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VILEBREQUIN

pièce de bois entre dans une autre, sans qu'on ait rien diminué de la grosseur.

Vielle, s. /*.— On appelle loquet à vielle un loquet souvent avec une clef, qui soulève le battant du loquet en provoquant le mouvement d'une pièce coudée en forme de manivelle.

Les portes des communs sont souvent pourvues de ce genre de fermeture.

Vif, vive, adj. — On appelle chaux vive une chaux qui n'a pas été éteinte dans l'eau.

On dit que la pierre et le bois sont à vives arêtes lorsque les arêtes, dues à l'équarrisâement» ne sont ni émoussées ni écornées.

Le mot vife&i pris substantivement dans le sens suivant : c'est la partie dure d'une pierre, que Ton atteint avec le marteau quand on enlève le bousin.

Vilebrequin, s. m. — Outil servant à percer le bois.

Le vilebrequin ordinaire est composé (fig. 2847) d'une poignée et d'une manivelle coudée, qui sert à faire tourner des

* Manuel des loit du bâtiment.

DICTIONNAIRE DU CONSTRUCTION

Fig. 2847.

mèches pour faire des trous. La partie soudée est d'un seul morceau ; elle est traversée dans le haut par une cheville à tète qui sert d'axe de rotation. Le bout de cette cheville est retenu par une goupille de façon que la poignée ne peut se séparer de la manivelle. La partie inférieure est percée d'un trou carré, qui reçoit la queue également carrée du fût qui porte la mèche.

La figure 2848 représente un vilebrequin armé de sa mèche et dont la manivelle est d'une forme un peu différente.

On voit que la mèche de cet outil est faile comme celle de la tarière (voy. ce

VILLA

VILLE

mot). Mais on se sert aussi de mèches qui ont les formes indiquées par la figure

Fig. 2848.

2849. L'une est dite à pointe et l'autre, façon américaine.

en

Fig. 2849.

Villa. — Mot latin qui signifiait maison de campagne, métairie ou ferme et quelquefois même bourgade ou village.

Au bas empire el au moyen âge même, ce mot conserva le même sens.

Aujourd'hui on désigne par le nom de viila une maison de campagne, une habitation de plaisance, l'ensemble de plusieurs maisons de ce genre réunies dans une même enceinte.

Les Romains distinguaient trois sortes de villas, ayant chacune sa destination particulière ; souvent même chaque villa comprenait les trois genres : la villa urbana, rustica et fructuaria.

La villa urbana comprenait l'habitation du propriétaire avec toutes les commodités d'une maison de ville.

La villa rustica renfermait tout ce qui appartient à l'économie rurale, les étables, les écuries, les pièces pour le dépôt des instruments de culture, la cuisine, la demeure de l'économe et des gens du maître.

Dans la villa fructuaria étaient conservés les frui 18 récoltés. On y trouvait des gre-

niers pour le blé, des magasins pour l'huile, des caves pour le vin.

Autour delà villa étaient établies différentes constructions servant à divers usages, soit pour y prendre les repas, soit pour s'y livrer à l'étude, loin de tout objet de distraction.

On trouve aujourd'hui, en Italie, un grand nombre de villas ou maisons de campagne appartenant aux plus riches familles et parmi lesquelles nous citerons seulement les plus célèbres établies aux environs de Rome : la villa Albani, la villa Borghèse, la villa Pamphili, regardée comme la plus considérable de toutes, surtout pour la richesse et l'étendue de ses jardins.

Ville, s. f. — Assemblage considérable de maisons, de rues, de places, de quartiers, tantôt renfermés dans uue enceinte de murs ou de remparts, tantôt disposés sur un terrain illimité.

Cette agglomération étant l'œuvre du temps, on ne peut, bien qu'il y ait des miles modernes construites d'après des plans établis, donner une véritable théorie au sujet du tracé d'une ville. Toutefois plus d'un architecte a exercé son imagination à créer une sorte de programme de ce qu'on pourrait appeler l'idéal d'une ville.

Ainsi Vitru ve a proposé à ce sujet un plan , dans lequel il place le forum au centre et dirige les rues de manière à ne point être enfilées par les vents, qu'il suppose au nombre de huit. Ce plan est un octogone dont chaque côté est normal à la direction de l'un des vents; les rues principales vont du centre aux angles du polygone occupés par des tours défensives; les autres rues sont parallèles aux côtés de cette figure. Il est inutile d'insister sur les côtés défectueux que présente la composition d'un pareil plan.

Des architectes modernes ont été mieux inspirés pour le même objet. Ainsi les villes de Turin, de Nancy, de Rochefort, plusieurs autres appartenant aux États-Unis d'Amérique, présentent de longues rues parallèles, ouvertes suivant deux directions, se croisant à angle droit. Ces rues sont larges et souvent bordées de maisons uniformes.

