SOUCHE
sont souvent faites encore aujourd'hui, pour les constructions ordinaires, en plâtre pur pigeonne à la main et enduites des deux côtés avec du plâtre au panier.
On emploie aussi les poteries en terre cuite accolées recouvertes d'un enduit et appuyées fréquemment contre un mur de dossier (voy. Dossier).
Dans les bâtiments considérables, édifices publics, palais, châteaux, on construit les souches en pierres, en briques, avec mortier fin et crampons en fer. On leur donne même une forme monumentale susceptible de contribuer à la décoration des édifices qu'elles surmontent. La fig. 2613 représente une souche de cheminée du moyen âge en pierre de taille, à plusieurs pans et ornée dé moulures. A cette époque dans les habitations même les plus humbles, les architectes s'efforçaient de donner à ces accessoires des constructions, des formes exprimant une certaine recherche au point de vue de l'art. Ce sentiment s'est conservé longtemps dans quel-
Fig. 2613.
Suivant un usage ancien, les souches
ques-unes de nos provinces de l'Est où l'on retrouve des souches de cheminées de formes très-diverses. Nous donnons (fig.
2614 et 2615) deux souches surmontées de mitres en terre cuite, la première, à tuyau unique avec mitre en forme de toit à deux pentes; la -seconde, à double tuyau avec double mitre en demi-cylindre et abat-vent.
La souche que représente la fig. 2616
comprend plusieurs conduits de famée qui
Fi«. 2615.
s'inclinent en sens inverse à Icnr orifice de sortie et un troisième, avec ouvertures
Fig. 2616.
latérales, et abrité par un petit toit à deux égouts.
Fig. 2611.
Ou lait même dans certains pays, f