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par jets ou par nappes (voy. Fontaine).
Veau, s. m. — Levée faite sur une pièce de bois, pour la cintrer soit sur le plat, soit sur champ.
Veine, g. f. — 1» Marques longues et étroites qui serpentent sur certains bois, dans quelques pierres dures et sur les marbres.
2° Défaut de la pierre, qui provient ordinairement d'une inégalité de consistance, et qui fait que la pierre se moud ou se délite en cet endroit.
Veiné, adj. — Bois ou marbre veiné, bois ou marbre pourvu de veines à formes plus ou moins régulières.
L'aspect veiné est très-recherché pour la décoration.
Veiner, v. a. — Imiter, sur le bois ou sur un enduit, les veines naturelles du bois ou du marbre. Ce travail est exécuté par le peintre décorateur.
Veinette, *. f% — Brosse que les peintres emploient pour faire le faux bois.
Fig. 2835.
Il en est de deux sortes représentées par la figure 2835.
Velarium. — Grande toile que les Romains tendaient au-dessus de la partie découverte d'un théâtre ou d'un amphithéâtre.
Le Velarium se manœuvrait au moyen de cordes et de poulies fixées à un certain nombre de mâts plantés autour du mur d'enceinte (voy. Amphithéâtre).
Velonté (Papier). — Papier de tenture, dont les dessins et les ornements imitent le velours.
Velnm. — Les Romains donnaient ce nom à un rideau suspendu devant la porte de la rue dans une habitation. A l'intérieur, le vélum était employé comme portière, pour séparer deux pièces ou pour eu diviser une grande en plusieurs petites.
Dans un temple, la statue du dieu était cachée par un vélum que l'on ne tirait que dans les circonstances solennelles.
Ventelle, s. f. — On donne ce nom à de petites vannes formées d'un châssis en charpente, qui porte sur un seuil en char-» pente et glisse dans des coulisseaux en fer scellés dans la maçonnerie (voy. Vanne).
Ventilateur, s. m. — Machine soufflante puisant l'air dans l'atmosphère, pour le refouler dans un ou plusieurs tuyaux, qui le conduisent à des foyers de combustion ou dans des espaces clos que l'on veut rendre habitables et salubres par le renouvellement des gaz respirables.
Les ventilateurs à force centrifuge sont les plus simples et les plus économiques. Ces appareils consistent essentiellement eu un système d'ailettes reliées à un arbre central, auquel on communique un mouvement de rotation rapide. Ces ailettes sont renfermées, avec un faible jeu, dans une caisse fixe limitée latéralement par deux joues planes, et dont le pourtour est un cylindre. Chacune des deux joues porte un orifice d'aspiration, dans le milieu duquel passe l'axe de rotation du système, et le cylindre est lui-même* percé d'un autre orifice, dit d'expulsion, auquel fait suite un tuyau porte-vent.
Le mouvement très-rapide, communiqué aux ailettes, refoule l'air contenu entre elles vers la circonférence, par l'action de la force centrifuge. II en résulte une dilatation vers le centre ; la pression atmosphérique précipite alors, par les orifices d'aspiration, l'air extérieur, qui est refoulé vers les extrémités des ailettes (fig. 2836) et lancé de là dans le tuyau porte-vent, lorsque le secteur compris entre deux de ces organes passe devant l'orifice d'expulsion.
Tels sont les principes généraux qui régissent la construction de ces appareils,
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dont la description détaillée n'entre pas dans le cadre de cet ouvrage.
On donne aussi le nom de ventilateur à des tuyaux, qui partent d'une fosse d'aisances et en conduisent les émanations jusqu'au-dessus du comble (voy. Fosse).
On dit aussi tuyau de ventouse ou tuyau d'êvent.
On le donae à certains appareils de fumisterie automobiles, au moyeu desquels on utilise l'action du vent pour produire un tirage. Tel est le ventilateur fumifuge automoteur inventé par M. Venant et perfectionné par MM. A. Serron et G'«. La figure 2837 représente ce système ; c'est une sphère sua-
Fig. Î837.
ceptible de recevoir l'action du vent dans toutes les directions qu'il prend.
A cet effet, les lames sont creuses, disposées suivant une certaine courbe, en vue de recevoir cette action du vent, et laissent entre elles un intervalle par où s'échappe la fumée.
Ventilation, s. f. — La ventilation a
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pour objet de faire évacuer, dans un édifice,
dans une salle, un lieu quelconque, l'air vicié, et de le remplacer par de l'air pur, de manière à assurer la salubrité.