VILLE

VILLE

Malheureusement les villes ainsi conçues semblent tristes par leur uniformité môme; de plus, Tordre apparent qui y règne n'est autre chose au fond que du désordre, puisqu'il n'y est pas tenu compte des données essentielles du sujet, les besoins différents de la circulation suivant la nature des quartiers habités par les classes riches, ouvrières ou commerçantes; c'est ainsi que dans de semblables cités les voies les plus fréquentées n'ont pas plus de débouchés que les rues habituellement désertes.

Toutefois, si l'on suppose qu'il y ait le plan d'une ville nouvelle à établir, il est certaines données générales, dont il est convenable de tenir Compte.

L'emplacement pour une capitale, par exemple, doit être choisi de telle sorte que les terres environnantes soient fertiles, les eaux de bonne qualité, l'air salubre.

Un fleuve est la voie naturelle qui doit mettre en communication une capitale avec diverses provinces et avec la mer. Le sol doit aussi être propice aux constructions et pourvu de matériaux convenables.

De la ville doivent rayonner vers les frontières et les principaux centres dé l'État des routes et des lignes de chemins de fer.

Quant aux grandes divisions intérieures de la cité, sans avoir rien d'absolu, elles trouvent leur raison d'être dans les exigences particulières de chacune des classes qui composent la population ; ces classes sont Tune adonnée à l'industrie, l'autre au commerce , celle-ci à la finance et aux affaires, celle-là comprend les personnes qui peuvent, grâce à la fortune, passer leur vie dans les loisirs, une autre enfin consacre son temps à l'étude ou à l'éducation de la jeunesse.

Chacun de ces quartiers prend donc une physionomie spéciale tant par les voies de communication que parles édifices publics et les habitations. Ces dernières, plus ou moins luxueuses, suivant les quartiers, ne doivent pas être établies d'après un même type dans chaque quartier ; la variété des besoins, la diversité des convenances et des goûts entraînent la variété dans la forme

et, sous ce rapport, toute liberté doit être laissée aux habitants.

Aux monuments et aux édifices publics on affectera la place qui leur convient le mieux.

La cathédrale, l'hôtel de ville, le palais de justice, le principal marché des denrées alimentaires, doivent occuper une position centrale.

Les ministères, les musées d'œuvres d'art, les grands théâtres, les belles promenades, seront établis dans les quartiers riches. La Bourse sera placée sur les confins du quartier de la finance et de celui du commerce.

Les établissements scientifiques et littéraires seront construits dans le quartier des études. En outre, chaque quartier doit avoir sa mairie, sa justice de paix, ses théâtres, ses bibliothèques, ses marchés, etc.

Les prisons, les hôpitaux seront distribués sur le périmètre de la ville dans des positions salubres ; les marchés à bestiaux, les abattoirs occuperont également une position excentrique.

Les cimetières, rejetés en dehors de l'enceinte, devront être placés de telle sorte, que les émanations dangereuses ne puissent atteindre la cité.

Le tracé des rues est commandé par la disposition des lieux et les besoins variés de la circulation dans chaque quartier et les nécessités de communication entre les quartiers différents.

La largeur de ces rues, très-variable, ne doit nulle part être moindre que celle qu'impose la salubrité publique.

Les places (voy. ce mot) sont indispensables dans une grande ville, pour rompre l'uniformité des rues et offrir un emplacement convenable aux édifices publics, aux fontaines et aux monuments honorifiques.

Enfin un système complet de canalisation souterraine sert à distribuer l'eau et le gaz et à chasser promptement les immondices.

Il est impossible, en terminanteet article, de ne pas citer la ville de Paris, comme répondant le mieux aux conditions générales qui viennent d'être exposées.

VI?. — f

Vindas, s. m. — Treuil vertical qui manœuvre à l'aide de leviers horizontaux (voy. Cabestan).

Vingtaine, s.f. - Cordagedemoyenne grosseur.

On emploie les vingtaines pour faire des verboquets (voy. ce mol).

Violet, s. m. — Couleur secondaire que l'on compose au moyen de blanc, de laque, de bleu de Prusse ou d'indigo.

Laque violette ou violet végétal, belle couleur que l'on prépare on mélangeant des volumes égaux de décoction de campêche et d'uoe dissolution d'acétate d'alumine .résultant de la décomposition de l'alun par l'acétate de plomb.

Violon, s. m. — Outil de serrurier et de (reillageur qui sert à percer des trous dans le métal. Le violon est une sorte de touret à main, dans lequel est placé un foret que l'on fait mouvoir au moyen d'un archet.

Vis à tête de violon (voy. Vis).

Vlrbouquet. — Les couvreurs donnent ce nom à une cheville qui arrête une corde nouée à l'amortissement d'une flèche de clocher.

Virole, s. f. — Petit cercle de métal servant à assujettir deux objets l'un sur l'autre.

On place des viroles en guise de petite» pattes aux manches des outils ou a diverses pièces de bois, pour les empêcher de se fendre.

Vis, s. f. — 1° Tige cylindrique,de bois ou de métal, dont la surface est entaillée en hélice d'une rainure triangulaire ou rectangulaire.

La saillie héticoïde se nomme le filet et la vu est dite à filet triangulaire ou à filet

carré (lig. 2850). La distance entre deux rainures s'appelle le pas de la vis.

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