TUBE
La truelle qui sert pour le plâtre est en cuivre.
Fig. 2791.
Les couvreurs emploient une truelle àoni la forme est indiquée par la figure 2792.
Fig. 2792.
Truelle brettée, truelle en fer à bord dentelé comme une lame de scie el dont on se sert pour gratter la surface d'un enduit avant de la nettoyer (fig. 2793).
Fi/. 2793.
Chez les Romains, les briqueteurs se servaient d'une truelle très-différente de la nôtre en ce que c'était une lame plate et ovale semblable à l'instrument appelé spatule.
Trumeau, s. m. — Partie d'un mur comprise entre deux baies A (tig. 2794).
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Fig. 2794.
Dans les maisons dont le rez de-chaussée est occupé par des boutiques, on donne le moins de largeur possible au trumeau, qui prend alors le nom de pile. On a soin qu'une pile de rez-de-chaussée corresponde au trumeau de l'étage supérieur (voy. Poitrail).
Au moyen âge, le nom de trumeau était spécialement appliqué aux piliers qui divisent en deux baies les portes principales des grandes salles, des nefs d'église, etc. C'étaient des piles de pierre munies de feuillures dans lesquelles s'engageaient les verrous horizontaux, les fléaux ou barres de bois qui servaient à la fermeture des vantaux. Ces trumeaux étaient simples ou décorés de statues.
L'article Porte auquel nous renvoyons le lecteur contient plusieurs exemples de trumeaux placés dans des portails d'église.
Trusquin, s. m: — Outil de charpentier et de menuisier qui sert à tracer sur le bois des lignes parallèles à des arêtes droites .
Cet outil, représenté par deux projections (fig. 2795), se compose de deux parties : une tige ou verge a; une platine b, dont les faces sont parallèles et rectangulaires et qui est percée d'une mortaise carrée des-
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Fig. 2795.
tinée à recevoir la tige, qui la traverse à angle droit et qui doit glisser à frottement doux ; d'un coin c, qui traverse la platine dans sa largeur, parallèlement à deux de ses côtés, et sert à la fixer par pression ; enfin d'une pointe d en fer affilé, et qui sert de iraceret. La platine peut ainsi, on pressant sur la tige, se placer à la distance voulue de cette pointe, qui peut alors marquer le irait que l'on désire en s'appuyant sur la face du bois à laquelle on veut tracer une ligne parallèle.
Tube, s. m. — Nom que l'on donne, d'une manière générale, à des cylindres creux en plomb, en verre, en fer étiré, que l'on emploie à différents usages, par exemple à fabriquer des tuyaux de distribution d'eau
ou de gaz.
On appelle tubes acoustiques des tubes en cuivre ou en fer terminés à leurs extrémités par des tuyaux en caoutchouc et qui servent à faire communiquer entre elles des personnes habitant des pièces éloignées les
TOILE. — 1
unes des autres ou placées à des étages différents.
Les tubes élastiqaes sont inunis d'un porte-voix orné d'un Bifflet el la communication s'établit ainei :
On enlève le sifflet et l'on souffle dans le porte- voix ; l'autre sifflet se fait entendre et appelle l'attention du correspondant.
Celui-ci applique son oreille au portevoix et perçoit distinctement les paroles prononcées à l'autre porte-voix. Il répond s'il y a lieu et la conversation peut se continuer sans que les interlocuteurs aient besoin de changer de place.
Tabulaire (Fondation) (voy. Fondation).
Tubulure, s. f. — Ouverture ménagée dans un récipient, un tuyau, une enveloppe quelconque, pour recevoir le raccordement d'un tube.
Tnf, s. m. — Carbonate de chaux qui provient de l'évaporation des eaux calcaires.
Cette roche est très-tendre, mais elle acquiert de la dureté à l'air, et on l'emploie dans les constructions en Wurtemberg, en Autriche, en Italie, etc.
11 y a des tufs calcaires siliceux qui sont le résultat de l'évaporation spontanée d'eaux minérales qui renferment, avec le carbonate de chaux, une certaine quantité de silice.
On donne le nom de tufs volcaniques à des dépôts formés par les déjections volcaniques, les cendres, rapillis, ponces, détritus de laves, réunis par des ciments de diverses natures.
