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TOSCAN

fibres du bois se contournent en vis sous Faction du vent, qui trouve plus de prise ou moins de résistance d'un côté que de l'autre.

Le bois tordu ou rebours n'est plus propre à être équarri parce que les fibres se présentent dans tous les sens et quelquefois au rebours du mouvement de l'outil.

De plus ces libres étant tranchées, le bois mis en œuvre ne présente plus la même résistance.

Ressort de torsion. Fil de métal passant

et qui> se tordant quand on ouvre le vantail, le referme par son effort à se détordre. Toscan (ordre). — Un des cinq ordres d'architecture qui n'est autre chose que le dorique dénaturé (fig. 2717).

d'après un temple de Gérés, d'architecture toscane, qui avait été construit à Rome.

Les proportions indiquées par l'architecte romain ont été adoptées par Vignole et consacrées par 4'usage qu'en font les modernes.

Vitruve donne en hauteur à la colonne toscane sept fois son diamètre ou 14 modules (voy. ce mot), base et chapiteau compris ; au piédestal il donne 1/3 de la colonne et 1/4 à l'entablement. Il en résulte que pour

dans l'œil ou le nœud d'une ferrure de porte , construire le profil de Tordre toscan dans

L'origine en est attribuée aux Étrusques et la description en a été laite par Vitruve

une hauteur déterminée, il fout diviser celte hauteur en 19 parties égales, prendre 3 de ces parties pour la hauteur de l'entablement, 4 pour celle du piédestal; le reste sera la hauteur de la colonne.

Celle-ci étant divisée en 14 parties et le module lui-même en 12 minutes on trouvera facilement que l'entablement a 3 modules 1/2, la colonne 14 et le piédestal 4 2/3.

Nous indiquerons ici, avec leurs dimensions principales, les trois éléments que nous venons d'énumérer.

1° L'entablement comprend :

La corniche 1 module 4 minutes.

La frise 1 — 2 —

L'architrave 1 —

2° La colonne est également divisée en trois parties :

Le chapiteau 1 module.

Lefût 12 —

La base 1 —

3° Dans le piédestal on compte :

La corniche ... 6 minutes.

La clé 3 modules 8 —

La base 6 —

Le gorgerin, la face de l'architrave et la frise sont au même nu.

La saillie de la corniche d'entablement est de 1 module 6 minutes; la largeur du fût au sommet, 1 module 7 minutes; la largeur du socle de la base, égale à celle du piédestal, 2 modules 9 minutes.

L'aspect général de simplicité et de solidité qui distingue l'ordre toscan le fait employer pour les édifices auxquels convient ce double caractère. De même dans une ordonnance comprenant plusieurs

TOUR. J393

ordres superposés Tordre toscan occupe l'étage inférieur.

Tour, 5. f. — Nom que Ton donne à des constructions de forme très-variable, mais dont la bauteur est généralement considérable par rapport à la base.

Les tours semblent avoir été, dès l'antiquité la plus reculée, employées dans l'architecture militaire pour protéger les longues lignes de murailles qui formaient les enceintes des villes et fournir les moyens de découvrir au loin la campagne environnante.

Ces constructions, élevées ainsi aux angles, aux côtés des portes et aux points vulnérables des murs, étaient rondes, carrées ou polygonales et plus ou moins spacieuses, de manière à recevoir un certain nombre de soldats pour la défense de la place. Mais c'est surtout au moyen âge que les tours devinrent le principal élément de la fortification militaire; par suite de l'invention de l'artillerie ces constructions ne devinrent pas seulement inutiles, mais constituèrent la partie la plus vulnérable des places fortes, puisqu'elles étaient plus exposées à l'action des projectiles que les autres parties de la fortification.

Les tours durent donc être supprimées pour faire place au système moderne d'enceinte à redans, bastions et courtines (voy. ces mots).

Toutefois, dans certains cas, pour défendre certains points tels qu'un littoral favorable à un débarquement de l'ennemi, le passage d'un défilé ou d'une rivière, on fait usage de tours rondes fortifiées composées d'un rez-de-chaussée surmonté de deux étages et d'une plate-forme. Les plafonds sont voûtés et à l'épreuve de la bombe et la plate-forme est munie d'un parapet circulaire. Les deux étages et la plateforme peuvent recevoir des pièces d'artillerie. L'étage inférieur sert au logement de la garnison ; les provisions et les munitions sont placées dans le rez-de-chaussée qui est, en outre, pourvu d'un puits.