L'air qu'il s'agit d'expulser peut avoir été vicié, soit par la respiration des individus ou des animaux, soit par des émanations pouvant devenir putrides, provenant de corps en voie de fermentation ou de décomposition ; soit par des gaz provenant de réactions chimiques, tels que ceux qui résultent de la combustion, soit par des vapeurs produites par évaporation ou volatilisation, soit enfin par des poussières en suspension, organiques, animales, végétales, ou métalliques.
11 faut donc enlever cet air vicié et le remplacer par. un autre air qui, s'il est destiné à la respiration, doit être aussi pur que possible et présenter les degrés de température et de saturation par la vapeur d'eau reconnus nécessaires par les lois de l'hygiène.
Le système de renouvellement d'air qui se présente tout d'abord à l'esprit consiste dans l'ouverture des fenêtres, ménagées en nombre suffisant et avec des dimensions convenables.
Mais ce moyen, outre qu'il n'est praticable que dans certaines saisons, n'est pas toujours efficace.
Ou a donc recours à la ventilation artificielle, qui peut se produire par appel, par insufflation ou par deux systèmes combi-
Quand on a attiré ou aspiré l'air vicié, on fait par cela même appel à l'air pur; lorsqu'on insuffle de l'air pur, on expulse, par suite, une quantité égale d'air vicié.
La cheminée, avec son conduit de fumée, alors même qu'on n'y fait pas de feu, est un moyen de ventilation par appel. Il suffit d'un chauffage peu actif, avec les cheminées ordinaires de nos appartements, pour faire affluer dans une pièce toute la quantité d'air pur que peut réclamer une réunion de cinquante personnes, c'est-à-dire 300 mètres cubes par heure.
Toutefois ce système ne peut fonctionner activement que pendant l'hiver et la venti-
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lotion n'est pas moins nécessaire Tété. On peut alors établir une cheminée d'appel au dehors de l'appartement, lorsque celui-ci
est étendu.
Cette cheminée sert à l'assainissement de plusieurs pièces. Elle se compose d'une gaine en briques, dans laquelle est placé un foyer surmonté d'un conduit de fumée.
Cette gaine, à laquelle aboutissent les canaux de prise de l'air vicié dans chaque pièce, se termine au-dessus du comble par une lanterne d'évacuation.
Ce système constitue l'un des modes de ventilation les plus répandus ; il est employé dans un grand nombre de maisons, dans certaines prisons et dans plusieurs établissements publics.
H n'est d'ailleurs pas indispensable d'entretenir un foyer allumé, pour produire un tirage ; une source quelconque de chaleur peut remplir cet office. L'appareil de chauffage peut être aussi bien à air chaud qu'à eau chaude, à basse ou à haute pression, à vapeur ou mixte. Dans ces derniers cas, on peut se servir des tuyaux d'eau ou de vapeur, pour produire l'appel où il y a lieu de le faire.
Quand on n'a pas besoin d'une ventilation énergique, on peut se contenter d'allumer une lampe ou un bec de gaz, dans une cheminée d'appel, ou d'y faire passer le tuyau d'un poêle ou d'un fourneau de cuisine.
Les divers modes d'appel s'opèrent soit par le bas, soit par le haut, soit haut et bas.
Le système d'appel par le bas est susceptible d'application aux bâtiments peu élevés ou à un petit nombre d'étages. Il est économique et facile à régler, mais il entraîne à faire la cheminée d'appel sur toute la hauteur et à faire passer les canaux de départ dans les pièces du bas.
Le mode d'appel par le haut convient mieux à une construction plus élevée, ou ayant beaucoup d'étages ; de plus, les conduits d'évacuation se trouvent reportés dans les pièces supérieures, généralement moins importantes que les inférieures.
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L'inconvénient de ce système est le suivant : la cheminée ne peut que s'élever à une petite hauteur au-dessus du foyer, ce qui force à une plus grande dépense de combustible, pour obtenir une différence de densité plus grande.
En outre, l'établissement d'un foyer dans le comble peut offrir des dangers.
Le système mixte est ainsi disposé : un foyer, placé à la partie inférieure à son tuyau de fumée, renfermé dans une gaine par où se fait le départ de l'air vicié des pièces inférieures. Ce tuyau passe dans un appareil échauffeur, établi dans les combles, et qui produit l'appel de l'air vicié des pièces supérieures.
Dans ces dispositions, le départ de l'air vicié dans les pièces a lieu par le bas; l'entrée de l'air pur se fait à l'opposé et par le haut. Cette entrée doit se faire généralement près des portes, pour qu'il y ait mélange de l'air chaud et de l'air froid admis accidentellement.
Des appareils mécaniques, pompes et ventilateurs, sont quelquefois employés, au lieu de cheminée d'appel, et ont pour effet d'aspirer ou d'insuffler l'air (voy.Fewtflateur). Ces appareils peuvent être mis en mouvement par une machine à vapeur, par une chute d'eau, par des animaux:
Quand on procède par insufflation, l'air refoulé est dirigé, pal* des conduits, dans les salles à ventiler et, dans le cas où cet air doit être chauffé, on le fait passer sur des appareils disposés à cet effet.
