SOUDURE
2° Nom que Ton donne à des alliages de plomb et d'étain, qui servent à réunir les pièces de plomb, de cuivre, de zioc ou de fer-blanc.
La soudure des ferblantiers est formée de 2 parties d'étain et de 1 de plomb ; celle des plombiers est composée tantôt de 2 parties de plomb et t d'étain, tantôt de parties égales de plomb et d'étain.
M. Woor a inventé une soudure dans laquelle il remplace le plomb par le cadmium et le cuivre; l'alliage formé se compose de :
2 parties de cadmium
2 — cuivre
4 — élain
Les pièces de cuivre se soudent avec un alliage composé de 2 parties de cuivre et 1 de zinc ou encore de 1 d'étain fin et 1 de plomb.
C'est en fondant à l'air la soudure des plombiers que l'on obtient par oxydation la potée d'étain (vov. Potée).
On appelle soudure autogène un système de soudure qui s'applique au plomb et qui est dû à M. Desbassyns de Bichemont.
C'est la soudure d'un métal par luimême, obtenue à l'aide de la fusion seule, sans l'intermédiaire d'un autre métal ou alliage plus fusible.
De cette façon il y a reconstitution des pièces de métal en une seule masse homogène et dont aucune partie ne peut être distinguée du reste par l'analyse chimique.
Les soudures autogènes s'obtiennent à l'aide de dards de flammes très-intenses rendues maniables comme de véritables outils. M. de Richemont emploie, à cet effet, un chalumeau à hydrogène et à air qu'il désigne sous le nom de chalumeau aérhydrique.
Pour souder le plomb sur lui-même, l'ouvrier place bord à bord les parties à réunir, les décape avec le grattoir en appuyant sur l'arête, de manière à enlever un peu plus que la partie salie ou oxydée et, tenant d'une main une mince lanière ou baguette de plomb découpée et, de l'autre, le dard de la flamme, il opère, en avançant
SOUFFLURE.
assez rapidement, la* fusion simultanée des deux parties rapprochées et de l'extrémité de la baguette, de sorte que, celle-ci rétablissant ce qui a dû être enlevé sur les arêtes par le grattoir, la réunion se trouve complète '.
Les soudures autogènes se pratiquent soit horizontalement, soit verticalement, sur des plombs en tables, feuilles et tuyaux de toute épaisseur.
Outre son application à la soudure autogène du plomb, la flamme du chalumeau aerhydrique peut être employée directement en se servant pour soudure,, soit des alliages ordinaires, soit même du plomb pur, à souder le zinc et le fer galvanisé et à unir le plomb avec le fer, le cuivre et le zinc.
Soufflet, 5. m. — Instrument qui sert à produire un courant d'air destiné à activer la combustion et que les plombiers et les serruriers emploient.
Celui dont ces derniers se servent et auquel l'autre ressemble avec des dimensions beaucoup plus petites est appelé soufflet de forge. On distingue:
1° Le vieux soufflet de forge f composé du têtard, pièce cubique de bois qui est consolidée par une frette en fer recevant la buse ou tuyère et de deux flasques ou planches dont Tune est à soupape.
Ces flasques sont reliées entre elles par une membrane flexible ou garniture de cuir maintenue par des cerceaux. La flasque du. bas reçoit un manche auquel est attachée une chaîne qui se fixe à un levier à bascule mû par une seconde chaîne de tirage ou branloire.
2° Le soufflet à double vent, qui fournit un courant d'air continu, étant formé par la réunion de deux soufflets en un seul, l'un soufflant lorsque l'autre aspire et réciproquement.
Souffleur, s. m. — Aide appareilleur qui surveille le transport et la pose des pierres.
Soufflure, 5. f. — 1° On nomme ainsi des cavités qui se produisent à la surface
1 Laboulaye, Diet. des arts et manufactures.
DICTXOMNAIfcB DE OOM9TRUCTIOK.