VANNE
barrage dans un petit cours d'eau. Ces vannes sont de simples madriers jointifs que traverse, dans leur épaisseur, une sorte de flèche ou pièce de bois méplate, qui sert a, les soulever ; cette lige est percée de trous, dans lesquels on passe une cheville, pour arrêter le système, au point voulu, sur la traverse supérieure du barrage. Les vannes glissent entre des poteaux muniB de rainures et reposant sur une forte semelle,
comme le montre, en plan, la figure 2826, qui indique également la largeur et la construction du radier maintenu en amont
manières. La figure 2825 représenter élévation, on système de vannes qui forme
Fig. ÎS27.
et en aval par deux pièces de bois. Des contre-fiches maintiennent le châssis qui forme le barrage, ainsi qu'on le voit sur la figure 2827.Les flèches, avec lesquelles on manœuvre les vannes ou pelles, glissent dans des mortaises pratiquées sur la traverse horizontale supérieure.
Dans les égouts, on construit des barrages disposés de manière à retenir l'eau pendant un certain temps, pour en retenir le volume afin de pouvoir donner des chasses asse*
VANNE. — t
fortes, pour entraîner les vases et détritus, qui font souvent obstacle a un courant d'eau ordinaire.
Le système de barrage le plus simple, comme construction el manœuvre, et eu même temps très-solide, consiste en une porte tournante ou vanne fixe (fig. 2828) ',
Fig. !8ïS.
que l'on établit ordinairement sous une cheminée de regard, pour en faciliter la manœuvre. Pourdonner les chasses au moyen des eaux retenues, on emploie un système d'échappement ainsi disposé : une barre de fer forgé, mobile autour d'un axe vertical, est retenue â environ 0",35 de chaque extrémité dans deux colliers fixés sur un poteau en chêne scellé dans le pieddroit.
Pourqne la vont» forme barrage, la barre eu fer est placée de manière à permettre la pose d'une clavette suspendue à nue chaîne, dont l'extrémité est fixée au haut du regard et munie d'une poignée.
Les pattes, qui garnissent la barre, sont alors placées perpendiculairement au fil de l'eau et forment sur le montant du poteau une saillie, contre laquelle la vanneee trouve appuyée, l'autre côté de cette vanne étant
' Oppermann, ttewttttt annotet d* la canif mc-
lifin, 1870.
arrêté par des pentures et des gonds ordinaires, fixés a un poteau en chêne également scellé et en partie encastré dans le pied-droit de ce côté.
Lorsque, du haut du regard, on tire sur la chaîne, pour relever la clavette, la barre mobile fait un quart de tour; les pattes, qui retenaient la vanne, prennent une position parallèle au fil de l'eau, dont la pression fait tourner la vanne sur ses gonds et ouvrir le barrage.
Pour le rétablir, ou pousse la vanne comme une porte tournante ordinaire ; on détourne la barre mobile, afin de ramener les pattes perpendiculairement au cours de l'eau, et ou la retient dans cette position, au moyen de la clavette fixée à la chaîne.
Fig. me.
La figure 2829 représente une portecanne du même genre en planches verticales jointives et cintrée par le bas suivant la forme du radier. La même figure montre la poignée, qui doit se trouver à l'extrémité supérieure de la chaîne, retenue par une patte à scellement à l'orifice du regard.
A côté des vannes fixes, il y a les vanne* mobiles employées pour faciliter le curage