la pierre pour l'écoulement des eaux. Dans la construction des voies de chemin de fer, lorsque le ballast est peu perméable, on ménage, dans le sens du profil en long, des ados tres-rapprochés qui permettent aux eaux de se réunir et de s'écouler rapidement. L'intervalle de deux de ces ados forme ainsi une rigole dite d'assèchement.

Pour que le ballast ne présenle en aucun point de partie plaie ou concave, il faut établir au moins une rigole par rail de 6 mètres.

ï° On nomme ainsi, par analogie, une fouille étroite destinée a recevoir la fondation d'un mur (voy. Fouille). Le même nom s'appliqueade petits fossés bordautun cours, UDeavcnue, et destinée à recueillir les eaux.

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