STUC
art, soit à la qualité des matériaux ou de leur emploi dans un bâtiment, taudis que le mot structure embrasse, dans un édifice, la hardiesse des masses , la beauté des formes, les proportions des ordonnances et l'habileté apparente de l'exécution .
2° Caractère physique d'un minéral qui n'est autre chose que l'agencement des molécules qui le composent.
La structure est compacte, granuleuse, lamellaire, saccharoide, fibreuse, grésiforme, grossière, terreuse, cellulaire ou schistoide (voy. ces mots).
Stuc, 5. m. — Mot qui vient de l'italien stucco signifiant matière propre à boucher, enduit, etc.
On donne ce nom à une composition imitant le marbre et que l'on fait avec de la chaux éteinte depuis longtemps, de la craie et de la poudre de marbre blanc.
Les constructions romaines, faites en petits matériaux, étaient particulièrement favorables à l'emploi du stuc. Ils en étendaient plusieurs couches et la plus fine, posée la dernière, pouvait recevoir un beau ■ poli. Ce stuc était désigné sous le nom d'albarium opus. Il y en avait de deux sortes : l'un composé de chaux et de poussière de marbre, l'autre formé d'un mélange de grés, de brique et de marbre broyés ensemble, dont on revêtait plus spécialement les surfaces extérieures.
Pline et Vitruve attestent le prix que les anciens attachaient à cet enduit à cause de la qualité qu'il possédait d'imiter le marbre blanc, et c'est même sous le nom de marbre blanc qu'il est fréquemment question de ce produit chez les écrivains grecs.
On l'employait au revêtement des colonnes et des murs des monuments, au moulage des bas-reliefs et à la confection de dalles destinées à recevoir des inscriptions ou des figures. On a découvert à Pompéi de nombreux exemples de ces albaria.
Les architectes italiens delà Renaissance employèrent le procédé antique consistant à fabriquer des stucs au moyen de chaux et de poussière de marbre.
On en trouve notamment l'application | * Th. Château, Technologie du bâtiment.
faite, au temps de Raphaël, pour la décoration des loges du Vatican et par Bramante dans l'ornementation des voûtes qu'il avait commencées à Saint-Pierre.
Aujourd'hui on est parvenu , avec le plâtre, à faire un stuc qui a le brillant des marbres les plus précieux par les couleurs qu'on y mêle et le poli qu'on lui donne, mais qui n'est pas comparable, pour la durée, au stuc fait avec de la chaux et de la poussière de marbre.
Pour le fabriquer, on polit dans un mortier de fonte du plâtre cuit exprès et on le passe dans des tamis de soie bien fins. On le gâche ensuite avec de la gélatine, de la colle dé Flandre, de la gomme arabique ou avec une décoction de graines ou végétaux mucilagineux.
Pour colorer les stucs on mélange le plâtre avec des couleurs minérales , en ayant soin de rejeter celles qui n'auraient pas de durée. Les veines s'obtiennent par le mélange des couleurs avec le marbre par le procédé dit marbrure à la cuve. On imite ces brèches en introduisant dans la pâte des fragments de stucs colorés, les granités et les porphyres soit à la façon des brèches, soit en taillant et piquant le stuc puis remplissant les trous avec une pâte ayant la couleur des cristaux que l'on veut figurer.
Lorsque le stuc est sec, on le polit avec le grés pilé et une molette de pierre ; il se produit alors des cavités que l'on rebouche avec du stuc plus liquide; on le passe à la pierre ponce, puis on rebouche de nouveau tous les trous, en recommençant ces opérations jusqu'à ce que la surface soit parfaitement unie. Enfin on donne le deraier poli avec de la pierre de touche et le brillant en frottant avec des chiffons de laine légèrement enduits de cire '.
Ce stuc ainsi préparé ne peut s'employer qu'à l'intérieur.
On peut encore obtenir des stucs en durcissant simplement le plâtre, soit par le procédé Abbati,soit par sa calcinalion avec de l'alun.