TIRE-LIGNE
TOILE
en son milieu par un tenon passant, on s'y relier par une bride boulonnée (voy. Ferme, Poinçon). Le tirant peut porter un plancher.
Dans les combles en fer le tirant est une tringle d'une seule pièce ou de deux pièces qui sont réunies entre elles par des brides, fourrures, verrins, etc.
Ces tirants sont également soulagés par un poinçon (voy. Assemblage, Poinçon).
2° Pièce que l'on classe dans la catégorie des gros fers et qui est un fer plat portant d'un bout un œil dans lequel passe une ancre.
Le tirant s'oppose à l'écartement des murs et se fixe sur la charpente, sur les solives d'un plancher par exemple.
Tire-cale, s. m. — Outil qui sert à retirer les cales de dessous les pierres
Fïg. 2709.
posées et qui a la forme indiquée par la figure 2709.
Tire-dons, s. m. — Lame de fer mince qui se recourbe à l'une de ses extrémités
Fig. 2710.
(fig. 2710) et qui est pourvue de dents comme une crémaillère. Les couvreurs s'en servent pour arracher les clous.
Tire-fond, 5. m. — Longue vis dont la tête est remplacée par un anneau et que Ton fixe au milieu du plafond d'une pièce pour recevoir un crochet destiné à la suspension d'une lampe.
Tire-ligne, s. m. — 1° Nom que les plombiers donnent à une sorte de couteau à manche de bois tranchant par le bout et que Ton passe sur le trait à la craie marquant les limites d'une table à couper. Cet instrument pratique ainsi une première entaille et l'on achève l'opération au moyen du couteau ordinaire.
2° Instrument employé par les dessinateurs pour tirer des traits à l'encre de Chine
ou à la couleur. On fait aussi des compas à tire-ligne (voy. Compas).
Tire-plomb, s. m. — Rouet de plombier servant à réduire le plomb en petites lanières et baguettes, par exemple pour monter les verres des panneaux à compartiments.
Tirer, v. a. — Étirer les métaux au banc ou à la filière.
Tirer de long, blanchir une pièce dans le sens de sa longueur.
Tiroir, s. m. — Caisse en bois (fig. 2711) formée d'un fond et de quatre faces et qui entre à coulisse dans une armoire, une table,
Fig. 2711.
un comptoir, un établi, etc. On agit sur le tiroir soit par un ou plusieurs boutons en bois ou en métal, soit par une poignée à charnière ou à tourillons.
Il y a des tiroirs pourvus de serrures.
Tisonnier, s. m. — Tige de fer droite ou recourbée qui sert à attiser le feu de la forge.
Toile, s. f. — Tissu de fil de lin, de chanvre ou de coton qui sert à divers usages dans la construction :
1» Toiles à tentures (voy. Tenture).
2° Toiles peintes, cirées ou gommées. On emploie quelquefois ces toiles à faire des couvertures légères pour petits appentis, hangars, constructions provisoires.
On cloue ces toiles sur un voligeage en les posant par lés horizontaux en recouvrement les uns sur les autres.
3° Toiles cartonnées ou bitumées (système Chameroy et Cie); on se sert très-avantageusement de ce produit pour les toitures et le revêtement des surfaces que Ton veut préserver de l'humidité.
On donne encore le nom de toile au rideau qui sépare la scène de la salle.
On fait aussi des toiles métalliques formées
TOLE.
TOLE.
d'un tissu de fil de laiton ou de fil d'archal très-fin pour garnir certains châssis, certaines baies, par exemple les fenêtres de poulailler pour empêcher l'invasion des animaux nuisibles, les garde-manger que l'on a coutume d'établir sur les fenêtres des cuisines, les garde-feu, etc.
Toilette (Cabinet de) (voy. Cabinet).
Toise, s. f. — Ancienne mesure de longueur qui valait lm,959 et à laquelle on a substitué le double-mètre en 1812 et définitivement le mètre en 1840.
Toisé, s. m. — A proprement parler mesurage à la toise; en terme général, art de mesurer ou opération du mesurage. On dit aujourd'hui métré (voy. ce mot).
Celui qui fait le toisé prend le nom de toiseur ou métreur.
Toit, s. m. — Partie la plus élevée d'un bâtiment et qui sert à le couvrir, à le mettre à l'abri des intempéries de l'atmosphère. On dit dans le même sens comble, couverture (voy. ces mots).