De l'architecture militaire labour passa dans l'architecture -civile et religieuse. Cependant l'antiquité ne présente guère

DICTIONNAIRE DB CONSTRUCTION

TOUR

d'exemples de tours en dehors de celles qui étaient destinées à la défense .des places. On cite : la tour de Babel, monument érigé pour le culte de Baal ou Bel; la tour des vents à Athènes, sorte d'horloge publique, et quelques tombeaux construits en forme de tours, comme celui de Cécilia Métella.

C'est à l'usage des cloches qu'est due la multiplication soudaine des tours, dans les édifices du moyen âge et de l'époque contemporaine.

Ordinairement ces tours font partie intégrante de l'édifice religieux dont elles dépendent. Tantôt elles s'élèvent au-dessus d'un porche que forme l'entrée de l'église, tantôt elles sont doubles et placées de chaque côté du portail ou du transsept. Quelquefois aussi une tour s'élève sur la croisée même du transsept et de la nef principale. Dans un certain nombre d'églises du moyen âge on a même construit des tours projetées à la fois sur les côtés du transsept et du portail et sur la croisée ; mais, en général, l'argent ou le temps a manqué pour la réalisation de ces conceptions colossales.

Les tours d'église se composent trèssouvent de deux parties : la tour proprement dite, qui contient les cloches et la flèche; l'ensemble, qui prend le nom de clocher (voy. ce mot).

Ce n'est guère qu'en Italie qu'on trouve des tours isolées de l'église à laquelle elle* appartiennent. On leur donne le nom de campaniles. Le plus célèbre de ces monuments est la tour {voy. ce mot) penchée de Pise, que la figure 2748 représente redressée.

Quant au style et au système de décoration de ces constructions ils varient avec le goût de l'époque, le style et le caractère du monument auquel les tours sont annexées.

En Italie, avant le xi6 siècle, on les faisait carrées, terminées par des pyramide» obtusangles à quatre pans et percées sur leurs faces de fenêtres demi-circulaires.

Les tours construites au commencement du xi° siècle étaient peu élevées; au xn° on les exhaussa et on les orna d'arcades aveugles et de fenêtres. La plupart étaient

TOUR. -

couronnées de toits pyramidaux à pans, i pierre on en charpente.

|Fig. Ï748.

On rencontre en France un certain nombre de tours octogones de cette époque. Un autre genre de couronnement est celui que l'on désigne bous le nom de batiére (voy. ce mot).

Au xiii» siècle, les tours devinrent plus élancées et se couvrirent de flèches d'une hauteur souvent prodigieuse. Elles sont percées de fenêtres longues et étroites et les pyramides qui les surmontent sont fréquemment octogones.

Des clochetons garnissent les quatre angles de la four a la base de la flèche, et des fenêtres à pinacles occupent les quatre pans correspondant aux quatre faces de la tour.

Un grand nombre de ces tours n'ayant été terminées que jusqu'au point où commence la pyramide, on les a couvertes d'une plate-forme ou d'un toit supporté par nue charpente, comme on le voit aux cathédrales de Paris et de Reims. Les flèches en pierre de cette époque se rencontrent surtout dans certaines provinces et particulièrement en Normandie.

Au siècle suivant, on perça ces flèches de trous découpés en trèfles, en rosaces, etc. ;

1394 — TOUR

on couvrit leurs angles de crochets; dn reste, on remarque une grande variété de formes dans les tours de cette époque.

Les fours du xv siècle ont souvent moins d'élévation que celles daxtv»; leurs flèchesen pierre présentent fréquemment des lucarnes surmontées de frontons et superposées à différentes hauteurs. On trouve aussi des tours octogones terminées par un toit peu élevé ou par une plate-forme. Certaines tours sont même accompagnées de contre-forts très- saillants contrastant, par leur lourdeur, avec la légèreté des flèches de pierre. Celles-ci sont en effet quelquefois de véritables dentelles de pierre.

Il en est de même au siècle suivant, époque a laquelle un grand nombre de tours offrent, sur les angles de l'édifice carré qui supporte la pyramide, des clochetons rattachés au corps du clocher par des arcs-boutants d'une légèreté extrême et dont l'intrados est orné de découpures.

Quant aux tours en style pur de la Renaissance il n'en existe quepeu d'exemples. On construisait alors des tours ogivales,

Fig.î7»B.

ordinairement carrées et terminées par nn toit pyramidal.

Vers la fin de ce siècle on commença à

TOUR. — lï

ériger des tours couvertes de toits hémisphériques en forme de dûmes, et cet usage se développe aux siècles suivants.

C'est également pour recevoir des cloches qu'étaient destinées les tours qui, au moyen âge, accompagnaient certains édifices purement civils (voy. Beffroi). Certaines de ces constructions pouvaient servir à la défense et recevoir en même temps des cloches. Telle est la four de Péronne, représentée par la figure 2749.