Examinons maintenant quelques dispositions spéciales, adoptées pour la ventilation de certains édifices, qui exigent un renouvellement d'air constant et énergique.
Dans les prisons cellulaires, telles que celles de Mazas ou de la rue de la Santé, la ventilation s'effectue par le pot de siège placé dans chaque cellule, chaque pot aboutissant, par son orifice inférieur, dans une galerie renfermant les appareils diviseurs, dont l'air est constamment appelé au centre de l'édifice dans la grande cheminée» au-dessous du foyer d'appel. Chaque cellule a son tuyau de chute particulier, muni d'un registre à sa partie inférieure pour
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régler avec facilité la ventilation des divers étages.
Les salles, ateliers, chauffeurs, etc., sont mis également en communication avec le foyer central, par des conduits verticaux réservés dans les murs aboutissant à des galeries en sous-sol.
La ventilation doit être de 1 à 20 mètres cubes par heure et par détenu. Ces chiffres -paraissent suffisants, bien que M. le général Morin, dans son Manuel pratique du chauffage et de la ventilation, propose pour les prisons un chiffre bien supérieur, 50 mètres cubes par heure et par in dividu.
Dans les hôpitaux, la ventilation doit être très-énergique. M. Morin réclame par heure et par individu : 60 à 70 mètres cubes pour les malades ordinaires, 100 mètres cubes pour les blessés et femmes en couches, 150 mètres cubes en temps d'épidémie.
À l'hôpital Lariboisière, l'appareil de MM. Thomas et Laurens donne à l'état normal plus de 60 mètres cubes par lit et par heure. Malheureusement cet appareil exige de très-grands frais d'établissement. L'un des meilleurs systèmes et des plus simples serait celui des cheminées établies dans les salles mêmes.
M. Péclet, traitant de cette question, a posé les principes suivants : chauffer les salles par des poêles placés au centre, poêles à feu nu, à eau ou à vapeur, suivant les localités.
Ces poêles doivent verser jour et nuit dans les salles des quantités d'air toujours pur et chaud en hiver et, autant que possible, frais en été.
Les conduits d'évacuation d'air doivent être pratiqués dans les murs et pourvus de bouches à coulisse, l'une en bas pour l'hiver, l'autre en haut pour Tété et installée soit derrière chaque lit, soit dans des tables de nuit fermées d'une porte percée de trous pour laisser passer tout l'air vicié à renouveler. On installe une cheminée d'appel partant du sol avec un foyer direct, comme nous l'avons vu précédemment.
DICTIONNAIRE DB CONSTRUCTION
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Un autre système simple et économique conseil lé par M. Péclet est celui des poêles à double enveloppe, versant l'air chaud dans les salles, et des cheminées d'appel latérales avec de petits poêles d'appel, ou enfin de grandes cheminées établies dans les salles et sous lesquelles on placerait un poêle où Ton ferait du feu pour obtenir un bon renouvellement d'air.
Ces dispositions peuvent être très-convenablement appliquées au chauffage et à la ventilation des salles d'école , d'atelier, etc.
La ventilation des théâtres est l'un des problèmes les plus compliqués que présente la construction de ces édifices.
Jusque dans ces derniers temps, le système employé consistait à chauffer les vestibules, les foyers et les corridors par des poêles à eau chaude. L'air chaud se rendait de là dans la salle, en passant par les plafonds des loges et galeries; il était attiré par le courant d'air que détermine la chaleur du lustre, lequel est surmonté d'une large cheminée d'appel. Au fond de chaque loge sont pratiquées deux ouvertures, l'une destinée à introduire l'air pris dans le corridor, l'autre mise en communication avec la cheminée d'appel pour évacuer l'air vicié. En été on va chercher dans les sou* terrains l'air frais qui doit remplacer celui qu'entraîne Ja cheminée.
Ces dispositions ont cela de vicieux qu'elles ne permettent d'introduire dans la salle qu'un air déjà chauffé, en été à 15 ou 16° et qui s'échauffe encore outre mesure.
Il est préférable de puiser l'air au dehors. C'est la solution que Ton a adoptée pour le chauffage et la ventilation de l'Opéra.
L'air pur, pris à la partie supérieure, eu des points A (flg. 2838), descend dans les cours intérieures de l'édifice et arrive, dans les sous-sols, sous les différents appareils (appareils à air chaud et à eau chaude) destinés à chauffer cet air.
L'air chauffé part de la partie supérieure des appareils, monte dans les conduits échelonnés C,C,C et débouche dans la salle,