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IMBUE

IMMISSARIUM.

veiné très-dur et susceptible de prendre un très-beau poli.

On dislingue : Vifûe France ou if commun, dont le poids spécifique est 0m,778; Vif de Hollande, 0Œ,77i et Vif d'Espagne 0m,8t4.

Ce bois convient à la charpenterie, lorsqu'il a une dimension suffisante, et dans tous les cas, à la menuiserie et à l'ébénisterie.

Vif est presque incorruptible, ainsi que le prouvent certains ouvrages de marqueterie et de sculpture que Ton a trouvés parfaitement conservés dans de vieilles églises et d'anciens châteaux.

Ilot, s. m. — Groupe de maisons circonscrit par des rues.

Imagerie, s f. — Nom que l'on donnait, au moyen âge, à toute représentation de scènes sculptées sur la pierre ou sur le bois. Les sculpteurs de figures étaient appelés imagiers '.

Imbrication, s. f. — Travail de sculpture exécuté sur le parement de la pierre, dans certains membres d'architecture, et qui présente l'aspect d'écaillés superposées comme des écailles de poisson ou les tuiles d'un toit (voy. Écaille).

Ge genre d'ornement était fréquemment employé au moyen âge et surtout pendant la période romane, pour la décoration des clochers, des frontons, des frises, des glacis de contre-fort, des fûts de colonne, etc.

On a donné aussi le nom (^imbrication à une certaine disposition de petites pierres taillées ou de briques formant un appareil à dessins variés. Les imbrications sont surtout fréquentes aux xi° et xu* siècles ; on en rencontre qui sont formées de pierres de diverses couleurs, de briques de diverses nuances ou émail lées.

Imbrices. — Tuiles romaines (voy.

Tuile).

Imbue, s. f. — 1° Les peintres donnent ce nom à la première couche de peinture à l'huile appliquée sur des plâtres neufs ou des bois spongieux et dont les substances sont entrées en partie dans les pores des surfaces couvertes.

1 Viollet-Lc-Duc, Dictionnaire d'architecture.

2° Vernis qui a été absorbé lorsque les peintures sur lesquelles on Ta appliqué ont été délayées avec trop d'essence.

Immersion (des bois) (voy. Conservation des bois).

Immeubles, s. m. pi. — Biens qu'on ne peut transporter, cacher ni détourner.

On distingue :

i° Les immeubles par nature, tels que les fonds de terre et les bâtiments, les moulins à bras ou à eau, fixés sur piliers et faisant partie du bâtiment, les tuyaux servant à la conduite des eaux dans une maison ou tout autre héritage *, etc;

2° Les immeubles par destination, ou objets qui, mobiliers par leur nature, sont incorporés dans un immeuble, pour en faire partie intégrante, de s orte qu'on ne puisse les en détacher sans détérioration, ou qui y sont placés pour le service et l'exploitation du fonds. Tels sont les pressoirs, chaudières, alambics, cuves et tonnes, les ustensiles nécessaires à l'exploitation des forges ou des usines, etc., les objets scellés dans les murs au plâtre, à la chaux ou au ciment, les glaces d'un appartement dont le parquet fait corps avec la boiserie, les statues placées dans des niches pratiquées exprès pour les recevoir *, etc.

11 est même d'usage, à Paris, de considérer les glaces sur les cheminées et celles destinées à leur faire pendant, bien qu'elles ne soient pas dans uû parquet tenant à la boiserie, comme objets attachés au fonds à perpétuelle demeure et, par suite, comme immeubles par destination 3 ;

3° Les immeubles par l'objet auquel ils s'appliquent sont, par exemple, l'usufruit des choses immobilières, les servitudes foncières, les actions qui tendent à revendiquer ces immeubles.

Immissarium. — Les Romains appelaient ainsi un bassin, auge ou récipient de forme quelconque, construit au-dessus du sol pour contenu* une certaine quantité d'eau provenant du réservoir d'un aqueduc.

i Code civil, art. 517, 518, 519, 523. * Code civil, art. 524, 525.

■ Manuel des lois du bâtiment.

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