‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 5)Chapitre 433 sur 553 · SIPHON · texte numérisé non relu

SIPHON

SMALT.

Les silos ont généralement la forme de bouteilles enfoncées dans le sol; leurs parois sont faites en pierre dure, en béton hydraulique, en brique ou en terre glaise calcinée à l'aide de paille qu'on y introduit et à laquelle on met le feu. Si Ton emploie la maçonnerie, on l'isole du sol environ oant par une couche de sable, de brique pilée ou en morceaux de bitume ou d'asphalte, pour intercepter le plus complètement possible toute communication avec l'humidité.

Simili-marbre, Simili-pierre. — On donne ce nom à des matériaux factices, dont la densité est supérieure à celle de la brique et qui, suivant leurs diverses préparations, imitent la pierre ou le marbre.

Singa, 5. m. — Treuil à bras ou à double manivelle qui sert à enlever des fardeaux, à extraire la fouille d'un puits, à descendre les matériaux de construction, moellons, briques, mortier, etc.

Singler, v. a. — Prendre au cordeau, pour en faire le métrage, le pourtour d'une voûte, le développement des marches d'un escalier, etc.

Siphoïde, adj. — Appareils siphoides pour cabinets d'aisances (voy. Garde-robe, Siège).

Bonde siphoïde (voy. Bonde).

Siphon, s. m. — Tube en métal au moyen duquel on fait franchir une vallée à un aqueduc ou un fleuve à un égout.

Nous dirons ici quelques mots du siphon employé à Paris pour faire passer l'égout collecteur de la rive gauche dans celui de la rive droite en amont du pont de l'Aima.

Ce conduit est formé de deux tubes en tôle de 1 mètre de diamètre intérieur, l'épaisseur de la tôle étant de 0m,02 d'épaisseur. Les feuilles sont réunies entre elles par juxtaposition à joints serrés et munis de couvre-joints extérieurs avec rivets fraisés en dedans pour que la surface interne soit complètement lisse. Des entretoises relient ces tubes entre eux, leur laissant un intervalle de lm,50 du côté de l'une des rives et de tm,90 de l'autre. Ces tubes, assemblés sur la berge, ont été immergésau moyen de fortes charges et reposent sur un lit de béton préparé pour les recevoir entre deux rangs

DICTIONNAIRE DK CONSTRUCTION.

de pieux et pal planches espacés de 4m,74. 2° On donne le même nom à des appareils en forme de cuvette ou de tube recourbé (fi?. 2593) que Ton place sur le parcours d'un tuyau de descente de vidange ou d'eaux ménagères se rendant à l'égout. Le siphon

Fig. 2593.

sert à intercepter les odeurs qui peuvent venir de l'égout. Celui que nous donnons ici est placé directement en dessous d'une cuvette de ruisseau et reçoit les eaux qui en proviennent.

Appareil de garde-robe à siphon (voy.

Garde-robe).

Smalt, s. m. — Bleu formé d'un silicate double de potasse et de cobalt mélangé de cbaux, d'alumine, de magnésie, d'oxyde de fer et d'oxyde de nickel.

Cette couleur, dont la découverte est attribuée àun ouvrier saxon, Christophe Shïuver, qui habitait Neudek, vers le milieu du xvie siècle, était cependant connue des Grecs et des Romains, qui l'employaient à la décoration des vases.

On prépare le smalt en fondant ensemble du minerai . de cobalt grillé ou sable quarlzeux et de la potasse. L'azur est du smalt réduit en poudre impalpable.

La proportion de quartz et de potasse à ajouter au minerai employé dépend de leur teneur en cobalt et de l'intensité de la couleur à obteoir. Le minerai dont on se sert ordinairement est le speisz ou arséniure de cobalt el de fer,quel'on calcine pourchasser l'arsenic et auquel on donne alors le nom de safre.

Ce safre est ensuite réduit en poudre et mélangé avec du sable et du carbonate de potasse purs, puis soumis à la fusion. Il se forme trois couches : celle du haut, qui est le fiel du verre; celle du bas, du minerai

S0FF1TE. — i

simplement fondu; celle intermédiaire, le

smalt proprement dit ou verre bleu.

Celte dernière maiiére, projetée dans l'eau froide, devient très-friable. On la sèche eton la pulvérise.

La teinte du smalt varie du bleu clair au bleu foncé.

On emploie celte couleur pour azurer le papier, le linge et les étoffes blanchies. Oo s'en sert peu dans la peinture à l'huile, mais fréquemment pour le badigeon nage.

Smille, s. f. — Marteau à deux pointes employé par les tailleurs de pierre pour dresser les parements des moellons.

Ces pierres ainsi travaillées Bout dites smillÉes.

Socle, s. m. — Architecture. Corps inférieur sur lequel s'élève soit un piédeslai soit une colonne ou un membre quelconque d'arc 11 i lecture.

Dans les corps isolés, tels qu'une colonne, le socle est ordinairement quadrangulaire, moins haut que large. On lui donne aussi le nom de plinthe.

Le socle continu règne à la partie inférieure d'une ordonnance et prend les nomB de soubassement, stylobate (voy. ces mots).

Menuiskhiiï. Eu général, partie lisse qui sert à porter ou à terminer un ouvrage d'architecture.

Ainsi l'on donne ce nom :

l" Aux plinthes en bois qu'on rapporte au bas d'un lambris ;

2° Aux plinthes en bois qu'on rapporte également à la partie inférieure des murs d'une pièce et au-dessus desquelles on pose je papier de tenture;

3° Aux champs de forme carrée et en saillie qu'on rapporte à entaille au bus des montants des chambranles ;

4° Aux champs que l'on rapporte au bas des pilastres plats et carrés.

Serrurerie. 1« Bande de tôle rapportée sur le sommier d'une grille.

2" Empâtement en forme de congé que l'on ménage au bas d'un montant de grille d'appui, d'un are-boutant ou d'uoe console. Softtte, s. m. — Surface d'un membre d'architecture qui se présente au-dessous de 'a télé. Tel est le plafond d'une archilrave,

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