.On donne spécialement le nom de toits à porcs aux petites loges dans lesquelles on enferme ces animaux (voy. Porcherie).
Tôle, s. f. — Fer ou acier réduit en feuilles sous la pression des laminoirs.
La tôle de bonne qualité doit avoir une épaisseur uniforme et une surface parfaitement lisse ; il faut que Ton puisse la plier plusieurs fois en tous sens avant qu'elle se casse. On fabrique des tôles épaisses avec du fer puddlé, mais elles sont de qualité inférieure si le fer n'a pas été soumis à plusieurs corroyages.
On emploie les tôles pour former des
Pig. 2712. m
poutres en fer à T, des poutres armées, des portes en fer, etc.
DICTIONNAIflB DE CONSTRUCTION.
Les feuilles de tôle s'assemblent suivant divers systèmes ; elles peuvent être placées à recouvrement, comme le montre la figure 27 12, et reliées ensemble au moyen de rivets, ou être posées bouta bout et maintenues par deux couvre-joints (fig 2713). La seconde disposition, quoique plus dispendieuse que la première, donne plus de résistance et répartit mieux les effets de traction.
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Fig. 2713.
Fig. 2714.
L'assemblage de deux feuilles bout à bout peut avoir lieu à l'aide de fers à T pour éviter les flexions latérales (fig. 2714).
Deux tôles verticales perpendiculaires l'une à l'autre sont réunies par des cornières (fig. 2715).
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Fig. 2715.
Sur l'arête supérieure de la feuille verticale est placée une tôle horizontale fixée à la précédente par des cornières ; cette dernière feuille empêche toute flexion dans le sens latéral. La même figure représente une vue de côté de l'assemblage précédent.
Enfin nous donnons (fig. 2716) également sur deux faces l'assemblage de deux tôles verticales perpendiculaires l'une à l'autre avec une feuille horizontale.
On applique à un grand nombre d'usages
et particulièrement à des ustensiles la tôle étamée, e'esl-à-dire le fer-blanc (voy. ce mot).
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Fig. 57 18.
L'emploi des feuilles de fer pour la couverture des édifices n'a pas pris naissance en France.
Depuis longtemps l'Angleterre, la Russie, la Suède et l'Allemagne font usage de ce genre de toiture.
En Russie particulièrement, les feuilles de tôle goût planes, posées à recouvrement, suivant la pente du toit, surun lattis en bois, et maintenues par des agrafes clouées sur les lattes qui saisissent ces feuilles et se rabattent sur elles. Ces tôles ont 0m,7û sur 0-50 et 0»,008 d'épaisseur.
Ou préserve ces couvertures de l'oxydation au moyeu de couches de peinture à l'huile.
Fig. 5717.
En Angleterre, et cet usage s'est répandu
sn France, on recouvre fréquemment les
i — TOMBALE,
toits au moyeu de tôles cannelées et cou rbées suivanluo arc plus ou moins surbaissé. Les feuilles ont ainsi une grande rigidité et permettent de supprimer le lattis et le chevronnage du toit ; on les réunit entre elles à recouvrement en les fixant à l'aide de clous rivés. La figure 2717 représente l'aspect d'une couverture ainsi disposée.
Parfois la couverture n'est pas cintrée comme dans le cas que nous indiquons ici; elle est formée de deux pentes droites qui se réunissent suivant une ligne de faite recouverte par une série de tôles faîtières reliées aux deux pans du toit par des agrafes,
fig. 2718.
ainsi qu'on le voit sur la figure 2718. La coupe représentée (fig. 2719} montre le dessous de cette couverture et la manière dont lesfeuilles se recouvrent.
Fig. 3719.
On préserve ces tôles de l'oxydation en trempant chaque feuille à chaud dans un bain degoudronde houille ou d'huile de baleine. Un autre procédé de conservation, préférable aux précédents, est le galvanisage ou étamage au zinc du fer.
Les couvertures en tôle galvanisée se disposentsoitenfeuilleBpianeBouconrbéesavec couvre-joints, comme les couvertures de sine, soit en petites feuilles se repliant sur les cotes, qui prennent le nom A'ardoise» métalliques et qui ont les dimensions des ardoises ordinaires.
Tombale (Pierre). — Dalle eu pierre ou en marbre recouvrant un tombeau.
Les Romains ont fait usage de pierres