Ces tufs sont employés depuis fort longtemps à cause de leur solidité et de leur légèreté.
Le tuf de Rome est le pépérin (voy. ce mot).
Tuffoau, s. m. — Calcaire à structure tantôt grossière ou grésiforme, tantôt arénacée et que sa consislance permet d'employer dans les constructions.
Tuile, s. f. — Tablette de terre cuite employée à la couverture des édifices.
L'emploi de la tuile remonte à la plus haute antiquité. On sait qu'il en existait en Asie avant la civilisation grecque.
9 — TUILE
Cbez lesGrecs et chez les Romai n s les tuil es étaient les unes plates, les autres courbes.
Les premières se divisaient en deux classes : les tuiles plates proprement dites, appelées en Italie teguix, les tuiles a rebords, appelées tegulx humatx.
Les tuiles plates avaient tantôt la forme d'un carré, tantôt celle d'un rectangle ; leurs dimensions étaient variables et leur épaisseur se trouvait comprise entre 0m,025 et0",04. Les tuiles à rebords étaient rectangulaires; la forme trapézoïdale, admise par un grand nombre d'auteurs, parmi lesquels Rondelet et le colonel Emy, est excessivement rare, et encore il paraîtrait que les tuile» de ce genre, dont la figure 2796 représente un spécimen, servaient particulièrement à la construction de conduites d'eau. Les tuiles à reborda ont,
Fig. Î796.
comme les tuiles plates, des dimensions variables. On en a trouvé à Rome qui ont
0™,5b sur 0" ,70 et pèsent jusqu'à 27 kilogr. Les rebords avaient 0",033 de bauteur.
Les tuiles creuses étaient tantôt en dos d'âne tantôt en demi-cylindre.
La ligure 2797 représente, en perspective.
TUILE. — 1
une partie de couverture composée àetegu- Ix humatw et d'im Irrices.
Ainsi qu'on le voit, les rebords saillants des premières sont dirigés dans le sens de la pente du toilet cbacuned'elles est placée à recouvrement sur celle qui lui est immédiatement inférieure; leurs joints montants étaient Termes par les secondes, qui se recouvraient également les unes les autres; chaque rangée de tuiles creuses était ordinairement arrêtée, à sa partie inférieure, par une tuile un peu plus grande que les antres appelée an«jtxe(voy. ce mol) et qui, solidement fixée sur la corniche, était fermée sur sa face inférieure. Quelquefois cesanléfixes étaient supprimées et remplacées par un chéneau (fig. 2798) exécuté en terre cuite, et plus ou moins orné. Ce chéneau portait, dans l'axe de chaque rangée de tuiles
Fig. 2798
plates, une tête de lion saillante, dont lu gueule ouverte rejetait au dehors les eaux pluviales.
Dans la couverture des grands édifices les fuit» à rebords étaient exécutées en marbre et taillées suivant des dispositions plus ou moins compliquées.
Les systèmes decouvertures que nous venons de décrire sont encore en usage en Italie, mais sans anléflxe et sans chéneau ; sur les chevrons, espacés de 0"32 environ d'axe en axe, on pose (lig. 2799) de grandes briques en dalles de terre cuite de 0»,028 d'épaisseur avec joints garnis de mortier.
On forme ainsi une espèce de carrelage sur lequel on range des tuiles plates appe-
0 — TUILE
lées tégote plus larges par le haut que par le bas et se recouvrant d'environ 0™,08.
Les rangées conliguës sont séparées l'une de l'autre par uu intervalle d'environ 0",03 qui est recouvert, ainsi que les rebords, par des tuiles creuses appelées canali également posées à recouvrement.
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Fig- NM.
LeB rangées inférieures et quelquefois toutes les tuiles sont maçonnées par le carrelage, de manière à former an ensemble des plus solides.
A Home, la longueur des tégole et des canali est de 0",4t ; la largeur des premiers est de 0"', 33 au sommet, 0"25 à la partie inférieure; les canali ont 0m,175 de diamètre au sommet et 0a,,24 à la base.
Le midi et l'est de la France présentent
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