SUPPORT
SYMANDRE.
Trélat dans Taxe de la galerie des machines à l'Exposition universelle de 1855.
Menuiserie. Support d'assemblage, potence fixée au mur et soutenant une tablette (fîg. 2655).
Pig. 2655.
Serrurerie. Support d'espagnolette, pièce de fer plat et recourbé qui reçoit la poignée d'une espagnolette (voy. ce mot).
Support à fourchette, support dont la tète a la forme d'une fourchette et qui sert à soutenir les grillages.
Support de sonnette, pièce qui maintient en place une bascule d'une sonnette ordinaire.
Support de sonnette électrique, support en fer garni de gutta-percha ou en cuivre et que l'on emploie comme isolateurs des fils.
Support de paratonnerre, pièce métallique munie, pour l'isolement, d'une bague en cristal et qui soutient la tringle conductrice d'un paratonnerre (voy. ce mot).
Législation. On appelle droit d'appui ou de support le droit que possède un propriétaire soit d'appuyer une poutre ou tout autre objet sur la construction du voisin, soit de faire supporter cette poutre ou autre objet par ladite construction. Ce droit constitue une servitude continue et apparente.
Il y a lieu d'établir ici une distinction entre le droit d'appui et le droit de support :
Celui qui n'a qu'un droit d'appui ne peut en user qu'à ses frais et doit faire et entretenir les travaux et ouvrages nécessaires à son exercice.
Le droit de support, au contraire, assujettit celui qui en est grevé à élever et entrete-
nir à ses frais le mur, les colonnes, poteaux ou piliers propres à soutenir la charge de l'édifice voisin ; il est même tenu de relever les ouvrages de soutien lorsqu'ils tombent, à moins que la chute ne provienne d'un cas fortuit ou de la faute du propriétaire jouissant de la servitude '.
La faculté d'abandon (voy. ce mot) appartient aussi bien au propriétaire grevé d'une servitude de support qu'à celui qui ne doit qu'une servitude d'appui.
Sûreté (Serrure, verrou de) (voy. Serrure, Verrou).
Surhaussé, pari, passé. — Arcade ou voûte dont la flèche ou montée est plus grande que la moitié de l'ouverture.
Surplomb, s. m. — On dit qu'un mur, qu'une construction surplombe ou est en surplomb lorsque la surface de ce mur ou de cette construction sort de la ligne verticale, donnée par le fil à plomb, c'està-dire lorsque les parties supérieures sont en saillie sur la base.
Sycomore, s. m. — 1» Espèce du genre figuier particulière à l'Egypte et à la Syrie, et dont le bois était autrefois employé fréquemment à la sculpture et à l'ébénisterie.
2° Nom d'une espèce d'érable (voy. ce
Syénite, s. f. — Granité dans lequel le mica est remplacé par de Y amphibole, silicate d'alumige, de chaux et d'oxyde de fer. Le nom de syénite vient de la ville de Syène, en Egypte, où il existe des gisements considérables de cette roche.
Symandre. — Appareil qui suppléait autrefois, dans certaines localités, aux cloches ordinaires pendant la semaine sainte.
Les symandres étaient de formes trèsvariées; elles étaient, en général, composées de grands ais de bois qui frappaient des marteaux mus par des machines.
La ûg. 2656 représente un de ces appareils, qui se voyait encore il y a quelques années dans un département de l'Est; les marteaux sont fixés à charnière sur un
i Code Perrin, n* 143«
treuil que l'on fail tourner à l'aide d'une manivelle ».
Kg. 2858.
Symbole, *. m. — Expression figurée d'an objet qui ne tombe pas bous les sens, idée représentée par une forme corporelle peinte on sculptée.
L'allégorie, l'emblème sont des symboles.
Un exemple frappant dn symbolisme architectural se remarque dans la forme même dn plan des églises chrétiennes :
c'est une croix rappelant l'instrument de supplice du Christ.
Le symbole de la Trinité se trouve dans le nombre des nefs : une centrale et deux collatérales, dans la triple division de l'édifice en nef, chœur et sanctuaire ou bien nef, tour centrale et chœur.
Dans la sculpture monumentale le symbole lient aussi une large place. Les animaux particulièrement représentent des idées qui ne sont pas des conceptions fantaisistes, mais qui résultent de la tradition générale.
1 Albert Lenoir, Revue <T architecture, tB5t.
36 — SYSTYLE.
Ainsi le serpent, pour les Grecs, était un indice de salut et attribué au dieu de la médecine. Les chrétiens en ont fait l'image de l'esprit du mal (voy. Allégorie, Attribut, Emblème).
Symétrie, », f. — Mot qui vient dn grec smmetria. composé lui-même de sun (avec) et de metron {mesure). La symétrie était pour les tirées an rapport de mesures, une relation de mesures établies suivant un rbythme adopté.
Vitruve la définit ainsi : an accord convenable des membres, des ouvrages entre eux et des parties séparées, le rapport dt chacune des parties avec l'ensemble.
Le mot français proportion répond asseï exactement à cette définition.
Aujourd'hui le sens original du mot symétrie a été changé; on entend par là le rapport de conformité exacte entre deux mesures, deux objets quelconques; dans un édifice c'est la disposition des diverses parties ménagée de telle sorte que, dans l'ensemble, des parties semblables, au point de vue de la forme et des dimensions, se correspondent par rapport à un axe, à un point.
Synagogue, s. f. — Édifice religieux consacré an culte Israélite.
Les temples juifs sont construits avec la plus grande simplicité, sans qu'aucune image paisse y figurer.
Lee hommes sont séparés des femmes par des galeries qui occupent les parties supérieures de l'édifice.
Systyle, s. m. — Ordonnance d'architecture dans laquelle les entre-colounements ne comportent que deux diamètres ou quatre modules.