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GACHE

portail méridional de la cathédrale de Paris, qui est découpé à jour et derrière lequel passe la balustrade de la galerie.

Gâche, 5. f. — Pièce de fer que l'on fixe sur un bâti ou au chambranle d'une porle pour recevoir, dans un trou qu'on appelle empênage, le pêne d'une serrure, d'un verrou, d'une targelte, etc.

On distingue :

La gâche ordinaire A (flg. 1427), dite aussi d'épaisseur ou à pattes, qui est formée d'un fer plat coudé à quatre coudes, portant deux pattes carrées percées de trous ; cette pièce se fixe avec des vis sur un chambranle ou sur un poteau.

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Fig. 1427.

La gâche à pointe B, qui a deux branches droites terminées en pointe et qu'on enfonce dans le bois.

La gâche encloisonnée "À (fig. 1428), qui a un palastre, une cloison et qui est percée d'un ou plusieurs trous pour recevoir, le pène d'un bec de cane ou le pêne et le verrou d'une serrure de sûreté.

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Fig 1428.

La gâche de répétition B, qui a la forme de la serrure qu'elle accompagne.

Fig. 1429.

GACHER.

La gâche à scellement, ayant deux branches à double crochet et qui doit être scellée.

La gâche à mentonnet, qui porle un mentonnet et reçoit le pène d'un bec de cane à loquet.

La gâche coulante, sur laquelle coule le pène et qui se place à fleur des plâtres dans un ébrasement.

La gâche à soupape, dont la mortaise se bouche au moyen d'une soupape à ressort.

On appelle encore gâches :

1° Les pièces de fer percées d'une mortaise carrée qui reçoivent les crocheta d'une espagnolette ;

2° Les pièces de métal qui, dans une crémone, reçoivent les extrémités de la tige et qui sont placées (flg.

1429) au-dessous et au-dessus des conduits extrêmes.

Gâcher, v. a — Délayer le mortier, le ciment ou le plâtre avant de maçonner. Le gâchage du plâtre a pour objet de rendre à cette matière l'eau qu'elle a perdue par la cuisson.

D'après MM. Claudel et Laroque, 100 litres de plâtre au sas bien cuit, pour enduit, exigent 120 litres d'eau pour se gâcher convenablement ; 150 litres de plâtre au panier, pour hourdage ou crépi, demandent seulement 72 litres d'eau.

Le gâchage du plâtre produit un gonflement de la masse : 1 mètre cube de plâtre en poudre augmente de 0"\180 au moment de la solidification et de 0m,01 vingt-quatre heures après son emploi. Aussi doit -on prévenir ce phénomène dans la construction et ménager un certain vide, de 0m,04 à 0m,05, entre les maçonneries de moellons et les chaînes verticales en pierre qui les relient.

Le plâtre se gâche à la truelle dans une auge : on commence par verser l'eau, puis le plâtre.

On appelle :

Gâcher serrét mettre du plâtre dans l'auge

GAINE, jusqu'à ce que toute l'eau soit bue. La pâte formée prend vite et doit être employée immédiatement.

Gâcher loche ou clair, ne mettre dans l'eau que la quantité de plâtre suffisante pour foire une pâte un peu liquide et qui prenne moins rapidement.

Gâcher très-clair, mettre 1res - peu de plâtre dans l'eau, de façon qu'il soit totalement noyé. On se sert du plâtre gâché très-clair pour les plafonds et, en général, pour les enduits à grande surface et de peu d'épaisseur. On l'emploie également pour coûte- les pierres.

Gâchage du mortier |voy. Mortier).

Le ciment se gâche avec une truelle en acier ou en fer à long manche dans une auge à fond rectangulaire et qui n'a que trois parois verticales. Le ciment en poudre est d'abord mélangé à sec avec le sable, dans des proportions déterminées à l'avance; puis on verse l'eau, dont le volume ne doit jamais excéder sensiblement la moitié de celui du ciment en poudre ; ensuite on triture la pâte avec la truelle.

Gâchette, i, /. Petite pièce de fer qui est fixée au palaatre d'une serrure sous le pêne, pour lui servir d'arrêt à chaque tour de clef (voy. Serrure).

Gâcheur. — Maître ouvrier charpentier.

Oalao ou Oayao.— Bois d'Amérique très-pesant (1328 à 1342 kilog. le mètre cube), très-compact et très-dur. Le gatac est brun, légèrement veiné de jaune, et prend un beau poli. On le travaille au tour; on en fait des coussinets, roulettes de meubles, poulies, etc. Dans les lies, on l'emploie pour fabriquer des dents de roue, des manches d'outils, des pièces de charpente et de menuiserie qui exigent des bois trèsdurs.

Gaina, ». f. — l* Support qni s'évase de bas en haut et sur lequel on place un buste.

La fi g. 1430 représente une des gaines qui ornent la galerie du premier étage de la cour vitrée au Palais de justice de Paris.

Cm nom vient sans doute de ce que la demi-llgure que l'on pose sur ces supports

644 — GALBE

parait en sortir comme d'une gaine. Lorsque la gaine et le buste tiennent d'une

Fig. 1*30.

seule pièce, on donne à l'ensemble le nom de terme (voy. ce mot) ;

2° On appel le gaines de chauffe les conduits qui, dans les calorifères à air chaud, fout passer l'air de la chambre de chauffe dans le local où il faut élever la température.

Galandage, s. m. — Cloison en briques.

Galbe, s. m. — Contour d'un balustre, du fût d'un chapiteau, d'une colonne, d'un vase, d'une console, etc.