Il est encore certains édifices auxquels on donne la forme de tours rondes; ce sont les phares et les moulins (voy. ces mots).

Enfin nous citerons, pour terminer cet article, les tours polygonales assez communes eu Chine et dont l'une est particulièrement célèbre sous le nom de tour de porcelaine (Ug. 2750). C'est une série de neuf

étages atteignant une;*bauteur d'environ 35 mètres. Chaque étage présente une ga-

5 — TOUIÇD'ECHELLE.

lerie à jour et une corniche qui soutient un toit couvert de tuiles vernissées. Lee étages sont séparés par un plancher formé de solives qui se croisent en tous sens et sont rehaussés d'une grande variété de peintures. Un escalier ménagé a l'intérieur conduit jusqu'au sommet de l'édifice, que surmonte un gros mit garni de cercles de fer, d'où partent des chaînes allant s'attacher aux angles du dernier toit et qui se termine par une grosse boule dorée.

Tour d'échelle. — Droit qu'a le propriétaire d'un mur ou d'un bâtiment de poser au long de ce mur ou de ce bâtiment des échelles pour le réparer et, en général, de placer au long et en dehors de ce mur des échafaudages, des ouvriers et leurs outils pour exécuter les travaux nécessaires.

Suivant les cas, on considère le tour d'échelle comme une propriété ou comme une servitude.

.Le tour d'échelle, considéré comme propriété et désigné aussi boub les noms de ceinture et d'êckelage, est l'espace de terrain laissé eu dehors d'un mur qu'un propriétaire construit sur sou domaine.

Cet espace sépare le mur de l'héritage voisin et appartient toutefois au propriétaire qui construit le mur. Le voisin n'en peut disposer d'aucune manière, tandis que, tout eu respectant les lois et régies du voisinage, le possesseur du terrain peut y passer, y séjourner, le vendre, le donner, le changer, l'hypothéquer, le grever de servitude, y placer des échelles; s'il a la largeur suffisante, y établir des échafaudages, disposer des matériaux, prendre des jours, s'il y a les distances prescrites par les règlements ; le couvrir, etc. ; enfin, en disposer comme bon lui semble.

Toutefois il peut, dans certains cas, être tenu de paver ce terrain et de l'établir en pente pour éviter l'écoulement des eaux de ses toits sur l'héritage da voisin.

Si ce dernier bâtit sur la dernière ligne de son propre domaine, le terrain d'échelage forme ce que l'on appelle une ruelle et appartient néanmoins à celui qui l'a laissé.

Il faut noter que celui qui a construit le dernier ne peut obliger l'autre a lui rendre

TOURBE. — Il

la mitoyenneté de Bon mur, tandis que le propriétaire du terrain d'échelage peut contraindre le voisin qui vient d'achever Bon mur à lui eu céder la mitoyenneté.

Quand les deux voisins laissent chacun de leur coté le terrain d'échelage, les deux portions contiguès lormentune ruelle qui n'est pas réputée mitoyenne.

La longueur d'échelage est naturellement celle du mur construit. Sa largeur est réglée par titre ou par les usages, qui veulent au moins 1 mètre.

Regardé comme servitude, le tour d'échelle est le droit acquis à un propriétaire de passer des échelles, d'établir des échafaudages et de placer des ouvriers, des outils, sur l'héritage voisin joignant immédiatement le mur de sa construction, pour exécuter les réparations nécessaires à ce mur ou aux bâtiments qu'il porte.

Ce droit est une servitude discontinue et non apparente qui, sauf les droits acquis par la destination du père de famille, ne peut s'établir que par un titre. Jl ne faut pas confondre le tour d'échelle et le droit de passage, l'an n'étant point la conséquence de l'antre et réciproquement.

La largeur du terrain assujetti, si elle n'est pas déterminée par le titre, est ordinairement fixée à 1 mètre même du parement extérieur du mur au rez-de-chaussée.

La servitude d« tour d'échelle ne peut être exercée qu'à l'époque oh les besoins de la construction à laquelle elle est due l'exigent et après que le propriétaire servant aura été prévenu.

Si le mur qui a besoin d'être réparé on reconstruit esl mitoyen, chacun des intéressés est tenu de fournir, sans indemnité, le passage et l'espace de terrain nécessaires aux ouvriers et au dépôt des échelles, des outils et matériaux '.

Tourbe, * . f. — Combustible formé par la décomposition de débris végétaux et qui forme les terrains dits tourbeux.

On distingue la tourbe fibreuse, qui a l'aspect d'un feutre spongieux et brun et où l'on reconnaît à l'oeil nu les débris de végétaux ;

i Code Perrio, art. 3883 ci suivant.

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