HEURTOIR
2° Goujon ou pièce métallique, de forme quelconque, limitant la course d'une partie ouvrante."
L'arrêt que l'on place ainsi dans le seuil d'une porte cochère et contre lequel viennent buter les battants se nomme butoir (voy. ce mot).
Architecture des chemins de feu.
Ouvrage de charpente destiné et servant d'arrêt aux trains de voyageurs ou de marchandises ou bien encore aux wagons que l'on manœuvre dans les gares.
On distingue : 1° les heurtoirs pour voies de garage ou de service, 2e les heurtoirs de quais à marchandises, 3* les heurtoirs qui terminent les voies principales dans les gares.
Ceux qui appartiennent aux deux premières classes sont formés de pièces de charpente verticales, présentant, d'axe en axe, la distance des tampons des véhicules et réunis par une traverse horizontale, placée à la hauteur nécessaire, pour recevoir le choc de ces tampons. D'autres pièces de bois forment arcs-boutants derrière les premières auxquelles elles sont reliées par des traverses horizontales. Ces contre-forts sont noyés dans des massifs en terre, pour les heurtoirs des voies de garage, lorsque l'espace le permet et dans la maçonnerie des quais, pour les heurtoirs de quais à marchandises.
Nous ne donnerons ici d'exemples que de heurtoirs établis dans les gares aux extrémités des voies principales. Ces arrêts sont construits de deux manières différentes: avec contre-forts à l'arrière ou à
l'avant. La lig. 1579 représente en coupe