On dit qu'une colonne est galbée lorsque la génératrice du fût, au lieu d'être rectifigue, présente une ligne convexe a l'extérieur.

Dans l'ordre dorique grec, la plupart des colonnes offrent une diminution du diamètre, qui est régulière, depuis le pied du lût jusqu'à la naissance du chapiteau. Cette diminution donne aux supports l'aspect de cônes tronqués.

GALBE

GALBE

Il y a cependant des édifices de la même époque où les colonnes se gonflent insensiblement, ayant de

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Fig. 1431.

prononcer leur rétrécissement ; toutefois, ce renflement ne porte pas (fig.

1431) sur la verticale AB, élevée du pied de la colonne, mais sur l'oblique AN qui joint le sommet à la base.

Vitruve rapporte que les Romains placèrent le plus grand diamètre au milieu du fût, ce qui a fait donner à la colonne amincie haut et bas le nom de colonne fuselée, parce qu'elle ressemble alors à un fuseau.

Les architectes de la Renaissance ont placé ce plus grand diamètre au 1/3 ou aux 3/7 de la hauteur : le fût est, dans ce cas, franchement diminué par le haut et légèrement aminci par le bas.

Vignole indique la construction suivante pour galber les colonnes des ordres toscan et dorique :

Supposons (fig. 1432) AO le demi-diamètre du fût au tiers de la hauteur, à partir du bas. La ligne OP est Taxe représentant en longueur les deux tiers supérieurs du fût. On divise cette ligne en 6 parties égales et, par les points de division, on lui mène des perpendiculaires. On prend PS égal au plus petit rayon que la colonne doit avoir ; puis on décrit avec OA, comme rayon, un quart de cercle.

Par le point S on mène une parallèle à PO qui rencontre la circonférence en V et Ton divise Tare de cercle AV en 6 parties égales. Par les points de division, on mène des parallèles à OP qui rencontrent les lignes perpendiculaires & Taxe en des points G, D, K, M, R. On joint ces points

par une ligne continue qui représente le galbe de la colonne.

Fig. 1432.

Pour les colonnes des ordres ionique et corinthien, Vignole place le plus grand diamètre au 1/3 du fût et le fait égal à 1 module 1 partie 1/3, et propose la cons truction suivante : Soit OA cette ligne (fig. 1433), et OM Taxe de la colonne ; sur AO prolongé ou prend AB égal & 7 modules ; puis par le point B on mène une droite quelconque qui rencontre Taxe en un point P. On prend une longueur PQ égale à OA et le point Q est un des points cherchés de la génératrice.

Les colonnes torses sont aussi galbées (voy. Torse).

Galère, s. f. — Grand rabot dont se servaient les charpentiers pour planer les bois qui doivent être refaits et dressés à vives arêtes.

La tig. 1434 représente cet outil en projections verticale et horizontale. Ce fat est traversé par une mortaise inclinée qui reçoit un fer dont le tranchant est en biseau et arrondi, afin de mieux mordre sur le bois. Ce fer est maintenu par un coin que l'on serre avec un marteau.

Fig. 1431.

La longueur de la galère est de 0",60. Deux hommes la manœuvrent au moyen de chevilles ou poignées qui la traversent horizontalement et permettent de lui imprimer un mouvement de va et vient dans le sens de la longueur du fat.

Galerie, ». f, — !• Pansage intérieur

ou extérieur placé, dans un édifice, de plain-pied avec les autres parties d'un même étage et qui sert de promenoir, de communication ou de dégagement.

Toutefois, le mot galerie, appliqué à un passage, entraîne l'idée d'une décoration plus pu moins riche.

On appelle galeries de service celles qui, tout en contribuant à l'ornementation intérieure ou extérieure des édifices, ne sont que des couloirs trés-élroils.

Les galeries promenoirs sont ces vastes salles, plus longues que larges, qui servent, dans les palais, les hôtels, les habitations, les monuments publics, à réunir entre elles plusieurs pièces. Ces galeries, par leurs grandes dimensions, peuvent servir pour 1(3 fêtes. On les décore avec plus ou moins de luxe.

C'est par analogie qu'on a donné le nom de galeries aux grandes Falles renfermant des collections de tableaux et d'oeuvres d'art.

On a encore appelé galeries, mais plus spécialement Triforium, les passages ménagés au-dessus des voûtes des bas-côtes, dans les églises (voy. Triforium).

Les monuments chrétiens présentent , dans leurs façades, des galeries extérieures qui servent à la fois pour le service et la'

Klg. 1135.

décoration : nous en donnons h exemples :

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La flg. 1435 représente la galerie ornée d'une arcalure à jour et à pleins-cinlres qui surmonte le portail de l'église de Saint -Pierre à Toscahella (Italie). Au Xlli* siècle, les cathédrales furent divisées, sur leur façade principale, en plusieurs étages de galeries. L'un de ces passages.

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orné souvent de statues de rois qui occupent l'enire-colonnement des arcades à jour, prend le nom de galerie des Rots :

Nous donnons (flg. 1436) le plan et l'élévation de la galerie des Rois de l'église de Notre-Dame de Paris : c'est une suite de piles devant lesquelles sont plantées des colonnes qui portent les ârcatures, et entre lesquelles sont posées les statues des rois. Un couloir de circulation pour le service, situé derrière les piliers, complète cette galerie, l'une des plus belles qui existent.

Nous citerons encore un exemple de passage extérieur de celle époque : celui qui est placé au-dessous de la galerie des Rois à la cathédrale d'Amiens et dont nous donnons une partie (fig. 1437) '; des arcs de décharge, décorés de Bculptures, reposent sur des piles composées de trois

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