‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 5)Chapitre 507 sur 553 · TRIBUNE · texte numérisé non relu

TRIBUNE

faite sur le terraio pour ie lever des plans et qui consiste à relier entre eux par une série de triangles les points principaux du sol. Cette opération s'exécute à l'aide du graphométre et de ï'équerre d'arpenteur (voy. ces mots) .

Tribunal, s. m. — Nom que les anciens donnaient à une partie élevée des basiliques ayant la forme d'un hémicycle et où étaient placés les sièges des magistrats qui rendaient la justice.

Actuellement on applique cette désignation non-seulement aux bancs sur lesquels les juges sont assis, à la salle formant le parquet où ils se tiennent, à l'auditoire où le public est admis, mais encore au bâtiment qui renferme les différents services nécessaires à l'administration de la justice (voy. Palais de justice)

Tribune, s. f. — Terme qui a la môme origine que le mot tribunal, désignant chez les Romains un endroit élevé d'où le magistrat appelé tribun prononçait les jugements.

Ce même peuple donnait les noms de 8ugge8tum à un lieu également élevé d'où les généraux et les empereurs haranguaient le peuple; de rostrum, à celui qui servait aux orateurs dans le forum, parce qu'il avait la forme d'un rostrum (proue de vaisseau) ; de pulpitum, à une sorte de chaire en bois et mobile dans laquelle un orateur, un déclamateur, un grammairien montait pour se mettre en vue et commander son

Fifl. 2776.

auditoire avant de lui adresser la parole; de pulvinar, à l'estrade surmontée d'une

ordonnance architecturale (fig. 2776) qui, dans un cirque, était réservée à l'empereur.

Dans les basiliques chrétiennes primitives la tribune est l'hémicycle formant l'abside, où se tenait l'évéque ou l'abbé entouré du clergé.

Ce nom fut ensuite donné au dessus des jubés, d'où on lisait l'évangile et d'où l'on instruisait les fidèles.

Par extension, on appliqua la même désignation, dans une église, à toute partie élevée sur des colonnes et des arcs ou sur des encorbellements et même à des espèces de loges particulières réservées à de grands personnages. Il y eut la tribune des orgues, de l'horloge, du trésor, etc.

Aujourd'hui encore ce nom a été conservé avec les mêmes significations. On désigne encore ainsi les chaires formant saillie bu non à l'extérieur des réfectoires dans les couvents et du haut desquelles on lit l'évangile pendant les repas. La figure

Fig. 2777.

2777 représente le plan et la figure 2778, une vue intérieure d'une tribune de ce genre appartenant au couvent de l'Assomption à Auteuil.

On appelle de même les locaux élevés dans de grandes salles ou autres lieux d'assemblée publique, pour des fêtes, pour des cérémonies quelconques, et qui sont destinés à des places de réserve pour un nombre donné de personnes ou à contenir des orchestres de musiciens, ou bien pour tout autre objet.

Dans les salles destinées aux délibérations des grands corps de l'État une tribune est établie pour les orateurs au-dessous du bureau du président de rassemblée.

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